Claude Palmero
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Claude Palmero, né le à Monaco, est un expert-comptable monégasque et l'administrateur des biens du prince Albert II de Monaco jusqu'en [1].
Claude Palmero est le fils d'André Palmero[2], fondateur en 1959 le cabinet familial d'expertise comptable et de conseil juridique et fiscal. André Palmero fut l'administrateur des biens du prince Rainier de 1980 à 2000, année de sa mort[3],[4].
Claude Palmero est marié et il a une sœur, avocate à Monaco.
Éducation
Élève au lycée Albert-Ier de Monaco[5], où il obtient son baccalauréat scientifique a seulement quinze ans, Claude Palmero étudie le management à l'École des hautes études commerciales de Paris - HEC (1974-1977). En parallèle, il est étudiant en droit des affaires à l'université Panthéon-Assas, où il obtient un DEA avec mention en 1980. La même année, Claude Palmero est diplômé de gestion comptable et d'expertise comptable.
Carrière
En 1977, Claude Palmero commence sa carrière chez Andersen à Paris. Il y acquiert une solide expérience en matière d'audit, d'organisation, de fusions-acquisitions et d'évaluation.
En 1987, il rentre à Monaco où il reprend le cabinet familial qui connaît sous sa direction, un fort développement jusqu'à son rapprochement, en , avec PricewaterhouseCoopers. Aujourd'hui[Quand ?], son cabinet emploie une soixantaine de salariés[6]. Il compte parmi ses clients le Groupe Marzocco, en faveur duquel il est intermédiaire dans la vente de villa Bromar, en sa qualité de président de la fondation Hector-Otto[7].
En , quelques jours après la mort d'André Palmero, Rainier III nomme Claude Palmero aux fonctions d'administrateur des biens de la famille souveraine, à titre privé, ainsi que de biens gérés en sa qualité de chef d'État (biens de la couronne).
Controverse
En , Claude Palmero est démis de ses fonctions[8],[9] par Albert II de Monaco à la suite d'un épisode de l'émission télévisée Complément d'enquête[10] parti sur les traces d'un corbeau faisant fuiter des documents partiels ou falsifiés[11] obtenus par piratage d'e-mails. Deux hommes sont mis en examen pour leur rôle supposé dans cette opération de déstabilisation du pouvoir monégasque[12].
Plusieurs membres de la famille Grimaldi saisissent la justice pénale[13] après un audit de l'utilisation des fonds de l'État de Monaco[14], notamment dans le cadre d'opérations immobilières[15].
De son côté, Claude Palmero assigne en diffamation, au civil, la famille princière[16],[17]. Il entreprend en parallèle des démarches judiciaires visant à être rétabli dans ses fonctions et « pour laver son honneur »[18], portant l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme en raison du manque d'indépendance des juges de Monaco, qui sont directement nommés par le souverain[19].
Dans une série d'articles d'enquête du quotidien Le Monde révélant les secrets financiers de la principauté, il est présenté comme un rempart contre la corruption rampante à Monaco, notamment dans le secteur de la promotion immobilière[20], alors que Monaco reste placé en 2025 en liste grise des paradis fiscaux par Moneyval[21].
Philanthropie
Claude Palmero est le président de la fondation Hector-Otto[22], qui œuvre en faveur des personnes âgées nécessiteuses et de l’enfance dans le besoin. La fondation gère notamment deux établissements pour personnes âgées, qui comptent entre 150 et 160 résidents[23],[24],[25].
Claude Palmero est membre d'honneur de l'Académie européenne de philatélie, et le président de la commission philatélique et numismatique de SAS le Prince Souverain de Monaco. Il est aussi président de la Commission artistique et de la Commission écologique du Palais princier[26],[27].