Claude Houghton
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Claude Houghton Oldfield |
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Claude Houghton, Claude Houghton Oldfield |
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Claude Houghton Oldfield dit Claude Houghton (1889-1961) est un écrivain britannique.
Originaire du Kent, fils d'Elizabeth Harriett Thomas et de George Sargent Oldfield, expert-comptable, Claude Houghton est élève au Dulwich College puis étudie la comptabilité.
Il publie ses premiers textes, des poèmes, vers 1912, dans The New Witness, revue dirigée à l'époque par Cecil Chesterton. Mobilisé dès le début de la Première Guerre mondiale, il est réaffecté à l'Amirauté du fait de sa myopie. En 1917, il publie un premier recueil de poèmes, The Phantom Host, chez Charles Elkin Mathews, puis un second, chez Grant Richards (1919). En 1920, il épouse l'actrice Dulcie Benson et le couple s'installe dans les Chilterns. En 1922, il écrit une pièce de théâtre. Ce n'est qu'à partir de 1926 que sa carrière romanesque débute. Houghton produira une vingtaine de romans, sans compter cinq mises en roman d'après des films[3].
Avec I Am Jonathan Scrivener, publié en 1930, Houghton est enfin remarqué par la critique littéraire : J. B. Priestley, Hugh Walpole, Clemence Dane saluent sa singularité, et son art de mêler, tout en nuances, réalisme, merveilleux, mysticisme et psychologie. Beaucoup plus tard, Houghton évoquera ses maîtres en littérature, citant Flaubert, Balzac, et William Blake[4]. Quelques-uns de ces romans publiés durant les années 1930 convoquent des thèmes propres au genre fantastique, comme la vie après la mort, le dédoublement, l'effondrement de civilisations, et la précognition[5]. Henry Miller découvrit son œuvre du temps de son séjour à Paris et entama avec lui une amitié épistolaire ; il le cite comme ayant été un guide essentiel en termes de lectures et de techniques d'écriture. C'est à cette même époque que Houghton commence d'être traduit en français, en allemand, en tchèque[6].
En 1937, il présente ses ouvrages au public français et donne une conférence à l'université de Toulouse, invité par Paul Dottin[7].
Le roman I Am Jonathan Scrivener fit reparler de lui quand le musicien Bernard Herrmann révéla que ce texte, dans lequel Jonathan Scrivener nous est connu à travers les témoignages de nombreux personnages, eut sans doute une grande influence sur le scénario de Citizen Kane écrit par d'Orson Welles et Herman J. Mankiewicz[8],[9].
Après 1945, Houghton publie encore huit romans, puis meurt en 1961 à Eastbourne.