Claude Sempère n'hésite pas à porter un regard critique sur son propre métier, relatant la mise en scène de combattants de l'Alliance du Nord en Afghanistan par une équipe espagnole ou filmant un moudjahidin proposant une démonstration de son canon d'artillerie à son équipe de reportage[6].
Vie privée
En 2003, il épouse Dominique Lagrou-Sempère, grand reporter au groupe TF1, avec qui il a deux enfants, Mathilda et Esteban[7].
Un office religieux est célébré le en l'église Saint-André de Verrey-sous-Salmaise[11]. C'est dans ce village, où son père est médecin pendant trente ans, que Claude Sempère passe son enfance, se marie et fait baptiser ses deux enfants[12].
Hommages
À l'annonce de son décès, de nombreux journalistes lui rendent hommage, comme Rebecca Suner qui salue «un modèle de journalisme, un cœur immense et la première personne à m’avoir donné ma chance dans ce métier», Stéphanie Perez, grand reporter à France Télévisions, qui se souvient d'un «conteur hors pair, journaliste sensible, modèle d’écriture» ou Apolline de Malherbe qui décrit ainsi celui qui lui avait appris à faire ses premiers directs: «Il était exigeant et bienveillant, il aimait transmettre. Un homme formidable.»[13]. Pour Laurent Delahousse, «Il était une plume rare, précise, empathique. Il aimait ce métier, nous poussait toujours vers l'exigence et la rigueur.»[14].
Dans un communiqué de l'Élysée, Emmanuel Macron salue le parcours de Claude Sempère: «Il avait la passion de l'ouvrage bien fait, du mot bien choisi, de l'angle bien trouvé, de la formule patiemment ciselée. Mais surtout, il exerçait son métier comme on remplit une mission ou un devoir, ayant conservé toute sa carrière, cette haute conscience de la tâche démocratique qui lui incombait.»[15].