Clémentine Nzuji

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Clémentine M. Faik-Nzuji
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Biographie
Naissance
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TshofaVoir et modifier les données sur Wikidata
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Clémentine Nzuji (devenue Faïk-Nzuji Madiya sous la zaïrianisation) est professeure, écrivaine et poétesse congolaise née le à Tshofa dans la province du Kasaï-Oriental, en République démocratique du Congo[1].

Jeunesse et études

Depuis sa naissance, elle a grandi dans une culture où autour du nouveau-né, il n' y a que sa famille restreinte mais une communauté qui lui donne une place au sein de celle-ci et qui contribue à la formation de sa personnalité[2].

Déjà dès son jeune âge dans le cadre familial, Clémentine Nzuji portait un intérêt pour les mythes, les devinettes, les contes, les légendes et les jeux verbaux qui d'enfants. Le soir, son père se mettait à conter ou à parler de son enfance et ceci amusait leur fratrie. Et dans sa manière de leur transmettre la sagesse et l'éducation sa mère utilisait constamment des proverbes[2].

La carrière de son père lui a permis de connaitre les différents coins de la République démocratique du Congo ainsi elle a commencé ses études primaires dans la province du Nord-Ubangi à Moboyi Mbongo et a poursuivi la suite des études primaires et secondaires dans le Kasaï Occidental à Mikalayi et à Kananga. L'École moyenne de Pédagogie, commencée à Milakayi poursuivie à Lusanga dans la province de Bandundu puis achevée à Kinshasa entre 1959 et 1962[3].

Elle obtient une licence en philologie africaine de l’université nationale du Zaïre et commence sa carrière de poétesse.

Carrière

De 1964 à 1966, elle dirige le « cercle culturel de la Pléiade »[4] à l’Université Lovanium. Son amour pour la poésie l’amène en 1969, au Festival de Dakar où elle remporte le premier prix du concours de poésie Léopold Sédar Senghor[5]. Elle va enseigner les littératures orales à l’université nationale du Zaïre de 1972 à 1978 et à l’université de Niamey de 1978 à 1980. Mais depuis 1980, elle vit avec son mari en Belgique où elle enseigne la linguistique et les littératures orales à l’université catholique de Louvain[6]. En 1983, elle défend à l'Université Paris III une thèse sur la littérature orale de différentes cultures en Afrique centrale et de l’Ouest (Togo, Bénin, Niger). Elle a mis le kasàlà au cœur de son travail et de sa recherche. Il se retrouve tant dans ses recueils de poésie publiés que dans sa thèse d'ethnologie[7].

Elle fonde en 1986 le Centre international des langues, littératures et traditions d'Afrique au service du développement (CILTADE)[8] de l'université de Louvain, qu’elle dirige avec d’autres écrivains, notamment son frère, le poète Mukala Kadima Nzuji.

Œuvres

Romans

  • Anya:Roman initiatique, éditions Thomas Mols, 2007 - 193 pages[9].

Contes, mythes, épopées, mémoires, chroniques

  • Kasalà. Chant héroïque luba, Lubumbashi, Presses universitaires du Zaïre, 1974. (Thèmes: littérature orale, panégyriques)
  • Énigmes luba-nshinga. Étude structurale, Kinshasa, Éditions de l’Université Lovanium, 1970.
  • Devinettes tonales tusumwinu, Paris, SELAF, coll. Bibliothèque de la SELAF, no 56, 1976. (Thèmes: Littérature orale, devinettes)

Récits et nouvelles

  • Cité de l’abondance, inédit. Prix unique au Concours annuel de l’Académie royale des Sciences d’Outre-mer, Bruxelles, 1986. Frisson de la mémoire, Saint-Maur, Sépia, 1993, p. 203-229.
  • « Le masque ou Les variations inachevées sur un rêve », dans Littérature du Congo-Zaïre, Actes du colloque de Bayreuth (22-) réunis par P. HALEN - J. RIESZ, Amsterdam – Atlanta, Rodopi, 1995, p. 167-180.
  • Tout passe…, Louvain-la-neuve, Ciltade, 1999.
  • Tu le leur diras. Le récit véridique d’une famille congolaise plongée au cœur de l’histoire de son pays. Congo (1890-2000), Bruxelles, Alice Éditions, 2005.

