Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise

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Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise (C14)
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La Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise, communément appelée C14, est un regroupement de partis politiques d’opposition créé en 2017 au Togo dans un contexte de contestations sociopolitiques contre le pouvoir en place, de Faure Gnassingbé. Elle a joué un rôle central dans les mobilisations politiques entre 2017 et 2019 avant de connaître une fragmentation progressive.

La C14 est formée en à la suite des manifestations populaires réclamant des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels et l’instauration d’un scrutin présidentiel à deux tours. À sa création, elle regroupe quatorze partis politiques d’opposition, d’où son appellation.

La coalition se positionne comme une force extraparlementaire cherchant à obtenir l’alternance politique par la mobilisation populaire, le dialogue politique et la pression internationale[1],[2],[3].

Actions politiques majeures

Entre 2017 et 2018, la C14 organise plusieurs manifestations d’ampleur nationale. Elle participe aux discussions politiques sous la médiation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et prend acte des recommandations émises par celle-ci, tout en soulignant certaines insuffisances.

En , la coalition boycotte les élections législatives, estimant que les conditions de transparence et d’équité n’étaient pas réunies. Ce boycott entraîne la perte de toute représentation parlementaire de l’opposition issue de la C14.

La coalition adopte également une position de non-reconnaissance de l’Assemblée nationale issue de ces élections et annonce la reprise de manifestations en 2019[2],[3].

Érosion et divisions internes

À partir de 2018, la C14 est confrontée à des divergences internes portant notamment sur : la stratégie électorale (participation ou boycott), la participation aux institutions électorales comme la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la conduite du dialogue politique avec le pouvoir.

Ces désaccords entraînent la suspension ou le retrait progressif de plusieurs partis membres, dont des formations majeures de l’opposition. En 2019, la coalition ne regroupe plus qu’un nombre réduit de partis et voit son influence politique diminuer[4],[5].

Participation aux élections et recomposition

Après avoir boycotté les législatives et les municipales de 2019, certains partis issus de la C14 participent aux élections locales. À l’approche de l’élection présidentielle de 2020, la coalition annonce sa volonté de présenter un candidat unique de l’opposition, soutenant notamment la candidature d’Agbéyomé Kodjo dans le cadre d’un regroupement élargi.

Parallèlement, des partis anciennement membres de la C14 créent de nouvelles alliances politiques, telles que la « Coalition rénovée », marquant une recomposition durable de l’opposition togolaise[6],[7],[2].

Analyse et critiques

Des analystes politiques estiment que la C14, affaiblie par des querelles internes et des divergences stratégiques, n’a pas su maintenir une ligne politique cohérente sur la durée. D’autres soulignent néanmoins son rôle structurant dans la mobilisation de l’opposition togolaise et dans la mise en lumière des revendications démocratiques au Togo durant la période 2017-2019[4],[7],[8],[3].

Situation actuelle

Notes et références

Liens externes

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