Château de Trésum
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| Château de Trésum | ||||
| Type | Demeure aristocratique | |||
|---|---|---|---|---|
| Début construction | 1653 - 1656 | |||
| Fin construction | XXe siècle | |||
| Propriétaire initial | Mgr Charles-Auguste de Sales | |||
| Destination initiale | Résidence épiscopale | |||
| Destination actuelle | Évêché d'Annecy | |||
| Coordonnées | 45° 53′ 36″ nord, 6° 07′ 54″ est[1] | |||
| Pays | ||||
| Anciennes provinces du duché de Savoie | Genevois | |||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | |||
| Département | Haute-Savoie | |||
| Commune | Annecy | |||
| Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Annecy
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Le château de Trésum ou Trésun est une ancienne demeure aristocratique du XVIIe siècle, qui se dresse sur la commune d'Annecy dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il abrite aujourd'hui l'évêché d'Annecy.
Le château de Trésum[Note 1] est situé dans le département français de la Haute-Savoie sur la commune d'Annecy. Construit à flanc de coteau sur les pentes nord de la montagne du Semnoz, il surplombe le lac d'Annecy.
Historique
En 1649[2], Mgr Charles-Auguste de Sales, neveu de saint François de Sales, prince-évêque de Genève en 1645, achète une maison à la famille Mermillod, avec verger, vignes, bois et jardin afin d'y construire sa résidence. En 1653[2], lors de l'ouverture du chantier on y découvrira une médaille de l'empereur Domitien[Note 2].
Construit partiellement de 1653 à 1656[3], le bâtiment restant inachevé[Note 3], Charles-Auguste de Sales s'y installe en 1656[2] pour la fête de la Sainte Trinité. À sa mort, survenue en 1660[2], le château passe à son frère Jean-François de Sales, comte de Thorens, qui fera graver la date de 1601 sur les portes. Il restera dans la famille de Sales jusqu'à la Révolution française.
Confisqué au marquis Benoît-Maurice de Sales il sert dans un premier temps comme logement aux troupes françaises, puis il est loué au citoyen Jean-Claude Burnod[Note 4], avocat, procureur-syndic d'Annecy, membre de l'académie littéraire des Arcades à Rome. Ce dernier en fait le siège du club des Jacobins. Saccagé lors de l'émeute anti-révolutionnaire du , dite « Bagarre d'Annecy » avec à sa tête le comte d'Alex, François-Marie de La Fléchère, le château est racheté, peu après, par Recordon. En [2], Dubouloz, vicaire général réfractaire, y rencontre François-Thérèse Panisset, évêque constitutionnel du département du Mont-Blanc[Note 5].
Sous la restauration[2], le château est entre les mains du préfet Félix de Roussy, fait marquis par le roi de Sardaigne, qui rachète l'ancienne propriété de la famille de sa femme, Pauline de Sales. Puis par mariage, il passe à la famille de Pontgibaud.
Au début du XXe siècle[2], c'est la résidence du baron Bardet de Thieux. Le château, achevé à cette époque, est légué aux visitandines, et devient la résidence des jésuites. Depuis 1993[2], Mgr Hubert Barbier y a fait transférer le siège de l'évêché d'Annecy.