Château de Varey
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| Château de Varey | |
| Période ou style | Médiéval |
|---|---|
| Type | Château fort |
| Début construction | XIIe siècle |
| Destination initiale | Résidence seigneuriale |
| Propriétaire actuel | Association |
| Destination actuelle | Etablissement Médico-Social[1] |
| Protection | |
| Coordonnées | 46° 01′ 36″ nord, 5° 24′ 16″ est[3] |
| Pays | |
| Anciennes provinces de France | Bugey |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Ain |
| Commune | Saint-Jean-le-Vieux |
| modifier |
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Le château de Varey est un château fort du XIIe siècle restauré au XIXe siècle, siège de la seigneurie de Varey, situé à Saint-Jean-le-Vieux (Ain),
Les façades et les toitures sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du [2].
Le château de Varey est situé sur la commune de Saint-Jean-le-Vieux, à un kilomètre au sud-sud-est du bourg, dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Historique
Varey est un château fort du XIIe siècle[4].
Cette très ancienne seigneurie est la possession en 1150[5] de Guerric, sires de Coligny et de Revermont, sous la suzeraineté des sires de Thoire. En 1188, Humbert de Thoire en fait aveu à Henri, roi des Romains[6].
Selon Samuel Guichenon, vers 1240[5], Varey passe des sires de Coligny aux comtes de Genève, par le mariage de Marie de Coligny, fille de Hugues de Coligny, sire de Coligny-le-Neuf, avec Rodolphe, comte de Genève.
Dans son testament le comte Amédée II de Genève désigne son fils Guillaume comme son successeur et précise que ces autres fils, Amédée et Hugues, hériteront des châteaux « de Varey, Mornex, Rumilly-sous-Cornillon, et Cornillon, pour le vidomnat des Bornes, pour les droits sur le marché de La Roche, et pour les terres et rentes qu'il possède en Vaud, le tout sous la condition qu'ils ne pourront aliéner ces châteaux et droits qu'en faveur des héritiers du comte »[7],[8].
En 1309[5], Amédée II de Genève baille en mariage la seigneurie à sa fille Jeanne de Genève, première femme de Guichard, seigneur de Beaujeu et de Dombes, puis elle est retirée pour être donnée à Hugues de Genève, chevalier, seigneur d'Anthon, son oncle, fils de Marie de Coligny[9].
Le château de Varey était alors un des plus considérables et des plus forts du Bugey. Édouard, comte de Savoie, tente vainement de s'en emparer de vive force, le , lors de la bataille de Varey, et vit son armée battue et presque anéantie par Guigues V, dauphin de Viennois, accouru au secours de la place.
Reconnaissant du service que lui avait rendu le dauphin, Hugues de Genève se reconnait homme lige de ce dernier, et rend hommage du château de Varey, le [5],[10], à son successeur Humbert II de Viennois. Le château, jugé d'importance par le Dauphin, est acheté contre une somme d'argent à Hugues de Genève.
Il est acquis, en 1349, avec l'ensemble du Dauphiné par le roi de France. Par le contrat d'échange, daté du , le roi Jean et son fils Charles, nouveau dauphin de Viennois, le cèdent avec son mandement au comte Amédée V de Savoie.
Le [5], par lettres datées à Thonon, le comte Amédée VII de Savoie l'inféode, en toute justice, à Boniface de Challant, chevalier, seigneur de Montbretton, maréchal de Savoie, qui le lègue par testament à son fils puiné, Amé de Challant, à l'origine de la branche des Challant, seigneurs de Varey.
Après le décès d'Étienne-Philibert de Challant, seigneur de Varey et du Saix, mort sans postérité, une partie de la seigneurie est judiciairement adjugée, le [5], par arrêt du Parlement de Chambéry à des marchands allemands, ses créanciers, que le duc Emmanuel-Philibert de Savoie désintéresse en 1560[5], pour remettre cette terre d'abord à Claude de Divonne, son écuyer, puis la donner, le , à Prosper de Genève, seigneur de Lullins, et enfin l'inféoder de nouveau, le [5], à Claude de Laubespin, neveu d'Étienne-Philibert de Challant.
Renée de Laubespin, fille de Claude, la porte en mariage à François d'Ugny, seigneur de la Chaux. Par le mariage de Nicole d'Ugny avec Philibert de Beaurepaire le , elle passe à la famille bourguignonne de Beaurepaire qui en reprend le fief en 1644, 1656, 1665, 1675 et 1723.
Le , le fief et le château sont vendus par Jacques, marquis de Beaurepaire (1696-1776) au prix de 206 000 livres, à la famille Dervieu de Goiffieu, seigneurs de Goiffieu, du Villars et de Villieu[11], qui en était encore propriétaire en 1873.
Le château, très endommagé en 1793 par les ordres d'Antoine-Louis Albitte, est restauré, au milieu du XIXe siècle, par l'architecte M. Fléchel.
En 2023, il est proposé par la préfecture de l'Ain pour servir de logement temporaire à des migrants[12].