Claude Masson de Saint-Amand
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Préfet de l'Eure | |
|---|---|
| - | |
| Maître des requêtes |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Amand Claude Masson |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Enfant |
| Membre de |
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure Société de médecine, chirurgie et pharmacie du département de l'Eure (d) |
|---|---|
| Distinction |
Claude Masson de Saint-Amand ( à Paris - à Paris) est un homme politique français.
Activités de prédilection
Issu d'une famille de finance et de magistrature, Masson a d’abord été, en 1776, conseiller à la cour des aides de Paris, puis conseiller d'honneur à la même cour[1]. Maître des requêtes de l'hôtel du roi, depuis 1783[2] et conseiller du roi en 1789, il a choisi de rester en France pendant la Révolution. Dès le , il succède au premier préfet du département de l'Eure[3], le préfet Lannes étant muté dans les Hautes-Pyrénées au bout de 8 huit jours d'affectation à Évreux.
Son nom « Masson Saint-Amand », tel qu'il apparaît dans les publications, s'installe à Évreux le pour n'en repartir que quelque 5 années plus tard. Premier préfet de facto de l'Eure, il y reste donc tout au long du Consulat[4]. À ce poste, on lui doit, en 1804, la publication d'un « Mémoire statistique du département de l'Eure » de 140 pages, et adressé au ministre de l'Intérieur d'après ses instructions[5].
En 1783, il traduit l'art d'aimer d'Ovide[2].
Il s'intéresse à l'histoire locale et publie Essais historiques et anecdotiques sur l’ancien comté, les comtes et la ville d’Évreux et quelques endroits remarquables de l’ancien duché de Normandie, enclavés aujourd’hui dans le département de l’Eure, depuis l’origine de la monarchie jusqu’à l’époque de la réunion de la Normandie à la couronne de Philippe Auguste (Évreux, 1813) et une Suite des essais historiques et anecdotiques sur le comté, les comtes, la ville d'Évreux et pays circonvoisins (1815)[6] et il collectionne les ouvrages anciens tels que le manuscrit (perdu) dit Le Pontifical de Poitiers[7],[8].
Famille
Armand Claude Masson de Saint-Amand (le surnom Saint-Amand ayant été utilisé pour le distinguer de son père[9] est né le à Paris (paroisse de Saint-Nicolas-des-Champs) de Claude Louis Masson, son père, et de Marie Françoise Radix de Châtillon[9].
Il se marie avec Marie Joséphine Ramadier et a deux enfants :
- Amand-Narcisse Masson de Saint-Amand[9] qui, après une carrière militaire à la fin de l'Empire, écrira plusieurs ouvrages sur la Normandie[10].
- Edmond Antoine Masson de Saint-Amand ( - ), lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur[11] (son unique héritier).
Il se remarie le 4 frimaire an XI () avec Marguerite Claudine de Beaurepaire qui meurt peu après[12].
Il est propriétaire du domaine de la Pommeraye à Berville-sur-Mer[13] à partir d'environ 1800, le propriétaire précédent, Jacques Philippe Henry Houel de la Pommeraye, étant mort en émigration.
Claude Masson de Saint-Amand meurt à Paris le [14].