Citizen Vigilante
film multinational réalisé prévu en 2026
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Citizen Vigilante est un film multinational réalisé par Uwe Boll et sorti en 2026.
Costas Mandylor
| Réalisation | Uwe Boll |
|---|---|
| Scénario | Uwe Boll |
| Musique | Rodolfo Matulich |
| Acteurs principaux |
Armie Hammer Costas Mandylor |
| Sociétés de production | Event Film Distribution |
| Pays de production |
|
| Genre | action |
| Durée | 89 minutes |
| Sortie | 2026 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
En Allemagne, pays d'origine du film et du réalisateur, le film s’est vu refuser sa classification d’âge et est donc privé d'une sortie par les canaux officiels en salle et en DVD en raison de sa violence et de son caractère jugé xénophobe et raciste par l'autorité de contrôle allemande[1],[2],[3].
Le 19 juin 2026, le film sort en salle et sur certains canaux numériques aux États-Unis et au Canada. Il reçoit un mauvais accueil critique de la presse et suscite la polémique sur les réseaux sociaux, dont X où il est promu et diffusé intégralement par le milliardaire Elon Musk[4],[5],[6],[7].
Dans les pays anglophones[8],[9],[10] comme en France[11],[12],[13],[14], le film reçoit un accueil critique de la presse fortement négatif - y compris de la part de certains médias conservateurs[15]- ainsi qu'un accueil public très divisé[16],[17].
Synopsis
Frustré par l'absence de justice publique, un citoyen amércain nommé Michael Sanders, installé à Zagreb, décide de se faire justice lui-même en devenant un justicier. Il entreprend de punir aussi bien les criminels que les fonctionnaires corrompus de la Croatie. À mesure que son action de justicier prend de l'ampleur, sa notoriété grandit et il gagne le soutien du public qui le considère comme un héros, ainsi que l'attention d'Henry, le chef de la branche européenne d'Interpol, qui le perçoit comme une menace pour la société[18].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Citizen Vigilante
- Réalisation et scénario : Uwe Boll
- Musique : Rodolfo Matulich
- Direction artistique : Iva Rodic Novak
- Costumes : Zrinka Marekovic
- Production : Uwe Boll et Boris Velican
- Producteur délégué : Michael Roesch
Distribution
- Armie Hammer : Michael Sanders
- Costas Mandylor : Henry, chef de la branche européenne d'Interpol
- Vjekoslav Katusin : un mafieux
- Neb Chupin : Pierre
- Lennart Betzgen : Rick
- Benjamin Schnau : Jack
- Désirée Giorgetti : Elsa
- Steffen Mennekes : Owen
- Mukit Abdul Hamid : Yusuf
- Fares Mongy : Ibrahim
- Hila Harush : Dehlia
- Helen Al Janabi : Sarna
- Dora Dimic Rakar : la fille violée
- Tvrtko Juric : le père de la fille violée
- Roni Lepej : le juge Reinhold
Production

En janvier 2025, il est annoncé qu'un film d'Uwe Boll intitulé The Dark Knight est préproduction, avec Armie Hammer dans le rôle principal. Pour l'écriture de son scénario, Uwe Boll déclare s'être inspiré d'une affaire réelle de viol collectif, sur une fille de 15 ans à Hambourg en 2016, où les agresseurs, neuf jeunes issus de l’immigration, furent condamnés en novembre 2023 à une peine de sursis pour les 8 premiers, et à deux ans et neuf mois de prison pour le dernier[1].
C'est le premier tournage depuis 2021 pour Armie Hammer, l'acteur ayant été « banni » d'Hollywood suite à plusieurs accusations de séquestration et viol par ses ex-compagnes[20],[21] et la divulgation de conversations où l'acteur fait part de ses fantasmes cannibales[22].
Le tournage débute en janvier 2025, en Croatie[23],[24],[25]. En février, Costas Mandylor rejoint la distribution[26]. Les prises de vues s'achèvent en avril 2025[27],[28].
En février 2025, Warner Bros. envoie à Uwe Boll une lettre de mise en demeure concernant l'utilisation du titre The Dark Knight, titre détenu par le studio depuis le film homonyme de Christopher Nolan[29]. En avril 2025, il est annoncé que le film est désormais titré Citizen Vigilante[30],[31].
Sortie et accueil
En février 2026, Quiver Distribution (en) acquiert les droits du film et annonce une sortie dès le aux États-Unis[32],[33].
