Club Valdaï

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Fondation
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Événement périodique, think tank, groupe de pression, propagandeVoir et modifier les données sur Wikidata
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Club Valdaï
Vladimir Poutine s’exprimant à la tribune du club Valdaï en octobre 2014.
Histoire
Fondation
Cadre
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Événement périodique, think tank, groupe de pression, propagandeVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
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Organisation
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Le club de discussion Valdaï (en russe Международный дискуссионный клуб «Валдай») est un think tank installé à Moscou et un forum international — créés en 2004 à l'initiative du président russe Vladimir Poutine — se réunissant annuellement en Russie. Officiellement, il vise à rassembler des experts invités pour débattre de la Russie et de son rôle dans le monde, notamment économique et politique. Son rôle est essentiellement celui d'un « think tank pro-Kremlin », chargé de diffuser la propagande du régime de Vladimir Poutine.

Logo, en anglais, du club de discussion Valdaï.

Son nom provient du lieu de sa première édition, la capitale régionale Novgorod, dans l’oblast duquel se trouvent le lac Valdaï et le parc naturel des collines de Valdaï, à plusieurs centaines de kilomètres au nord-ouest de Moscou.

Objectif officiel

Officiellement, le club Valdaï défend la vision d'un monde multipolaire, par opposition à un monde unipolaire dominé par les États-Unis d'Amérique[réf. nécessaire].

La mission première du club est de créer une plateforme internationale pour permettre aux élites russes de débattre du développement du pays et de son rôle dans le monde, avec des experts étrangers issus du monde académique, de la politique et des médias[1].

Objectif officieux

Selon le quotidien Le Monde en 2017, il s’agit d’un « think tank pro-Kremlin »[2],[3]. Selon Le Grand Continent, il s'agit d'une officine de propagande du régime de Vladimir Poutine[4].

Selon Françoise Thom, l'objectif est de « communiquer aux responsables des partis prorusses à l’étranger les évolutions de la ligne du Kremlin ; transmettre les directives de Moscou en matière de propagande au vaste réseau des agents d’influence et des mouvances kremlinophiles répandues dans le monde »[5].

Pour Marcus Kolga, fondateur et directeur de DisinfoWatch, et chercheur, il s'agit essentiellement d'une fête de la propagande organisée par Poutine et le Kremlin[6].

Historique

Le club est créé en 2004 par l'agence de presse RIA Novosti et d'autres publications russes[7]. Il est nommé d'après le lieu de la première rencontre à Novgorod, qui se trouve à proximité du lac Valdaï, où se trouve une des datchas de Staline dans laquelle la première réunion était initialement envisagée[8] ; les premiers invités ont d’ailleurs effectué une visite rapide de cette datcha de Valdaï, trop exiguë pour accueillir une telle réunion[8].

Vladimir Poutine, qui en a souhaité la création, assiste aux rencontres, ainsi que plusieurs ministres[9]. Le discours du président russe clôt traditionnellement le forum[8] et il est suivi d’un long échange avec l’assistance sous forme de questions-réponses.

Un des principaux conseillers du club Valdaï est l’ancien député européen (FN) Yvan Blot. Cet ancien cadre du FN, puis du MNR (Mouvement national républicain) de Bruno Mégret, fut aussi le cofondateur du Club de l’horloge, un cercle de réflexion réunissant des hauts fonctionnaires de droite et d’extrême droite[10][source insuffisante].

Édition 2013

Cette édition a été la plus commentée en France, notamment à la suite des prises de positions de François Fillon sur le dossier syrien[11],[12]. Le forum a également été marqué par une déclaration de Vladimir Poutine qui a affirmé que « la Russie a toutes les raisons de croire que l'utilisation des armes chimiques en Syrie était une provocation astucieuse ». Il s'y est en outre prononcé pour un retour de la Russie à ses valeurs chrétiennes[13].

Édition 2014

Lors de son discours à Sotchi, Poutine a haussé le ton « d’une manière inédite », selon le politologue Jean-Robert Raviot, « accusant les « vainqueurs de la guerre froide » de vouloir gouverner le monde « selon leurs seuls intérêts » et de se conduire « comme des nouveaux riches ayant tout juste acquis une très grosse fortune[14] ».

Édition 2022

La plupart des invités occidentaux  « sinon la totalité », selon Courrier international  ne se rendent pas à cette édition à cause de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. Les organisateurs ont remédié à leur absence en invitant plus d'experts de pays de l’ex-URSS, d’Afrique, d’Amérique latine, du Moyen-Orient et d’Asie[15].

D'après Radio France internationale : « Lors d'un discours prononcé devant le club international de discussion Valdaï, le président russe s'est livré ce jeudi 27 octobre à une charge virulente contre les États-Unis et leurs alliés, accusés de jouer à un jeu dangereux, tout en niant la souveraineté des autres pays et nations, et en se présentant comme un homme pleinement prêt au dialogue, auquel tôt ou tard, dit-il, les Occidentaux se résoudront[16]. »

Sanctions internationales

Le Club Valdaï est placé sous sanctions par le Canada en [6] pour sa participation aux efforts de propagande russe contre l'Ukraine[6], pays qui a également placé le forum sous sanctions[17].

Réunions annuelles

Liens externes

Notes et références

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