Le cimetière ancien compte 728 khatchkars du IXe / Xe au XVIe / XVIIe siècles[1],[3]. C'est le plus grand cimetière à khatchkars[1] avec celui de Djoulfa[4] désormais détruit. Le khatchkar le plus ancien est daté de 996[2] et Noradouz comprend également un ensemble remarquable de khatchkars tardifs[5].
Khatchkars.
Khatchkars.
Khatchkars.
Vue panoramique.
Pierre tombale représentant un laboureur.
Pierre tombale représentant un mariage.
Pierre tombale représentant un cavalier.
La protection de cette collection patrimoniale est d'autant plus importante, qu'hors de l'Arménie actuelle, des dizaines de milliers de khatchkars ont été détruits aux XXe / XXIe siècles dans divers sites de l'Arménie historique[2], afin d'effacer de l'histoire les preuves de l'ancienne présence arménienne[6].
Une légende locale veut que les villageois, s'apprêtant à subir l'assaut de Tamerlan, auraient muni les khatchkars de casques et d'épées ; de loin, ceux-ci auraient été pris pour des soldats, causant la fuite de l'ennemi[2].
Le poète Serge Venturini, amoureux de l'Arménie, a écrit deux poèmes à propos du cimetière de Noradouz. Le premier dit : « Tu murmures des bribes de vers, tes lèvres chantent No — ra — douz… Tu chemines au hasard entre deux mondes. Les vivants et les morts te côtoient. Tu dialogues avec eux (…) »[7]. Un second poème, dans le même livre, ajoute : « Dressé comme un khatchkar, je vis l'espace-temps d'un éclair sans cesse renouvelé, le temps d'un coup d'œil jeté contre, — toujours par-delà les ténèbres, vers la verte aurore boréale. Envahi par les voix chères, mes effrois, gouffres étoilés, moi droite stèle érigée, rivière debout dans la touffeur pesante de l'été, porte sous le gel et la neige. — Je crie, miroite d'éternité »[8].