Claude Grobéty
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Naissance
Décès
(à 76 ans)
Sainte-Eusoye
Sainte-Eusoye
Nom de naissance
Claude Christian Émile Grobéty
Nationalité
française et suisse
Claude Grobéty
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 76 ans) Sainte-Eusoye |
| Nom de naissance |
Claude Christian Émile Grobéty |
| Nationalité |
française et suisse |
| Activité | |
| Conjoint |
Lucie Leroy-Grobéty, poète philosophe |
Claude Grobéty est un artiste peintre, dessinateur et graveur de double nationalité française et suisse né à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) le . il vécut à Sainte-Eusoye (Oise) où il est mort le .
Expositions
Expositions personnelles

- Galerie Jeanne Castiel, Paris, [2].
- Musée Tavet-Delacour, Pontoise, mai-[3].
Expositions collectives
- Ve Biennale de Paris, Musée d'art moderne de la ville de Paris, septembre-[4].
- Salon des surindépendants, Paris, 1968[3].
- Trois peintres réalistes : Chan Kin-Chung, Claude Grobéty, Bernadette Kelly, Musée Tavet-Delacour, Pontoise, avril-[5].
- Ateliers d'aujourd'hui, Musée national d'art moderne, Paris, 1978, 1979[3].
- Graveur au XXe siècle - Collection du Fonds régional d'art contemporain Île-de-France, Musée municipal d'Art et d'Histoire de Colombes, février-[6].
- De Bonnard à Baselitz, dix ans d'enrichissements du cabinet des estampes, 1978-1988, Bibliothèque nationale de France, 1992[7].
- Nabuchodonosor : une revue-affiche, 1969-1972, exposition itinérante dont Senlis, 2003[8].
Réception critique
- « Après tant de nuages, tant de pauvres facéties, voilà qu'un peintre ose de nouveau exister avec une sorte de magnificence. Sans mécanique ni torture pour nerf optique, voilà une œuvre faite de rythme, de couleur, de forme. À des amateurs d'étiquettes Grobéty avait nommé sa peinture "descriptisme". Décrire, en effet, lui sert de mobile premier. Mobile moyenâgeux, pourrait-on dire ; mais le renouveau est une roue qui tourne sans fin ; à moins qu'il ne soit comme le balancement éternel entre flux et reflux : ligne qui fixe, contient, espace qui respire et dissout. Grobéty appartient au premier mouvement, celui du plein, celui du flux, celui qui avance depuis l'ancienneté des temps. Il renoue avec la conception primitive, il conte par l'image et il édifie ses visions avec une poigne de maître d'œuvre. Contes, mais prétextes aussi en piment de l'humour. Parfois la futilité des thèmes employés en regard du faste de leur réalisation dissimule mal un sourire intérieur, une jubilation quelque peu diabolique. En cela Grobéty appartient bien à son temps qui n'est plus celui de la croyance. » - René Boullier[2]
- « Après une période abstraite où se décèle une vague influence de Fernand Léger, il s'achemine vers le portrait, donc vers le figuratif ; sa femme Lucie va bientôt devenir le thème central de son œuvre, son prétexte exclusif. Comme ses peintures, ses fusains et ses eaux-fortes magnifient par les jeux de lumière et d'ombre le désordre familier de son immense atelier : des compositions souvent bassées sur une photographie qui lui permet, comme le souligne Edda Maillet (conservateur du musée de Pontoise qui abrite plusieurs œuvres de Grobéty) "d'immobiliser l'image et le temps et d'être ainsi délivré, comme les abstraits, du mlodèle : alors commance la peinture". » - Gérald Schurr[9]
- « Après l'abstraction, il est revenu à la figuration dans de grandes toiles privilégiant les effets de lumière. Il peuple ses tableaux de chevalets, presses de graveur, pianos à queue, ustensiles de cuisine, faisant perpétuellement référence au monde qui l'entoure à sa réalité quotidienne. » - Dictionnaire Bénézit[3]