Claude Lewy
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Claude Lewy, né le à Orléans et mort le 1981 à Paris, est un homme politique français du XXe siècle. Il a été maire (socialiste) d'Orléans de 1935 à 1940[3].
| Claude Lewy | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire d'Orléans | |
| – (5 ans) |
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| Prédécesseur | Eugène Turbat |
| Successeur | Louis Simonin |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Claude Robert Lewy |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Orléans (Loiret) |
| Date de décès | (à 75 ans) |
| Lieu de décès | Paris 8e |
| Nationalité | Français |
| Parti politique | SFIO |
| Profession | Avocat[1],[2] |
| Religion | Judaïsme |
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| Maire d'Orléans | |
| modifier |
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Biographie
Né le , Claude Lewy étudie au lycée d'Orléans et réalise ses études secondaires avec Jean Zay comme condisciple[4],[2].
À à 18 ans, Claude Lewy devient Secrétaire Général des Étudiants Socialistes (secrétaire de la Fédération nationale des étudiants socialistes[1],[2]); il précède à cette fonction Claude Lévi-Strauss[1], qui le deviendra en 1927, alors que tous deux sont assez proches[2].
Claude Lewy accède ensuite aux postes de chef ou directeur de cabinet au secrétariat à la présidence du Conseil, à la Marine marchande, au Travail et au ministère de l'Intérieur[1].
Pendant les élections législatives de 1932, Claude Lewy participe à l'élection de Jean Zay comme député de la 1re circonscription du Loiret[4]. En effet le premier se désiste au profit du second pendant l'entre deux tours (entre le 1er et le ), alors qu'ils font tous deux face à de la propagande antisémite : « Le juif Claude Lewy fait voter pour le demi-juif Jean Zay » (citation issue du Journal du Loiret)[4],[5].
Claude Lewy est élu maire d'Orléans en 1935 et succède à Eugène Turbat[6]. Quand il est élu maire, il n'est alors âgé que de 29 ans[3].
Durant le Front populaire, les congés payés passent en 1936 à deux semaines. Pendant son mandat de maire d'Orléans, Claude Lewy crée le Bureau municipal des loisirs, chargé de « faciliter et de diriger les vacances des étrangers dans le Loiret et des habitants d'Orléans vers les autres régions touristiques françaises »[7].
En , avec l'aide de son ami Jean Zay (Ministre de l'Éducation nationale) et de Pierre Dézarnaulds (sous-secrétaire d'État à l'éducation physique à cette époque), Claude Lewy crée la Confédération municipale des sociétés sportives laïques d'Orléans[8]. Dans ses statuts, cette confédération se fixait des objectifs de développement du sport, et en particulier de « donner une collaboration pleine et entière à l'enseignement de l'éducation physique dans l'école et autour de l'école »[8]. C'est Jean Zay lui-même qui inaugure le cette confédération; en effet, la mise en œuvre de cette confédération contribue au plan Zay-Dézarnaulds, qui s'inscrit dans une politique nationale de santé publique[8].
En 1940, Claude Lewy quitte la France pour s'exiler à Cuba[3], plus précisément à la Havane[1]. Lui succède alors Louis Hippolyte Simonin au poste de maire d'Orléans[6].
De son travail à Cuba, il recevra bien plus tard (vers 1962) la Légion d'Honneur à titre exceptionnel[1] (grade d'officier de la Légion d'honneur).
En 1974, Claude Lewy est avocat au Barreau de Paris et au Barreau de New York ; il participe à la Société de législation comparée, pour laquelle il est délégué aux Nations unies[1].
Il meurt à Paris le [1].
Honneurs et hommages
Honneurs
- Ordre national de la Légion d'honneur, à titre exceptionnel[1].
- Commandeur de l'Ordre des Arts et Lettres du ministère de l'Éducation nationale[1].
- Commandeur des Palmes Académiques par le ministère des Affaires culturelles[1].
- Commandeur de l'Ordre national de la Côte d'Ivoire, honneur décerné par M.Félix Houphouët-Boigny, ancien président de la Côte d'Ivoire[1].
Hommages
- Voie portant son nom: Rue Claude Lewy, à Orléans
- Établissement portant son nom: école maternelle publique Claude Lewy, à Orléans.