Château de Sainte-Hélène-sur-Isère
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| Château de Sainte-Hélène-sur-Isère | |||
Le donjon et le corps de logis est | |||
| Période ou style | Médiéval | ||
|---|---|---|---|
| Type | Château fort | ||
| Début construction | XIIIe siècle | ||
| Propriétaire initial | Pierre d'Aigueblanche | ||
| Protection | |||
| Coordonnées | 45° 36′ 39,5″ nord, 6° 19′ 00,2″ est[2] | ||
| Pays | |||
| Anciennes provinces du duché de Savoie | Tarentaise | ||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||
| Département | Savoie | ||
| Commune | Sainte-Hélène-sur-Isère | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Savoie (département)
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Le château de Sainte-Hélène-sur-Isère — anciennement château de Sainte-Hélène-des-Millières — est un ancien château fort du XIIIe siècle remanié au XVIIe siècle, siège de la seigneurie de Sainte-Hélène-des-Millières, élevée au titre de baronnie. Il se situe en France sur la commune de Sainte-Hélène-sur-Isère, en Savoie.
Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].
Histoire
La première mention connu du château date du [3]. Il est cité dans une donation faîte par le comte de Savoie Amédée IV en faveur de son frère Boniface de Savoie, archevêque de Cantorbéry auquel il remet en fief divers biens dont Sainte-Hélène-sur-Isère et son château. À cette époque le château appartient à Pierre d'Aigueblanche qui l'a fait construire et déclarera tenir la maison forte et ses dépendances en fief de Boniface le [3]. Boniface de Savoie y meurt le [3], il léguera ses biens à Pierre II d'Aigueblanche, son neveu.
Il est vendu vers 1355[4] à Girard de Varax, compagnon d'armes du comte Amédée VI. À sa mort, sans descendant, la seigneurie passe le [4] à Jean de La Chambre, époux d'Agnès de Savoie-Achaïe. Jean III de La Chambre, seigneur de Sainte-Hélène-sur-Isère en 1415[4], vassal d'Amédée VIII de Savoie, le refortifie. Lui succède, son fils, Urbain de La Chambre en 1419[4], un de ses propres fils, Jean IV, avant 1429[4], puis Urbain de La Chambre, qui y rédige son testament, en 1440[4]. Il passe à son fils, Gaspard de La Chambre.
Il restera dans la famille de La Chambre jusqu'en 1454. Gaspard de La Chambre, sans descendant, institue Aymon de Seyssel, son neveu, comme héritier universel. Aymon donnera naissance à la branche des La Chambre-Seyssel. Il le gardera de 1454 à 1470[4].
Se succèdent après lui, Louis de La Chambre-Seyssel, fils d'Aymon, mort en 1517[4], Charles de la Chambre-Seyssel, fils cadet de Louis de La Chambre-Seyssel, puis Philippe, fils de Charles. Ce dernier, endetté, vend alors plusieurs châteaux. Passé à son frère cadet, Philibert de La Chambre-Seyssel, élevé au titre de baron de Sainte-Hélène ; ruiné, il vend le château en 1607[4],[3] à Jean-Baptiste de Locatel, famille originaire de Bergame ; l'oncle de ce dernier a fait construire la maison forte de Costaroche à Conflans. Le château est à ce moment en partie ruiné à la suite des conflits qui ont opposé la France et la Savoie et Jean-Baptiste de Locatel le restaure profondément. Il y meurt ainsi que son épouse entre 1615 et 1617[4]. Jeanne-Antoinette de Locatel, leur fille, épouse en premières noces, Jacques de Locatel, son cousin, et à sa mort survenu en 1598[4], épouse en secondes noces, Pierre Mareschal de Duingt, commandant de Conflans, comte de La Val-d'Isère, et s'installent au château. Charles-Emmanuel, fils ainé de Pierre, époux en 1629[4] de Françoise-Marie de Lescheraines, mort en 1661[4], laissant deux fils, Sigismond, l'ainé, et Hector, le cadet, à qui il donne le château. Le château fait retour à l'ainé, Sigismond, qui a épousé en secondes noces une Cordon. Il décède en 1707[4], se succèdent, Joseph-François puis Joseph-François-Prosper. Ce dernier le lègue, en 1772[4], à sa femme Anne de Mellarède, qu'il a épousée en 1754[4]. Elle se remarie avec Joseph-Bertrand de Chamousset, baron de Gilly, mais le château échoit le au neveu de Joseph-François-Prosper, le fils de Marguerite, Joachim-Joseph d'Allinges-Coudrée.
Albitte à la Révolution française fait araser les tours du château au niveau des toits. Le château, alors vide, le marquis ayant émigré, est vendu comme bien national, et acheté avec la cure par Jean-François Portier. La famille d'Allinges en rentrera en possession puis se succèdent ensuite monsieur Donnet d'Albertville, en 1853[4], Ignace Foray, en 1856 ou 1857[4], la famille Pépin, Ract-Brancaz, les Combaz et les Chenaval.

