Clos Saint Landelin
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| Clos Saint Landelin | |
Le Clos Saint Landelin à Rouffach. | |
| Désignation(s) | Clos Saint Landelin |
|---|---|
| Appellation(s) principale(s) | Alsace grand cru vorbourg |
| Type d'appellation(s) | AOC |
| Pays | |
| Région parente | Vignoble d'Alsace |
| Sous-région(s) | Haut-Rhin |
| Localisation | Rouffach |
| Climat | Tempéré continental |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 724 heures par an |
| Sol | argilo-calcaire |
| Superficie plantée | 12 ha |
| modifier |
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Clos Saint Landelin est un domaine viticole produisant principalement des alsace grand cru vorbourg situé à Rouffach en Alsace, au sud de Colmar.
Landelin, moine irlandais, était venu en évangélisateur dans le Pays de Bade (Allemagne) au VIIe siècle. Il fut assassiné vers 640. Selon la légende, quatre sources auraient jailli à l'endroit du crime. Sur la tombe du martyr se seraient produits plusieurs miracles. Ceci engagea quelques moines à s'établir à proximité. Un premier couvent, appelé Mönchzell, fut construit vers 725[1].
Heddon (734-776), évêque de Strasbourg, fut le réorganisateur de ce couvent de Mönchzell "Cella monachorum" fondé en l'honneur de Saint Landelin sur la rive droite du Rhin. Il érigea un second couvent, plus grand, à quelque distance du premier. En souvenir de son bienfaiteur, le couvent fut nommé Ettenheimmünster (du latin Ettonis monasterium qui signifie le monastère d'Heddon)[2]. Le monastère fut doté de biens situés à Rouffach, parmi lesquels se trouvaient des vignes. Ces biens furent appelés le "praedium sancti Landelini", le bien Saint Landelin[1],[3].
Certaines de ces parcelles de vignes sont situées dans les anciens lieux-dits Altengassen, Vorberg — nom d'origine de l'actuel grand cru Vorbourg —, Rothengarten et Mannberg.
Le livre Liber Vitae, écrit entre 1250 et 1372, et qui contient les dons et legs faits au profit de l'église Notre-Dame de Rouffach, cite des vignes situées près de parcelles du « Bien Saint Landelin » et près de la Fontaine Landelin[4]. D'après les anciens plans cadastraux de Rouffach, la Fontaine Landelin se situe au lieu-dit Hauhl, aujourd'hui Clos Saint Landelin. Elle coule toujours au pied de ce vignoble[5].
En 1409, la famille Berler de Rouffach était devenue bénéficiaire à titre d'emphytéose du Bien Saint Landelin, qui resta propriété ecclésiastique jusqu'à la Révolution française[6].
Après 1871, l'Alsace a été intégrée à l'empire allemand. Le Dr Wolfgang Weber, l'un des pionniers[réf. souhaitée] de la viticulture alsacienne, acheta[7] les différentes parcelles de vignes constituant aujourd'hui le Clos Saint Landelin. Il remet en valeur le vignoble en construisant des murs de soutènement en pierres sèches[8],[9].

En 1918, après le départ des Allemands, le domaine a été mis sous séquestre par l'administration française. Il fut acquis en 1923 par Alfred Erny, industriel à Soultzmatt. Il commercialisa les vins en bouteilles sous l'appellation Clos Saint Landelin[10]. Il sut avantageusement continuer l’œuvre du Dr Weber, ceci pendant sept ans. En 1929, il céda[10] le vignoble du Clos Saint Landelin, avec les stocks en fûts et en bouteilles, à l'Union Vinicole du Haut-Rhin de Colmar.
En 1935, Alfred Muré, issu d'une famille de vignerons dont l'origine remonte à 1650 à Westhalten, acheta[11] le domaine. Il bénéficia de l'aide financière[12] de son cousin, Joseph Butterlin. L'usage de la dénomination « Clos Saint Landelin », sous laquelle les vins étaient commercialisés jusqu'alors, faisait partie de la vente. Depuis cette date le vignoble est entre les mains de la famille Muré[13]. Actuellement, ce sont les arrière-petits-enfants d'Alfred, Véronique et Thomas Muré, qui exploitent le Clos Saint Landelin.