Clan Boulolo

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Pays
Congo, Gabon, Angola
Ascendance
dynastie des Bouvandji, Bunzi
Ethnie
Animal
chimpanzé, panthère
Clan Boulolo
Profil
Pays
Congo, Gabon, Angola
Ascendance
dynastie des Bouvandji, Bunzi
Ethnie
Animal
chimpanzé, panthère
Chef
sans chef actuel
Siège historique
Loango, Diosso
Branches du clan
Lignée princière (éteinte)
Boulolo de Vista
Boulolo de Mbanda


La maison princière de Boulolo (Bulol'u en langue vili) est issue de l'une des branches collatérales de la dynastie des Bouvandji, originaire du Cabinda. Le clan Boulolo est l'un des vingt-sept clans primordiaux Nkongo, qui revendiquent une lignée commune issue d'un héros mythique originaire du Kongo, Bunzi. Actuellement, il est une des composantes de l'ethnie Vili.

Origines

La puissante confrérie de forgerons s’impose aux populations locales de la côte de Loango, en s’appuyant sur un corps de guerriers. L'état qui s’érige prend le nom de Loandjili, terme désignant le pouvoir (Loa : le commandement politique, Ndjili : l’écureuil symbole du pouvoir). Sa capitale est alors Loandjili, aujourd’hui 4e arrondissement de la commune de Pointe-Noire. En raison de leur comportement tyrannique, les Bouvandji sont chassés du pouvoir par une insurrection populaire.

XIIIe siècle

Après le départ des Bouvandji, le Royaume de Loango émerge. L’étymologie du nom de ce royaume provient de Loa : le commandement politique ; « ngo » en langue Kugni ou Tchikumbu en Vili, signifie panthère, symbole de force et de puissance. Loangu est donc le pouvoir royal ayant comme totem la panthère[1],[2].

XIXe siècle

Le 14 juillet 1900, les chefs Loango de la Cour Royale et leurs assesseurs sont rassemblés aux côtés de l'administrateur français délégué du Gouvernement. De gauche à droite : Moe Gnali, chef de terre à Vista, Linguissi Damba, notable, Mamboma Zenze-Tchilala, chargé des relations extérieures à la Cour Royale tient un sceptre à la main, M'Fouka Pouaty, grand notable, Victor Panghoud, Linguissi Makaya; Moe Lelma se tient en arrière plan, Massafi Nkouanga, chef de terre à Loubou. Des drapeaux français flottent au vent. Les administrateurs français, absents sur la photo sont alors Fourneau, Charles de Chavannes, Noël Ballay, Pétricorne et Aubery du Boulley.

XXe siècle

Profil du clan

Emblème

Le chimpanzé est l'emblème du clan (nziku en langue vili).

Généalogie

Le clan Boulolo est constitué de deux branches issues de deux sœurs, Moe-Socko Ngombi et Moe-Mmene Ngombi :

  • La branche de Vista, près de Loango ;
  • La branche de Mbanda, à l'emplacement de l'actuel Tchimbamba, un des quartiers de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, proche de l'aéroport Agostinho Neto.

Branche Boulolo de Vista

Moe-SocKo Ngombi donne naissance à Moe-Kouanga-Tchifoumba, princesse de Boulolo. C'est la fondatrice du clan Boulolo de Vista. Cette dernière épouse Mfouk-Mapakou, Fumu (Seigneur ou prince) du clan Sabi, un autre des vingt-sept clans primordiaux Nkongo[3]. La famille princière donne naissance à quatre enfants :

  • Moe-Bouanga dit Mfouk Bouanga alias Portella ;
  • Moe-Tchilala dit Mfouk Tchilala, alias Pinta-Portella ;
  • Moe-Tchitoula, princesse de Boulolo ;
  • Moe-Bouhoussou, princesse de Boulolo.

L’héroïne du roman "L'or des femmes"[4] de Mambou Aiméé Gnali, porte le même nom que la princesse Moe-Bouhoussou, et est destinée à épouser «l'or des femmes», un homme noble et bien plus âgé qu'elle. Bouhoussou se demandant si les femmes devront-elles toujours payer un prix exorbitant pour accéder à «l'or», c'est-à-dire à l'homme ?

Ne disposant alors pas d'état civil, et en procédant par recoupement, la tradition orale et la vox populi nous rapporte que Mfouk Tchilala serait décédé, très âgé à Vista vers 1880. En supposant qu'il ait vécu jusqu'à quatre-vingts ans, il serait donc né vers 1800 et Mfouk Bouanga, son aîné vers 1797[3].

Succession

La succession est matrilinéaire. Ainsi donc, Mfouk Tchilala succède à son frère aîné Mfouk Bouanga. Tandis que Moe-Gnali succède à son grand-oncle maternel Mfouk Tchilala. Celui-ci accède au pouvoir en 1880 à l'âge d'environ trente trois ans. il serait donc né vers 1847.

Moe-Gnali hérite de tous les biens, droits et prérogatives de ses deux grands-oncles maternels, y compris leurs enfants dont il est devenu le père, conformément à la tradition Vili.

La lignée princière de la branche Boulolo de Vista est éteinte faute de génitrice.

Épouses intégrées

Chez les Vili, l'enfant appartient au clan de sa mère. C'est donc une société matrilinéaire. De plus, un homme ne peut épouser une femme appartenant au même clan que lui. On a donc recours à l'exogamie.

Afin d'assurer leur postérité, les familles menacées d'extinction ont contourné la difficulté par union d'épouses dites "intégrées". Celles-ci sont de deux sortes:

  • Les épouses dont le clan n'est pas domicilié en pays vili. Ces étrangères sont considérées comme appartenant au clan de leur mari ;
  • Les femmes qui bien qu'étant d'ethnie vili, ont été données en gage de grosses dettes impayées et ont été intégrées dans le clan du créancier.

Le clan Boulolo compte de nombreux membres dont le père et la mère appartiennent au clan Boulolo. Il ne s'agit pas de cas d'inceste mais plutôt par le biais d'épouses intégrées que l'on a tendance à considérer actuellement à tort, comme des esclaves.

Branche Boulolo de Mbanda (Tchimbamba)

Moe-Mmene Ngombi donne naissance à deux filles :

  • Moe-Tchissafou, mère de Moe-Tchikaya ;
  • Moe-Tchibouanga, mère de Moe-Loemba André.

Moe-Loemba André, élevé par les missions portugaises, et fondateur du village de Tchimbamba, en compagnie de Mamboma Makosso, Mvumvo Lucieno et Matchimbamba paraphent, le , le traité de souveraineté, de commerce et de cession du territoire de Punta-Negra[5], avec le lieutenant de vaisseau Robert Cordier, commandant l'aviso Sagittaire, permettant à la France de prendre possession de ce territoire.

La branche Boulolo de Mbanda possède encore deux princesses:

  • Moe-Mouissou ;
  • Moe-Tchibouanga.

Toutes les deux sont filles de Moe-Malonda, nièce de Moe-Loembe Benoit, lui-même petit neveu de Moe-Loemba André.

Représentants célèbres

Les quatre enfants issus du mariage princier entre Moe-Kouanga-Tchifoumba, princesse de Boulolo et Mfouk-Mapakou, Fumu (Seigneur ou prince) du clan Sabi ont une descendance prolifique, notamment par mariage avec des membres des clans alliés[3].

Personnalités issues du clan

Territoire

Notes et références

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