Claude Mauron
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| Président Comité du museon Arlaten (d) | |
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| Président Escolo dis Aupiho (d) | |
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| Nom de naissance |
Claude Quentin Mauron |
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Alice Mauron (d) |
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Marie-Claude Mauron (d) |
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Grand prix littéraire de Provence (d) () Prix Frédéric-Mistral () |
Frédéric Mistral (d) |
Claude Mauron est un critique littéraire français, écrivain et poète d'expression provençale.
Professeur émérite à l'université d'Aix-Marseille, il est spécialiste de la littérature provençale.
Vie personnelle
Né à Arles (ou Saint-Rémy-de-Provence ?[1]) en 1950 de Charles Mauron[2], Claude Mauron entame des études à Aix-en-Provence et obtient l'agrégation de lettres classiques[3].
Ayant soutenu une thèse de doctorat en 1988[4], il devient assistant[5] puis professeur à l'université d'Aix-Marseille[2], où il est[Quand ?] le doyen de la Faculté des lettres[1] avant d'accéder à l'éméritat.
Membre de l'Escolo dis Aupiho à Saint-Rémy[2], il en prend la tête[6] en 2002[7].
Depuis 2019, il préside le comité du museon Arlaten[8].
Il collabore à L'Astrado, Marseille, Lou Prouvençau à l'escolo, L'Armana di felibre, Provence historique, Prouvènço 2000[2].
Son épouse Marie-Claude Mauron (d) est la fille d'Antoine Olivesi.
Production littéraire et intellectuelle
Il commence sa carrière en faisant paraître en 1973 une « étude psychocritique » sur Le Jeu de la feuillée d'Adam de la Halle, la première à porter sur un texte du Moyen Âge[9]. Elle applique la méthode proposée par son père dans sa Psychocritique du genre comique[9]. Si Jean Dufournet se montre très favorable à cette étude[9], Philippe Ménard estime qu'elle « fait fi de l'autonomie et de l'identité des personnages », tout en admettant des « suggestions intéressantes »[10].
En 1993 il publie une biographie de Frédéric Mistral[11],[12],[13], la première qui soit « sérieuse » selon Philippe Blanchet : « synthèse magistrale » qui, outre le déroulement de sa vie et l'étude de son œuvre, propose de Mistral une analyse psychologique « pertinen[t]e » et « vraisembla[bl]e »[14]. Pour le même, Mauron met à mal l'idée que le premier Félibrige, mouvement de « démocrates, fédéralistes, modernistes », aurait été marqué à droite[14]. Blanchet souligne également l'ancrage pluridisciplinaire de Mauron, qui mobilise tour à tour « histoire, psychologie, linguistique, ethnologie, critique littéraire »[14], le tout servi par des archives inédites[12]. Cette biographie lui vaut[1] le grand prix littéraire de Provence la même année[2].
En 1986, il édite avec François-Xavier Emmanuelli des Textes politiques de l'époque révolutionnaire en langue provençale, dix discours et quatre adresses avec leur traduction, dont Jacques Godechot juge leur publication « très heureu[se] »[5].
Spécialiste de Max-Philippe Delavouët, il fait paraître une première Bibliographie sur son œuvre en 1992, couvrant la période allant de 1945 à 1991, avec un index des noms[15]. Emmanuel Desiles voit, dans ce « livre-hommage » au poète, « un outil de travail indispensable » aux chercheurs et étudiants[15]. Mauron prolonge ce travail en 2002.
En 2020, il procure avec Henri Moucadel une nouvelle édition des Mémoires et Récits, qui ne se veut pas critique, mais tend à remédier au problème de l'« accès aux textes de Mistral »[16].
Poésie
Son recueil de poésie Novo de Veniso lui vaut le prix Frédéric-Mistral en 2004 ; le jury souligne « la richesse de la langue, l'originalité de l'inspiration et l'unité » de l'ouvrage[6]. Il reçoit aussi le Prix de gratitude mistralienne pour son « activité universitaire »[6].