Apolline de Malherbe

journaliste française From Wikipedia, the free encyclopedia

Apolline de Malherbe, née le à Paris 16e[1], est une journaliste et animatrice audiovisuelle française. Elle a notamment travaillé pour la chaîne d'information en continu BFM TV entre 2007 et 2012 et y travaille de nouveau depuis 2013.

Naissance (46 ans)
Paris 16e
NationalitéFrançaise
SpécialitéPolitique intérieure
Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Apolline de Malherbe
Naissance (46 ans)
Paris 16e
Nationalité Française
Profession Journaliste, animatrice audiovisuelle et producteur de radio
Spécialité Politique intérieure
Années d'activité Depuis 2007
Médias actuels
Pays France
Média Radio et télévision
Fonction principale Animatrice de la matinale Apolline Matin sur RMC et RMC Story
Historique
Radio BFM Radio (2007)
RMC (depuis 2013)
Télévision BFM TV (2007-2012 puis depuis 2013)
Canal+ (2012-2013)
RMC Découverte (2013-2021)
RMC Story (depuis 2021)
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Depuis le , elle est aux commandes de la matinale Apolline Matin diffusée en direct entre 6 h 30 et 8 h 30 en simultané sur RMC et RMC Découverte jusqu'en 2021 et depuis 2021 sur RMC Story.

Biographie

Famille

Apolline de Malherbe est la fille de Guy de Malherbe, peintre et propriétaire du château de Poncé[2], un manoir de style Renaissance construit vers 1542, et de Marie-Hélène de La Forest Divonne, galeriste[3]. Elle a un frère, Jean, également galeriste[4].

Études

Après des études de lettres, Apolline de Malherbe passe en 2005 un master en sociologie à Sciences Po[5] en écrivant un mémoire de recherche sur "La politique-divertissement : le statut des invités politiques sur le plateau des émissions de talk-show"[6],[7], et un master en service public (la même année)[8]. Engagée politiquement, elle soutient la candidature de Jean-Pierre Chevènement en 2002[9]. Elle fait alors partie du « Pôle républicain » qui soutient le candidat.

Carrière

En début de carrière, elle intègre l'équipe chargée de préparer les interviews politiques matinales de Christophe Barbier. En 2007, elle publie son premier essai intitulé Politiques cherchent Audimat, désespérément (Albin Michel), ouvrage qui reçoit le prix Edgar-Faure du livre politique, puis elle rejoint le groupe NextRadioTV. Elle devient alors productrice à BFM Radio puis elle entre la même année à BFM TV comme chef d'édition, aux côtés de Ruth Elkrief, Olivier Mazerolle et Hedwige Chevrillon[10].

De 2008 à 2011, elle est correspondante de BFM TV à Washington, et en 2011, elle se fait connaître du grand public en couvrant l'affaire DSK pour cette chaîne et pour différents médias anglo-saxons, notamment CNN, NBC et ABC. En 2012, de retour en France, elle entre chez Canal+[11].

Après une année passée sur la chaîne cryptée, elle revient en sur BFM TV en tant qu'intervieweuse et éditorialiste politique. Elle présente notamment BFM Politique et devient le « joker » de Jean-Jacques Bourdin dans Bourdin Direct. Parallèlement, elle enseigne le journalisme politique à Sciences Po[12]. À la rentrée 2017, parallèlement à BFM Politique toujours animé de 12 h à 14 h le dimanche, elle présente une nouvelle émission politique Et en même temps, chaque dimanche entre 18 h et 20 h sur BFM TV[13]. De la rentrée 2018 à début , elle est remplacée par Thierry Arnaud à la présentation de BFM Politique (12 h - 13 h) et Bruce Toussaint à Et en même temps (18 h - 20 h) en raison d'un congé maternité.

À la rentrée de fin , à la suite de l'arrêt de la matinale Bourdin Direct animée par Jean-Jacques Bourdin depuis 2001 sur RMC, elle reprend les commandes de la case 6 h - 8 h 30 avec une nouvelle matinale intitulée Apolline Matin, toujours diffusée en simultané sur RMC et RMC Découverte[14]. Elle arrête donc la présentation de ses émissions dominicales sur BFM TV, à savoir BFM Politique et Et en même temps (cette dernière n'est pas renouvelée à la rentrée). Elle continue également à remplacer Jean-Jacques Bourdin dans l'interview politique de 8 h 35 diffusée en simultané sur RMC et BFM TV. Puis également, elle remplace parfois sa consœur Ruth Elkrief dans l'émission Le rendez-vous.

Depuis le , son émission Apolline Matin est transférée de RMC Découverte à RMC Story[15]. Joker de Jean-Jacques Bourdin dans l'interview politique de 8 h 35, elle le remplace lorsqu'il est écarté de l'antenne après une plainte pour tentative d'agression sexuelle[16].

Le , elle a un échange très tendu avec Gérald Darmanin, qui critique « une présentation très rapide et un peu populiste » des statistiques sur la sécurité sur lesquelles la journaliste l'interroge, et qui lui dit : « Calmez-vous, madame, ça va bien se passer »[17],[18],[19]. Plusieurs journalistes et personnalités dénoncent un comportement inapproprié et sexiste du ministre de l'Intérieur[20],[21].

En 2025, elle est dans l'émission Apolline chez vous sur RMC Story, à la rencontre d'anonymes qui racontent les difficultés de leur quotidien, en remplacement de C'est ça la France !, l'émission de Yasmine Oughlis et Mamouz[22], elle hérite de la plage horaire de 9h à 10h sur BFMTV en plus du face à face qui est de 8h30 à 9h à la suite du changement de grilles pour ce début d'année 2025[23].

