Claude Tardits

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Claude Tardits ( à Paris - à Paris[1]) est un anthropologue et ethnologue français, spécialiste des sociétés Bamiléké et Bamoun, directeur d’études à l’École pratique des hautes études et président de cette institution de 1983 à 1989.

Origines et formation

Claude Tardits naît dans le 17e arrondissement de Paris dans une famille de coiffeurs qui tient un salon fréquenté par un milieu d’artistes et d’intellectuels[2]. Il passe une partie de son enfance en Normandie chez ses grands-parents et effectue plusieurs séjours d’apprentissage en Angleterre[2].

Atteint de tuberculose au lycée, il prépare pourtant le baccalauréat en sanatorium, puis est reçu à HEC en 1940, où il obtient le diplôme en 1943, en même temps qu’un titre en droit à l’Université de Paris[2].

En 1943, il entre dans la résistance en liaison avec le réseau Libération-Vengeance et participe au sauvetage d’équipages alliés abattus en France[3]. Il rejoint ensuite les forces alliées, sert comme officier français attaché à l’aviation américaine, est grièvement blessé dans un accident d’avion et reçoit la croix de guerre[3].

Après la guerre, il travaille pendant quelques années dans le secteur privé avant d’orienter sa carrière vers la recherche et l’Afrique[4].

Carrière

Au milieu des années 1950, Claude Tardits effectue ses premières enquêtes de terrain au Dahomey (actuel Bénin) sur les palmeraies, dans le cadre de missions de l’ORSTOM et de l’UNESCO[3]. Il poursuit ensuite ses recherches au Cameroun, d’abord chez les Bamiléké, puis, à partir de 1959, dans le pays Bamoun, qui devient son principal terrain d’enquête pendant une dizaine d’années[2].

Ses travaux sur l’histoire, les institutions politiques, la parenté et les arts du royaume bamoun aboutissent à la publication de plusieurs études et à une vaste monographie, Le royaume bamoum, parue en 1980[5],[4].

Chercheur à l’ORSTOM, Tardits enseigne aussi l’ethnologie et la sociologie à l’Université du Cameroun, où il dirige le département de sociologie jusqu’à la fin des années 1960[6].

En 1964, il est élu directeur d’études à la 5e section (sciences religieuses) de l’École pratique des hautes études pour une chaire consacrée aux religions de l’Afrique noire, fonction qu’il occupe jusqu’à sa retraite[7],[8]. Il est nommé président de l’EPHE par arrêté du pour un mandat de trois ans et demeure à la tête de l’institution jusqu’en 1989[9],[7].

Claude Tardits coordonne par ailleurs des colloques et des volumes collectifs sur l’histoire des civilisations du Cameroun, où il rassemble des historiens et des ethnologues travaillant sur les sociétés de la région[10]. Ses archives scientifiques sont conservées au Centre de recherche en ethnomusicologie (CREM-CNRS) et à la bibliothèque Éric de Dampierre[11].

Publications sélectionnées

Notes et références

Voir aussi

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