Jacques-Fortunat Savoye-Rollin
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Le baron Jacques-Fortunat Savoye-Rollin ( à Grenoble - à Paris) est un homme politique français.
Appartenant à une ancienne famille de parlementaires, il est le fils de Jean Baptiste Savoye, avocat au parlement du Dauphiné et lieutenant général de police à Grenoble. Il épouse Joséphine Perier (1770-1850), fille de Claude Perier, banquier, industriel, régent de la Banque de France, l'aînée des filles parmi douze enfants dont Casimir Perier (1777-1832), président du conseil[1]. Jacques-Fortunat Savoye-Rollin suit la carrière familiale dans la magistrature et est avocat général au parlement de Grenoble de 1780 à 1790.
Il se rallie aux idées modérées de la Révolution, vit à l'écart des fonctions publiques pendant la période révolutionnaire et est nommé, au 18 Brumaire, membre du Tribunat le 4 nivôse an VIII, qu'il préside du au . Il réside alors dans une maison sur cour de la rue Saint-Honoré appartenant à son beau-père qui, en avait acquis la nue-propriété de ce bien national confisqué à la communauté des Feuillants en 1789. Claude Périer loge lui-même jusqu'à sa mort en , à la même adresse, dans la maison donnant sur la rue, également ancienne propriété des Feuillants, visible au n°229 actuel[2].
Le 11 floréal an XII (), il parle en faveur d'une monarchie héréditaire et représentative, et appuie l'établissement de l'Empire.
Conseiller d'État et préfet de l'Eure de 1800 à 1806, il est préfet à Rouen entre 1806 et 1812. Son intervention auprès du ministre de l'intérieur et de l'industrie, Jean-Baptiste Nompère de Champagny, permet de relancer l'industrie horlogère de Saint-Nicolas-d'Aliermont. Son nom revient dans les dossiers de chasse aux Chouans, tels celui qui valut à la marquise de Combray son arrestation. Sa fonction fait de lui le président de l'Académie de Rouen. Il est créé baron d'Empire le et officier de la Légion d'honneur en 1811. Destitué, il est reconnu innocent des faits qui lui sont reprochés par la cour impériale de Paris et reçoit, en compensation de sa disgrâce, la préfecture des Deux-Nèthes le . Il est appelé sous les Cent-Jours à la préfecture de la Côte-d'Or (), nomination qu'il refuse.
Louis XVIII le nomme président du collège électoral de l'Isère, et, le , il est élu député du grand collège de l'Isère. Il opine avec la minorité constitutionnelle et obtient successivement sa réélection les et .
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (39e division)[3],[4].
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur (). Nommé chevalier en 1804.
Archives
Il existe aux archives de la Bibliothèque municipale de Grenoble tout un échange de courriers signés Savoy de Rollin avec Jean-Joseph Mounier, président de l'Assemblée nationale en 1789-1791. Il est numérisé, cote R.6314 Rés. : fr-dl-x8ce. Il y a également une lettre de Jean-Gabriel Peltier.