Château de la Folaine
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| Château de la Folaine | ||||
| Période ou style | Renaissance | |||
|---|---|---|---|---|
| Type | Manoir | |||
| Début construction | XVe siècle | |||
| Protection | ||||
| Coordonnées | 47° 12′ 45″ nord, 0° 57′ 12″ est | |||
| Pays | ||||
| Anciennes provinces de France | Touraine | |||
| Région | Centre-Val de Loire | |||
| Département | Indre-et-Loire | |||
| Commune | Azay-sur-Indre | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
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Le château de la Folaine (on trouve aussi l'orthographe : « château de la Follaine ») est un manoir de la Renaissance érigé au XVe siècle près du village d'Azay-sur-Indre en Indre-et-Loire. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].
Ce manoir privé ne se visite pas.
Le château de la Folaine est situé à mi-hauteur du coteau qui domine la rive droite de l'Indrois peu avant sa confluence avec l'Indre.
Historique
La Folaine fut au XVe siècle un fief relevant du chapitre de Loches[2]. En 1586, la châtellenie devint une vicomté.
Depuis sa construction, le manoir passa entre les mains de nombreux propriétaires successifs, dont la famille de Cardonne, qui donna un temps à Azay-sur-Indre son patronyme : Azay-le-Cardonne[3] : Fouques Guydas, capitaine du château d'Amboise et maître d'hôtel du roi (1450) ; Guillaume Marques ; François Fumée, seigneur de Fourneaux ; Jean-François de Cardonne ; Philibert Tissart, général de Bretagne (1525-1535) ; Joachim et Claude Tissart ; Jean de Nouroy ; Michel des Ligneris, écuyer du duc d'Alençon (1540) ; René des Ligneris, échanson de la reine de Navarre (1554) ; Anne de Nouroy, veuve d'Antoine de Jussac (1575) ; Jean de Jussac ; Astremoine-Claude de Jussac, chevalier, maître d'hôtel du roi et gentilhomme de la Chambre (1618) ; Joseph de Jussac, chevalier, capitaine d'infanterie ; Claude de Jussac (1665) ; Dreux le Hayer (1681) ; Thomas-Dreux le Hayer, inspecteur général des gabelles au département de Touraine (1737) ; Philippe-Louis le Hayer, maître d'hôtel du roi, lieutenant du roi au gouvernement de Toul ; Diane-Gabrielle de Jussac, veuve de Michel de Conflans, marquis d'Armentières ; Jeanne de Vienne, veuve de François Chevallier, pensionnaire de l'Académie royale des sciences, et Marguerite de Vienne, veuve de Pierre Hubert, bourgeois de Paris (1749-1750) ; René-Joachim Testard des Bournais, trésorier de France et grand-voyer de la généralité de Tours ; Charles-Yves Thibaud, comte de la Rivière, marquis de Wartigny (1751).
En 1789, il appartenait conjointement à la Fayette et à son cousin Hugues-Thibault-Henri-Jacques de Lezay de Lusignan ; il fut alors confisqué comme bien national et vendu à Pierre Suzor[4], frère de l'évêque constitutionnel d'Indre-et-Loire Pierre Suzor[5].
Après la Révolution, un des propriétaires tenta, sans succès, d'y introduire la culture du mûrier blanc et l'élevage du ver à soie[6].
Après avoir été à l'abandon au début des années 1960[7], le manoir est restauré par ses propriétaires à partir de 1975[8].
Une tradition locale veut que le nom de « Folaine » ou « Follaine » vienne de ce qu'au XIIIe siècle, le manoir avait été habité par une enfant devenue folle après avoir vu un meurtre perpétré sous ses yeux ; on parlait d'elle comme « le petite folle » ou « la petite follaine »[9].
