Élection présidentielle togolaise de 2020
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| Élection présidentielle togolaise de 2020 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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| Inscrits | 3 738 786 | |||||||||||||
| Votants | 3 449 989 | |||||||||||||
| 92,28 % | ||||||||||||||
| Blancs et nuls | 963 413 | |||||||||||||
| Faure Gnassingbé – Union pour la République | ||||||||||||||
| Voix | 1 760 309 | |||||||||||||
| 70,78 % | ||||||||||||||
| Agbéyomé Kodjo – Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement | ||||||||||||||
| Voix | 483 926 | |||||||||||||
| 19,46 % | ||||||||||||||
| Président | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Faure Gnassingbé UNIR |
Faure Gnassingbé UNIR | |||||||||||||
| http://www.ceni-tg.org | ||||||||||||||
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L'élection présidentielle togolaise de 2020 a lieu le afin d'élire le Président du Togo. Le président sortant Faure Gnassingbé est candidat à sa réélection après avoir fait modifier la constitution afin de pouvoir se présenter pour un quatrième mandat consécutif.
Gnassingbé est réélu sans surprise dès le premier tour avec plus de 70 % des suffrages, un résultat contesté par l'opposition qui accuse le gouvernement de fraude électorale.

Le président sortant Faure Gnassingbé est au pouvoir depuis la mort de son père en 2005. Il est réélu pour un troisième mandat lors de l'élection présidentielle togolaise de 2015, avec plus de 58 % des suffrages. Il doit alors s'agir de son dernier, la constitution l’empêchant de concourir pour un nouveau mandat.
En , le gouvernement introduit au parlement un projet de réforme de la constitution prévoyant entre autres une modification du mode de scrutin utilisé pour les élections présidentielles togolaises, avec un passage au scrutin uninominal majoritaire à deux tours au lieu d'un seul ainsi qu'une limitation à deux du nombre de mandats. La modification constitutionnelle est vivement critiquée par l'opposition, en particulier la non-rétroactivité de la limitation du nombre de mandats, qui permettrait à Faure Gnassingbé, président depuis 2005, de se représenter en 2020 et 2025. À la suite des appels à manifester massivement contre le projet, des dizaines de milliers de personnes se réunissent pour protester dans plusieurs villes du pays dont 100 000 dans la capitale Lomé les 6 et [1].
Pour être adopté par seule voie parlementaire, un projet de révision de la constitution doit être voté à la majorité des quatre cinquièmes des 91 membres du parlement. Le , cependant, le projet ne réunit que 62 voix sur 91, toutes provenant du parti présidentiel, l’Union pour la République (UNIR). L'opposition ne participe pas à la séance, la considérant, selon l’Alliance nationale pour le changement (ANC, principal parti d’opposition) comme un « simulacre de plénière »[2]. La majorité des trois cinquièmes ayant été atteinte, le projet de révision est néanmoins valide pour un passage par voie référendaire. Les manifestations organisées contre le projet dans la capitale et les grandes villes togolaises forcent cependant le gouvernement à temporiser. Initialement, le gouvernement comptait sur une organisation du scrutin avant la fin de l'année, mais l'opposition le contraint ainsi à entamer préalablement un dialogue, repoussant le scrutin à 2018[3].
Après une médiation des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest le à Lomé, le scrutin a finalement lieu le 20 décembre 2018[4]. L'Union pour la République (UNIR) au pouvoir conserve sa majorité absolue avec 59 sièges sur 91. Le parlement connait par ailleurs une forte hausse du nombre de députés indépendants, 18 d'entre eux décrochant un siège. L'Union des forces de changement (UFC) et quatre autres formations se partagent les quelques sièges restants.
Malgré la majorité absolue obtenue, le scrutin est initialement considéré comme un échec relatif pour l'UNIR, qui ne parvient pas à décrocher la majorité des quatre cinquièmes des sièges nécessaire à une modification constitutionnelle par seule voie parlementaire, même en comptant sur ceux de son allié l'UFC, et ce malgré le boycott d'une grande partie de l'opposition. Le , cependant, le gouvernement parvient à faire voter à la quasi-unanimité une révision constitutionnelle permettant à Gnassingbé de se maintenir jusqu'en 2030[5].
Mode de scrutin
Depuis la révision constitutionnelle de 2019 le président togolais est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Pour l’emporter dès le premier tour, un candidat doit réunir la majorité absolue des suffrages exprimés. À défaut, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête, et celui recueillant le plus de suffrages est déclaré élu[6].
La cour constitutionnelle déclare le que le scrutin présidentiel doit avoir lieu entre le et le afin de respecter la constitution, qui impose son organisation entre 60 et 75 jours avant la fin du mandat présidentiel en cours. Les candidats ont jusqu'à 45 jours avant la date du scrutin pour déposer leur candidature. Une révision des listes électorales a auparavant lieu entre du au [7]. Le , le premier tour de la présidentielle est fixé par décret pris en conseil des ministres au , précédé d'une campagne électorale officielle du 6 au 20. Pour la première fois, la diaspora togolaise peut participer au scrutin à la suite d'une loi votée début novembre. Comme pour les élections précédentes, les forces de l'ordre et l'armée votent 72 heures avant le reste de la population afin d'être disponibles pour assurer la sécurité des opérations électorales[8].
Candidats
Sur un total de dix candidatures, sept sont validées par la Cour constitutionnelle et se présentent lors de l’élection, dont notamment Faure Gnassingbé, candidat de l'Union pour la république (UNIR) et président sortant, ainsi que Jean-Pierre Fabre, candidat de l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC) arrivé deuxième au scrutin précédent[9].
Bien qu'investi par le Nouvel engagement togolais[10] (NET), Gerry Taama[11] se désiste 24 heures avant la clôture des inscriptions en invoquant un manque de préparation de l'opposition et la « modicité des intentions » du parti[12].
