Claude Labbé
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| Claude Labbé | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (4 ans, 9 mois et 9 jours) |
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| Élection | 12 juin 1988 |
| Circonscription | 8e des Hauts-de-Seine |
| Législature | IXe (Cinquième République) |
| Groupe politique | RPR |
| Prédécesseur | Proportionnelle par département |
| Successeur | Jean-Jacques Guillet |
| – (2 ans, 1 mois et 12 jours) |
|
| Élection | 16 mars 1986 |
| Circonscription | Hauts-de-Seine |
| Législature | VIIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | RPR |
| – (18 ans, 11 mois et 29 jours) |
|
| Élection | 12 mars 1967 |
| Réélection | 30 juin 1968 11 mars 1973 19 mars 1978 21 juin 1981 |
| Circonscription | 9e des Hauts-de-Seine |
| Législature | IIIe, IVe, Ve, VIe et VIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | UD-Ve (1967-1968) UDR (1968-1976) RPR (1976-1986) |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Proportionnelle par département |
| – (3 ans et 10 mois) |
|
| Élection | 30 novembre 1958 |
| Circonscription | 1e de Seine-et-Oise |
| Législature | Ire (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNR |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Léon Feix |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Claude Léon Louis Pascal Labbé |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Argenteuil |
| Date de décès | (à 73 ans) |
| Lieu de décès | Marseille 6e |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UNR - UDR - RPR |
| Profession | Inspecteur Air France |
| Résidence | Val-d'Oise puis Hauts-de-Seine |
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Claude Labbé, né le à Argenteuil (Val-d'Oise) et mort le à Marseille, est un homme politique français.
Enfance et formation
Claude Labbé est né à Argenteuil (Val-d'Oise) d'un père employé des postes, ancien combattant de la Première Guerre mondiale passé par Verdun, et d'une mère receveuse des postes, une famille de fonctionnaires de condition modeste républicains, laïcs et nationalistes[1]. La famille Labbé est originaire d'un village auvergnat proche de Montboudif, et entretient alors de bonnes relations avec la famille Pompidou.
Labbé passe son enfance à Argenteuil puis étudie au lycée Condorcet de Paris. Il s’intéresse à la politique, mais veut devenir journaliste[1]. Il effectue des études à la faculté de lettres de Paris, il devient ensuite inspecteur à Air France[2].
Résistance
Labbé s'engage dès 1939 avant l'appel et devient élève officier à l'école des chars de Versailles. Il est intéressé par les théoriciens militaires, dont le colonel Charles de Gaulle, et est officier au 2e régiment de dragons. Après le , depuis les bords du Cher[Où ?], il prend le train en direction de Bordeaux pour continuer le combat en Afrique du Nord. Le il projette une contre-attaque dans le Gers qui n'aura pas lieu. Par la suite, le lieutenant Labbé veut rejoindre Londres, mais son frère est fait prisonnier avant de parvenir à rejoindre la zone libre, et Claude le rejoint en région parisienne. Il participe, après avoir pris contact avec Yvon Morandat et Jacques Baumel, à l'organisation du « réseau Comète »[Information douteuse]. En 1944 il participe à la libération d'Argenteuil[1].
Parcours politique
Débuts
Claude Labbé, adhère au Rassemblement du peuple français (RPF) en 1947 dès la fondation de ce mouvement par Charles de Gaulle et est nommé responsable RPF Seine-et-Oise. Il devient alors conseiller municipal d'Argenteuil en 1953[2].
Député
Député gaulliste élu pour la première fois en 1958, à la demande de Roger Frey il se présente[Quand ?] à la députation dans une « mission suicide » à Argenteuil-Bezons contre Mathilde Gabriel-Péri (veuve de Gabriel Péri), candidate du PCF. Il gagne cependant l’élection à la surprise générale dans cette circonscription communiste. En 1962 Pompidou et d'autres lui conseillent de changer de circonscription, il refuse et perd. Il demande alors une enquête au conseil constitutionnel[3].
En 1967 il retrouve son mandat de député et est élu vice-président du groupe UDR, puis président en 1973, succédant à Roger Frey. Il joue un rôle de conciliateur au sein du groupe gaulliste, notamment sous Georges Pompidou. Il participe à la préparation de la manifestation pour le général de Gaulle le sur les Champs-Elysées[2].
En 1979 il devient conseiller politique de Jacques Chirac, président du Rassemblement pour la République (RPR). Il est chargé d'apaiser le conflit entre Marie-France Garaud et Pierre Juillet, proche de Chirac. Labbé renforce le poids du RPR avec une intransigeance certaine contre la gauche, mais également contre Valéry Giscard d'Estaing et Raymond Barre, alors Premier ministre.
En il demande la démission de François Mitterrand qu'il juge « incapable », ainsi que la dissolution de l'Assemblée nationale. Il s'inscrit contre le principe même de cohabitation, qu'il considère comme un système « aberrant [...] contraire à la définition gaulliste de l'exercice de la démocratie » . Il prend position pour le « non » au référendum sur le traité de Maastricht[4].
Il siège à l'Assemblée nationale jusqu'en 1993.
Mort
Distinctions
Claude Labbé est titulaire des décorations suivantes :