En , Claude Carignan est l’un des fondateurs de l'Action démocratique du Québec (ADQ), qu’il appuie activement jusqu’en 2003. Il a agi maintes fois comme avocat-conseil pour le parti.
En , Carignan est élu maire de Saint-Eustache[1]. En 2001, il crée la Fondation Élite Saint-Eustache, offrant des bourses à des personnes s'illustrant dans les domaines sportif, culturel, humanitaire, etc[1],[4]. Il fut aussi 2evice-président de l’Union des municipalités du Québec. Claude Carignan a par ailleurs joué un rôle actif au sein de plusieurs comités et commissions de la Communauté métropolitaine de Montréal, en plus d’exercer les fonctions de vice-préfet de la MRC de Deux-Montagnes et de membre du conseil exécutif de la Conférence régionale des élus. De 2005 à 2009, il a aussi occupé la double responsabilité de vice-président du Conseil intermunicipal de transport des Laurentides (CITL) et de vice-président de l’Association des conseils intermunicipaux de transport du Québec.
De 2007 à 2009, il a assumé la présidence du Centre d’expertise et de recherche en infrastructures urbaines (CERIU). En , il est nommé président du Conseil sur les services policiers du Québec, organisme consultatif ayant pour mission de conseiller le ministre de la Sécurité publique du Québec sur tous les sujets relatifs à la police.
En , Marjory LeBreton, leader du gouvernement au Sénat, le nomme leader-adjoint. À ce titre, le sénateur Carignan appuie la leader du gouvernement dans le cheminement des priorités du gouvernement à la chambre haute. Il joue aussi un rôle-clé pour s’assurer du respect des règles parlementaires lors des débats en chambre, en plus d’assister ses collègues sénateurs dans toutes les questions relatives aux affaires parlementaires. Le , Stephen Harper le nomme leader du gouvernement au Sénat[3]. Il entre également au Conseil privé. Il a aussi siégé au Comité des opérations du Cabinet[1] de à . Enfin, le , le sénateur Carignan devient leader de l’opposition au Sénat et ce, jusqu'en 2017.
Claude Carignan est à l'origine de la Loi sur la protection des sources journalistiques, qu'il dépose au Sénat sous le nom de projet de loi S-231 à l'automne 2016[1]. Après avoir été adoptée par la Chambre des communes, elle entre en vigueur à l'automne 2017[1]. En décembre de la même année, cette loi est citée comme exemple à suivre par la Commission sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques, mise sur pied par le gouvernement du Québec[5]. En , la loi a été invoquée par la Cour suprême dans son jugement permettant à la journaliste d'enquête Marie-Maude Denis de conserver l'anonymat de ses informateurs[6]. En réaction à la décision de la Cour, Carignan a affirmé: «Le jugement d’aujourd’hui confère au projet de loi S-231 son caractère permanent et inaliénable. C’est une grande victoire pour le monde journalistique et, par voie de conséquence, pour la santé de notre démocratie canadienne.»[6]