Château de Rânes

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Fondation
XIVe siècle-XVIIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Ville de Rânes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Usage
Château de Rânes
La façade orientale.
Présentation
Type
Fondation
XIVe siècle-XVIIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Ville de Rânes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Usage
Patrimonialité
Inscrit MH (façade et toit en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Localisation
Coordonnées

Le château de Rânes est une ancienne demeure, du XIVe siècle, remaniée à plusieurs reprises, qui se dresse sur le territoire de la commune française de Rânes, dans le département de l'Orne, en région Normandie. L'édifice est partiellement inscrit au titre des monuments historiques.

Le château est situé, dans le bourg, face à l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, sur la commune de Rânes, dans le département français de l'Orne.

Historique

L'imposant château bâti aux XIVe et XVe siècles et reconstruit au XVIIIe siècle[1] et son donjon (au sommet duquel on pourrait reconnaitre  dans la pierre  l'empreinte du pied de la fée comme cela se rencontre dans d'autres demeures où ont résidé les d'Argouges : à Gratot (Manche) et au manoir d'Argouges à Vaux-sur-Aure (Calvados).

Français puis anglais et de nouveau français au moment de la guerre de Cent Ans, le château de Rânes, cité pour la première fois en 1372[2], reste pendant près de neuf siècles dans les mains de la même lignée  exception faite de la période allant de 1419 à 1450, pendant laquelle le roi Henri V d'Angleterre l'enlève à Samson II de Saint-Germain « rebelle », partisan du roi de France pour le donner à l'un de ses barons, adjoint de Talbot, gouverneur du château de Falaise : Guérard Hungh ou Gérard Huyn.

Il se transmet en effet  par successions masculines et mariages  dans les familles de Beaumont, de Méheudin, de Saint-Germain, d'Harcourt, de Pont-Bellenger, d'Argouges, de Montreuil, de Broglie, de Berghes-Saint-Winock.

En 1550, c'est Renée du Pont-Bellanger qui apporta la baronnie de Rânes à Jean d'Argouges[3]. En 1670, Louis XIV érige la baronnie de Ranne en marquisat de Ranne [sic], au profit d'Henri d'Argouges[4].

Le château ayant été dévasté par un incendie en 1719[4], il est reconstruit et agrandi par Louis d'Argouges, marquis de Rannes, maréchal de camp des armées du Roi. À la Révolution française  contrairement à beaucoup de demeures aristocratiques , il n'est pas ébranlé par la tourmente ; seule une partie des archives est brûlée le . Le château est alors la possession du prince Victor-Amédée de Broglie[4].

Le XIXe siècle se passe sans convulsions, excepté le décès en 1871  des suites de la bataille de Sedan  de l'aîné des châtelains : Pierre de Berghes. Le parc est redessiné « à l'anglaise ».

Le XXe siècle a failli être fatal à la grande maison du bourg.

Elle perd d'abord son rang de demeure aristocratique, avec la mort en 1907 de Ghislain de Berghes, décédé sans postérité. Le château est alors vendu le [5] à des non-nobles, quoique officier et chevalier de la Légion d'honneur : MM. Richard et Bernard. Le commandant Charles Richard, puis son fils Claude, en restèrent propriétaires durant une quarantaine d'années.

En , le château échappe de peu à un « déluge » d'acier pendant les violents combats de la Libération durant lesquels une partie du bourg est ravagée par les bombes, les obus et les incendies qui causèrent la mort d'une cinquantaine d'habitants, dont certains dans les dépendances du château. En 1947, le château est de nouveau vendu ; la commune de Rânes l'acquiert. Les bâtiments sont réaménagés en mairie, caserne de gendarmerie, poste, perception, salle des fêtes, logements, etc. Le parc devient un jardin public[6] polyvalent avec stade municipal, « piscine », hippodrome, camping, etc. L'antique château redevenant « le cœur de Rânes ».

Description

Le château de Rânes se présente sous la forme d'un donjon carré à pans coupés de deux étages sur rez-de-chaussée, crénelé et à mâchicoulis, d'habitation en granit appareillé du début du XVe siècle élevé par Guillaume de Méheudin[4], au milieu d'une façade des XVIIe et XVIIIe siècles[2], flanquée de deux pavillons[7] de la fin du XVe siècle, remanié au XVIIe siècle[8].

Protection

Les façades et toitures sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du [9].

Visites

Notes et références

Voir aussi

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