Claude Torracinta
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Claude Torracinta est un journaliste suisse d'origine corse né le au Havre (Seine-Inférieure) en France et mort le à Genève (Suisse)[1].
Il est notamment le créateur en 1969 et l'animateur jusqu'en 1981 puis de 1985 à 1988 de l'émission Temps présent de la Télévision suisse romande.
Vie privée
À 14 ans, Claude Torracinta rejoint sa mère à Genève où il fréquente le collège Calvin. Il obtient en 1958, une licence ès sciences commerciales et en 1959 une licence ès sciences politiques à l'université de Genève. Il effectue ensuite un stage en 1962 à l'université Harvard (États-Unis) sous la direction d'Henry Kissinger. Marié très jeune, il se consacre en partie à l'enseignement de 1956 à 1959 pour gagner sa vie[2].
Il se lance ensuite dans le journalisme, tout d´abord à La Tribune de Genève, comme responsable de la rubrique économique (1960-1963) puis chef des informations générales (1963-1966). Il est correspondant à Paris de 1966 à 1969. Entre 1963 et 1969, il collabore occasionnellement pour la Télévision suisse romande.
Il entre officiellement à la télévision en 1969, où il crée et anime le magazine d'information, Temps présent jusqu'en 1981 puis à nouveau de 1985 à 1988[3]. Il produit de nombreuses émissions et réalise une série historique, Le Temps des passions consacrée à la Genève des années trente. Il est ensuite chef du département des magazines (1972), puis en 1989, directeur de l'information poste qu'il quitte au , pour redevenir simple journaliste. Il anime l'émission Table ouverte jusqu'au [4]. Entre 1984 et 1985, il a aussi collaboré à la Radio suisse romande[5],[6]. Membre du comité des programmes d'Arte dès la création de cette chaîne culturelle, il en refuse la direction générale en 1992[7]. Très attaché au principe du service public pour la télévision et la radio en Suisse, il lui a consacré de nombreux articles et conférences. Fait chevalier des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 1990 pour son engagement en faveur du service public et d'une télévision de qualité.
En 1994, il est nommé par le Conseil d'État président du conseil d'administration de l'Hospice général de Genève qu'il quitte en 2006[8] et membre du Conseil de fondation de la FSASD. En 2000, l'État de Genève lui demande de réaliser un film documentaire sur « le refuge et l'attitude des autorités locales envers ceux qui cherchaient asile en Suisse de 1939 à 1945 ». Le film Mémoires de la frontière est diffusé le par la Télévision suisse romande puis par plusieurs chaînes étrangères[9]. Président de la Licra-Suisse et de la Fondation Médias et société, membre du Conseil de la Fondation HLM[10]. Collaborateur des Éditions Eiselé (Chroniques et images - Collection CH). Chroniqueur à La Tribune de Genève de 1992 à 2002.
Il meurt le , à l'âge de 89 ans[11].
Claude Torracinta est marié à Claire Torracinta-Pache, députée au Grand Conseil genevois de 1985 à 1997, auteure d'un essai Le pouvoir est pour demain (Éditions de l'Aire, 1983).
Il est le père d'Anne Emery-Torracinta, députée au Grand Conseil genevois de 2005 à 2013, conseillère d’État chargée du département de l'instruction publique, de la culture et du sport de 2013 à 2023, et de Pascale Torracinta, traductrice et chargée de cours à Harvard aux États-Unis[réf. nécessaire].
Récompenses
- Prix Hentsch en littérature, 1955
- Prix Casaï en économie de l'université de Genève, 1959
- Prix francophone de l'information, 1987
- Prix du festival du film de l'environnement (Ecovision), 1989[4]
- Mérite Bernésien attribué par la commune de Bernex, 1992
Décoration
Émissions
- Temps présent
- Table ouverte
- Destins
- En direct avec