Fils de François Robelet et de sa femme Marguerite Esprit, il étudie la médecine dès 1776 dans les hôpitaux de la Charité et de Saint-Laurent à Langres. Il officie ensuite de 1776 à 1779 dans les hôpitaux de Besançon avant de rejoindre Brest en 1779 muni d'une lettre de recommandation pour se faire engager à l’hôpital militaire comme élève. Nommé aide chirurgien le , il par pour les Indes à bord de L'Annibal, navire luttant contre la marine anglaise lors de la guerre entre la France et l'Angleterre.
En , il lui est ordonné d'accompagner tous les malades à Trinquemalay, sur Le Vengeur où il sert jusqu'en avant de s'engager sur le Petit Annibal avant la signature de la paix en .
En Inde il devient le premier médecin de la cour d'Aly Soubab au Deccan, dans le centre de l'Inde.
En 1790, il s'engage pour 90 £ sur le Solide dans la marine marchande pour une expédition autour du monde dirigée par Étienne Marchand[2]. A son retour en 1793, il communique à Fleurieu un lexique des principaux termes employés par les populations des îles Marquises ainsi que divers objets utilisés dans les îles[3]. Il vit à l'île de France où il travaille nommé chirurgien major des cantons de Pamplemousses, Poivrières du Rempart et de Flack.
Le , il épouse à Port Napoléon, Anne-Marie Noël dont il aura cinq enfants. Le couple adoptera en plus deux autres enfants. Roblet prend alors part à la lutte contre l'esclavagisme.
Il meurt le à Port Napoléon.
Notes et références
↑Étienne Marchand, Journal de bord d'Étienne Marchand: le voyage du Solide, vol. 2, 2005, p.126
↑Pierre-Jacques Charliat, Le temps des grands voiliers, tome III de Histoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, p.239
↑Ulane Bonnel, Fleurieu et la Marine de son temps, Commission française d'histoire maritime, 1992, p.97