Essais et Études

  • Avec la coll. de MAMBE, ILUNGA K., « Au premier festival culturel panafricain d’Alger. Impressions du symposium », Congo-Afrique, 38 (1968), p. 383-399.
  • « L’art traditionnel au Zaïre. Noms amplifiés », Zaïre-Afrique, 108 (1976), p. 476-487.
  • « Parole et geste dans les médiations du sacré », dans Médiations africaines du sacré, Spécial Cahiers des religions africaines, p. 20-21 (1986-87), n.40-41, p. 73-93.
  • Anthroponymie afro-romane, en collaboration avec Willy Bal et Jan Daeleman, 1991, Max Niemeyer Verlag, Tübingen. (Thème : anthroponymie).
  • Éléments de phonologie et de morphologie des langues bantu, Leuven, Peeters, 1992. (Thème : linguistique)
  • « Mutanga ou corde de la sagesse des Balega », L’Africain, 155 (1992), p. 15-17.
  • Symboles graphiques en Afrique noire, Paris, Karthala – Ciltade, 1992[10]. (Thèmes : décryptage de symboles graphiques, Approches méthodologiques)
  • La Puissance du sacré. L’homme, la nature et l’art en Afrique noire, Bruxelles – Paris, La Renaissance du livreMaisonneuve et Larose, 1993. (Thèmes : Arts, symboles, célébrations rituelles)
  • « Le Symbole comme approche de Dieu et comme ressource de l’homme. Le Notre-Père et le Credo », Revue africaine des sciences de la Mission – African Review of Mission Studies, 3 (1996) n.4, p. 73-86.
  • Le Dit des signes. Répertoire de symboles graphiques dans les cultures et les arts africains, Hull (Québec) – Louvain-la-Neuve, Musée canadien des civilisations/Centre international des langues – Centre International de langues, littératures et traditions d’Afrique, 1996. (Thèmes : arts, symboles, religion)
  • La Beauté des signes. Pistes et clés pour la pratique des symboles, Louvain-la-Neuve, Ciltade, 1996. (Thèmes : Arts, symboles, religion, approches méthodologiques)
  • Arts africains, signes et symboles, Louvain-la-Neuve, De Boeck Université, 2000. (Thèmes : arts, symboles, approches méthodologiques)
  • Avec la coll. de NGONGA-KE-MBEMBE Hubert, Les traces du Grand Signe. Une lecture sémiologique de symboles initiatiques ohendo, Bruxelles, P.I.E. – Peter Lang, 2004[11]. (Thèmes: rites, symboles, approches métodologiques)
  • Sources et ressources. Panorama des cultures fondamentales de la République Démocratique du Congo. Louvain-la-Neuve (Belgique), CILTA aisbl, 2013. 340 pages. Préface du Professeur Henri Mova Sakanyi, ancien ambassadeur. (Thème : cultures fondamentales)

Poèmes

  • "Kasala : poèmes", in : Congo-Afrique, (Léopoldville), 6e an., no 1, , p. 22-27.
  • Murmures : poèmes. Kinshasa : Ed. Lettres congolaises ; Office National de la Recherche et du Développement (ONRD), [1968], 15 p..
  • Kasala et autres poèmes, Kinshasa : Mandore, 1969, 53 p.
  • Le Temps des amants, Illustrations de Moussa Diouf. Kinshasa : Edition Mandore, 1969, 43 p., ill.
  • Lianes, [Précédé d'une Lecture de Maurice Hambursin]. Kinshasa/Lovanium : Ed. du Mont Noir, coll. Objectif 80, série Jeune littérature, no 4, 1971, 31 p.
  • Gestes interrompus, Lubumbashi, Mandore, 1976, 46 p.

Critiques sur son œuvre

  • Clémentine Faïk-Nzuji et Tzvetan Todorov, « Un conte qui s’analyse lui-même », Fabula, 17 (1976), p. 182-188.

Recherche

La recherche de Clémentine Faïk-Nzuji se résume par les trois questions suivantes[2]:

  • La compréhension et la reconnaissance de la " culture" comme un phénomène humain fondamental qui soutient la vie dans toutes les sociétés;
  • La compréhension de l'être humain comme étant résultat de sa culture et en même temps comme créateur de celle-ci;
  • La prise de conscience des limites de l'homme comme un "Être culturel".

Récompenses et hommages

Liens externes

Notes et références

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