Le 25 juin 2026, le film est publié sur le réseaux social X pendant 48 heures et partagé par Elon Musk, propriétaire de la plateforme. Elon Musk a publié et repartagé plusieurs messages pour louer le film et a suggéré que les efforts pour l'interdire aurait plutôt renforcé sa portée, évoquant l'effet Streisand[34],[35]. Le multimilliardaire américain a attaqué à de nombreuses reprises les dirigeants européens concernant les politiques d'immigration de l'Union Européenne et du continent, et a stimulé les réactions d'extrême-droite contre les groupes d'immigrants dans ces pays[36],[37],[38]. Il a pour cela été accusé à de nombreuses reprises et convoqué par la justice pour ingérence étrangère[39],[40],[41].
Accueil critique
Les retours critiques de la presses anglophones — où le film est sortie en salle et en VOD — sont essentiellement négatifs, y compris du côté de certains médias conservateurs américains[8],[9],[10],[15].
Le magazine français Télérama dénonce « un thriller aussi nullissime qu’abject » et dépeint le film comme l'« équivalent filmique d’une flaque de vomi » et « un navet ultra raciste »[11].
Le média en ligne Blast, parle d'un film « médiocre, aussi bien sur le plan de la mise en scène que du jeu d’acteur ». Il fait également remarquer le côté « pour le moins culottée, pour ne pas dire cynique » d'un film reposant sur une histoire où le personnage principal tue un adolescent d’origine arabe accusé de viol (ainsi que toute sa famille), alors que l'acteur qui l'incarne - Armie Hammer - a « lui-même été accusé d’agressions sexuelles par plusieurs femmes »[14].
Le HuffPost dénonce un film qui « aligne les poncifs racistes et de contre-vérités sur l’immigration » et ironise sur le choix de l'acteur Armie Hammer « un des acteurs les plus controversés du moment pour incarner ce faux justicier »[12].
Nouvel Obs rappelle que « Uwe Boll est unanimement, ou presque, considéré par la critique comme l’un des pires réalisateurs de l’histoire du cinéma. On doit à ce grand habitué des adaptations ratées de jeux vidéo et des naufrages financiers des purges mémorables telles que Postal, BloodRayne ou encore House of the Dead ». Concernant le film il souligne que « au-delà de sa nullité technique » le réalisateur « est un coutumier de l’infamie » et qu'avec ce film « il franchit un nouveau cap dans l’indigence idéologique », avec en point culminant le massacre d'une famille entière, que Uwe Boll justifie en déclarant que cette séquence « illustre une réalité […] : l’immigration massive, principalement en provenance de pays islamistes, a gravement compromis la sécurité en Allemagne »[13].
Pour 20 Minutes, le film est un non seulement un « navet raciste et laid » mais aussi « un appel à la haine répugnant qui invite carrément le public à prendre les armes »[42]
Côté public, le site web américain Rotten Tomatoes, affiche une note de 94 % d'avis positif[43]. Forbes compare ce score qui le place aux côtés des meilleurs films du site à la note de 14 % donnée par les critiques professionnels sur Rotten Tomatoes. Selon le magazine, le film « est devenu un véritable symbole pour les conservateurs à travers les États-Unis » qui ont fait que Citizen Vigilante soit devenu numéro un des ventes en vidéo à la demande payante sur Amazon et ait obtenu une telle note sur Rotten Tomatoes[44]. Le site web Letterboxd indique quant à lui une note moyenne de 2,3/5[16] et le site web SensCritique indique une note moyenne de 2,8/5[17].
Accusation de censure

En juin 2026, le réalisateur du film, Uwe Boll, accuse le Freiwillige Selbstkontrolle der Filmwirtschaft (FSK) de censurer son film[45]. En réalité, l'entité officielle allemande ne lui pas attribué d'indice de classification d'âge. C'est le cas pour les films ayant un niveau de représentations de la violence jugé comme dangereux pour un jeune public ou pour les contenus pornographiques.
Les films considérés comme dangereux pour la jeunesse ne peuvent pas être classifiés selon la loi sur la protection de la jeunesse et peuvent être indexés par la Bundesarbeitsgemeinschaft Kinder- und Jugendschutz (de)[46].
Les films n'ayant reçu d'indice par le FSK peuvent être accessibles aux adultes et les cinémas peuvent choisir de projeter le film devant des adultes à leurs propres risques en cas de problèmes juridiques. Si un tribunal conclut qu'il s'agit d'un film dangereux, la publicité et les annonces sont, entre autres, interdites par la loi et punissables, et sa diffusion également interdite. Au-delà de la protection de la jeunesse, d'éventuelles considérations pénales relèvent des compétences de la justice allemande et non du FSK, contrairement à ce qu'affirme Uwe Boll dans une lettre ouverte publiée par le Berliner Zeitung[45],[47].