Vie privée

Elle est mère de quatre enfants[24], dont deux garçons nés en 2006 et 2010 de sa précédente relation avec Alexis Morel[25],[26] et une fille née en 2017[27]. Elle a pour compagnon Harold Hauzy, psychanalyste[28], ancien conseiller en communication de Manuel Valls[29].

Polémiques

Interview de Juan Branco

En , elle conclut l'interview de l'avocat et pamphlétaire Juan Branco, au sujet de l'affaire d'« atteinte à l'intimité de la vie privée » Griveaux-Pavlenski, par : « plus on vous entend, plus on se demande si Piotr Pavlenski n’est pas que l’exécutant et vous le manipulateur ». Son collègue Christophe Barbier se dit « totalement solidaire », estimant que Juan Branco « aurait dû considérer à ce moment-là qu’être rudoyé, c’est la règle »[30]. Le journaliste médias Daniel Schneidermann critique lui « la foire-expo aux mimiques de la journaliste de BFM, censées exprimer toutes les nuances de la réprobation », tout en saluant la bande-son « d'une interview exigeante »[31].

Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) estime sa saisine par 23 personnes « partiellement justifiée » car « l'ensemble de l’entretien avec M. Juan Branco témoigne d'une partialité envers l'interviewé qui dépasse la liberté d'investigation journalistique, et la dernière phrase prononcée par Mme Apolline de Malherbe ne respecte pas les règles déontologiques concernant les accusations sans preuve et le défaut d’offre de réplique »[32],[33],[34].

Juan Branco a lui saisi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA)[35].

Attitude envers une militante de 22 ans

Le , son interview d'une militante de 22 ans du mouvement « Dernière Rénovation » suscite l'indignation sur les réseaux sociaux car jugée méprisante par les internautes, selon Femme actuelle, hebdomadaire de Prisma Media[36]. Ayant bloqué l'autoroute A13 à Pâques, la militante écologiste avait été questionnée par la journaliste sur le fait que cette action a pu susciter « du découragement voire même de la colère des usagers qui étaient dans leur voiture et qui voulaient juste aller bosser », avant de lui reprocher de répondre à la vitesse du TGV, sans avoir vraiment écouté la question[37],[38]. La jeune femme la prenant à partie pour lui demander si elle a des enfants, la journaliste lui avait retourné la question, ce qui choque des internautes. La polémique a visé également au même moment le plateau de Touche pas à mon poste[38], où la même militante subit « attaques en rafale sur les méthodes », « procès en alarmisme », et « huées du public »[38], émanant du présentateur, Benjamin Castaldi et de sa dizaine de chroniqueurs[38].

Rassemblement national et extrême droite

Son choix de ne pas qualifier le Rassemblement national de parti d'extrême droite est critiqué par plusieurs de ses confrères. Abel Mestre, journaliste du Monde, y voit le « symptôme d'une pratique du journalisme qui se contente du commentaire et de la réaction à chaud plutôt que du travail de fond sur les histoires et projets des partis»[39].

Lecture sans vérification d'un SMS de Rachida Dati

Elle est également critiquée pour avoir lu en direct à l'antenne, sans vérification, un SMS de Rachida Dati commentant l'interview de Marine Tondelier que la journaliste menait au même moment, la questionnant sur les paroles violentes et misogynes de "No Pasaran", album d'une vingtaine de rappeurs, parmi lesquels Orelsan, appelant à se mobilier contre l'extrême droite au second tour des législatives 2024[40]. Marine Tondelier ayant répondu en dénonçant des « codes violents (...) pour les femmes » dans le rap et estimé que la justice peut s’en saisir, le texte du SMS l'appelait à le faire elle-même, en disant à qu'à « une autre époque, les féministes de gauche avaient poursuivi et fait condamner Orelsan, considéré de droite »[40].

La lecture du SMS attribué à la ministre est jugée déplacée par le quotidien de gauche Libération, qui s'indigne dès le titre en commentant « back in ORTF », en y voyant une mainmise de la parole gouvernementale sur les choix éditoriaux de la chaîne et de la journaliste[41]. Le journal déplore « au moins deux fausses informations dans ce SMS lu à l’antenne sans aucun recul », ni prendre le temps de vérifier, concernant le rappeur Orelsan, présenté par le SMS comme « de droite » et ne précisant pas qu'il a été « finalement relaxé par la cour d’appel de Versailles en 2016 »[41]. La journaliste a précisé ensuite avoir confondu le numéro de la ministre avec celui d'un de ses conseillers, auteur du SMS[40].

A gauche, les critiques avaient rapidement fusé, visant plus directement Rachida Dati: le porte-parole du PCF, Ian Brossat, l’a accusée de ne pas avoir « le temps de faire le moindre tweet pour appeler à voter contre l’extrême droite »[40].

Excuses après l'interview du maire de Saint-Denis

Le , recevant Bally Bagayoko, élu dès le premier tour des élections municipales maire de Saint-Denis, elle l'interroge sur une vidéo déformée provenant de l'extrême droite, selon laquelle il a présenté Saint-Denis comme « la ville des Noirs ». Son invité dément catégoriquement, précise avoir en fait parlé de « la ville des rois »[42] et la remercie d'avoir pu le faire. Peu après, une vérification des faits par l'AFP révèle la falsification de la vidéo[43],[44]. Elle présente ses excuses, affirmant avoir « mal entendu »[45]. L'association SOS Racisme annonce avoir saisi l'ARCOM[46], en s'appuyant sur une enquête de Libération[44], déplorant une déformation de la vidéo, transformée dès la veille de cet interview en polémique avec « reprise à l’antenne sur plusieurs chaînes et radios nationales, notamment sur France 5, RMC, BFMTV et France Info, où elle a été présentée comme une déclaration réelle de l’intéressé ».

Publication

Notes et références

Voir aussi

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