Col de Fenestre
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| Col de Fenestre | ||||||
Fortification au col de Fenestre. | ||||||
| Altitude | 2 474 m[1],[2] | |||||
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| Massif | Massif du Mercantour-Argentera (Alpes) | |||||
| Coordonnées | 44° 06′ 58″ nord, 7° 21′ 39″ est[1],[3],[2] | |||||
| Pays | | |||||
| Vallée | Vallon de la Madone de Fenestre (Vésubie) (sud) | Vallée du Gesso (nord) | ||||
| Ascension depuis | Saint-Martin-Vésubie | Entracque | ||||
| Accès | GR 369 | GR 52a | ||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
Géolocalisation sur la carte : Piémont
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Le col de Fenestre, à 2 474 m d'altitude, est un col du massif du Mercantour-Argentera séparant l'Italie de la France.
Le légendaire récit du martyre de saint Dalmas se situe sur le chemin du col : « Passant par le col de Fenestre, il aurait été arrêté par des brigands qui l'auraient décapité au bord du Gesso. Il prit alors sa tête, traversa la rivière et mourut sur l'autre rive. Les brigands terrifiés auraient placé son corps sur un chariot tiré par deux génisses qui se seraient arrêtées à Pédona » (lieu de l'érection de l'abbaye carolingienne de Borgo San Dalmazzo).
Dès 1388, le sanctuaire de la Madone de Fenestre situé au pied du col devint le meilleur passage et refuge pour les voyageurs qui empruntaient ce passage entre Nice (sous domination de la Savoie) et le Piémont.
Ce col s'est avéré être un passage stratégique, en témoigne la présence de trois blockhaus sur le versant français du col et d'une petite caserne sur le versant italien. Toutes les fortifications sont italiennes, le col ne devient frontière qu'en 1947 avec le traité de Paris.
Le col a servi de route d'exil en pour la communauté juive niçoise fuyant l'arrivée des troupes allemandes, qui remplacèrent les troupes d'occupation italiennes. Un grand nombre se retrouveront internés sur le versant italien au camp de concentration de Borgo San Dalmazzo, et certains seront ensuite déportés à Auschwitz. Une plaque au col commémore cet exil.

