Cimetière militaire portugais de Richebourg
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| Pays | |
|---|---|
| Département | |
| Commune | |
| Tombes |
1 831 |
| Personnes |
1 831 |
| Patrimonialité |
Patrimoine mondial () Recensé à l'inventaire général () |
| Coordonnées |
Le cimetière militaire portugais de Richebourg est un cimetière militaire de la Première Guerre mondiale situé sur le territoire de la commune de Richebourg dans le département français du Pas-de-Calais. C'est l'unique cimetière militaire portugais en France.
Le Portugal s'engage dans la Première Guerre mondiale en 1916. Un corps expéditionnaire est alors formé et arrive en France le . Fort de 56 500 hommes, il est placé sous commandement britannique. À partir de , ces troupes occupent une zone allant de Neuve-Chapelle à Saint-Venant, où siège l'état-major. Alors que les unités portugaises doivent être relevées le , elles font face à l'offensive allemande lors de la bataille de la Lys, subissant alors de nombreuses pertes[1]. Plus de 7 000 blessés, tués, disparus sont recensés dans les rangs portugais lors de l'offensive allemande sur Neuve-Chapelle, Richebourg et Laventie[2].
Le , la France et le Portugal inaugurèrent solennellement le monument commémoratif situé au fond du cimetière.
Tous les ans, l'État portugais participe au plus haut niveau politique, militaire et diplomatique aux cérémonies évocatrices de la bataille de la Lys[2].
Le , pour le centenaire, les présidents de la république française et de la république portugaise ont participé à une cérémonie commémorative[2].
Pour l'ambassadeur du Portugal en France en 2018, Jorge Torres-Pereira, « La bataille de la Lys pour les Portugais, c'est l'équivalent de Verdun en France. Elle fut le premier engagement du jeune Portugal républicain et démocratique sur le théâtre européen »[2].
En 2017, le cimetière est inscrit au titre des monuments historiques[3]. En , le cimetière fait partie des 139 sites mémoriels et funéraires de la Première Guerre mondiale inscrits au patrimoine mondial lors de la 45e session du Comité du patrimoine mondial[4].
Historique du cimetière
Le cimetière de Richebourg rassembla, entre 1924 et 1938, 1 831 corps provenant de divers cimetières en France : Le Touret, Ambleteuse, Brest, Tournai en Belgique et ceux des prisonniers de guerre morts en Allemagne.
Alors que près de 1 500 tombes sont déjà recensées à cet endroit, le consul portugais à Arras, M. Lantoine, fait aménager le site, à partir du , en faisant ériger un mur pour le délimiter ainsi qu'une porte monumentale avec des matériaux importés du Portugal.
Il fait également amener dans ce cimetière les corps de soldats portugais morts au combat et dispersés dans divers cimetières en France. En tout 1 831 corps sont présents dans ce cimetière, le seul existant en France[5],[6].
Description du cimetière
Ce cimetière de 1 020 m2 contient les sépultures de 1 831 combattants portugais de la Première Guerre mondiale et un monument commémoratif.
Il fut agrandi en 1939, portant sa superficie à 43 ares. Ce cimetière contient 500 stèles portant chacune les armoiries du Portugal. Après le portail en fer forgé à motifs de cœur, une allée bordée de sapins conduit au mémorial et au musée souvenir. La végétation est du type méditerranéen.
Une des stèles, (tombe 19, rang 6, partie B), porte le nom du seul soldat portugais fusillé pour l'exemple : João Augusto Ferreira de Almeida, mort à 23 ans le à Laventie, aux motifs de trahison : déserteur pendant 24 heures, puni d'une peine de 60 jours, il avait confié à des camarades qu'il souhaitait, pour y échapper, rejoindre le camp allemand, la peine de mort alors abolie au Portugal fut rétablie pour lui par décret[2].
- Entrée du cimetière militaire portugais
- Monument au fond du cimetière.
- Le cimetière, vu depuis le mémorial de Neuve-Chapelle.