Cola Cola jazz
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| Cola Cola jazz | |
| Auteur | Kangni Alem |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Roman |
| Distinctions | Grand prix littéraire d'Afrique noire (2003) |
| Éditeur | Dapper |
| Nombre de pages | 208 |
| ISBN | 978-2906067820 |
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Cola Cola jazz est un roman de Kangni Alem paru en 2002 aux éditions Dapper[1],[2]. L’ouvrage remporte le Grand Prix littéraire d'Afrique noire en 2003[3].
Le roman raconte l’histoire d’Héloïse, une jeune femme métisse, qui part en Afrique à l’invitation de son père qu’elle n’a jamais connu. À son arrivée, le père est absent; c’est sa demi-sœur Parisette, née d’une autre union, qui l’accueille. Le récit explore la rencontre de ces deux femmes, l’une française, l’autre africaine, présentées comme deux moitiés de noix de cola, symboles du double et de la différence. À travers leurs voix alternées et un narrateur extérieur, le texte interroge la quête d’identité, la filiation, et la véracité des origines[4],[5].
Thèmes
Cola Cola Jazz aborde les thèmes de la double appartenance, de la recherche du père et de la construction identitaire. La ville fictive de TiBrava, où se déroule une partie de l’intrigue, sert de miroir à plusieurs capitales africaines contemporaines: urbaine, bigarrée et marquée par les contradictions politiques. Le roman se distingue par une écriture ironique et acide, où l’auteur mêle humour, critique sociale et introspection. À travers des passages satiriques, Kangni Alem évoque aussi la figure d’un président autoritaire, rappelant les régimes africains postcoloniaux[6].
Contexte et réception
Lors de sa parution en 2002, Cola Cola Jazz a été salué par la critique pour la vitalité de sa langue et la modernité de sa narration. Le journal Le Togolais le présentait comme « un premier roman délirant » sur la quête des origines et la complexité identitaire. Plusieurs critiques ont également souligné le ton libre et sarcastique de l’auteur, déjà connu pour ses positions critiques à l’égard du pouvoir politique togolais. Le roman a été salué par la critique francophone pour sa créativité formelle et son humour grinçant. Plusieurs commentateurs y voient une œuvre majeure de la littérature africaine contemporaine par sa capacité à renouveler la représentation du pouvoir et du désenchantement postcolonial[7],[6],[8].
Style et influences
L'ouvrage, écrit sur un ton ironique et baroque, mêle récit politique, quête identitaire et satire sociale dans un style inspiré du rythme du Jazz. La structure du roman s’inspire du jazz, notamment de la Togo Brava Suite du musicien américain Duke Ellington. Le texte est marqué par une écriture rythmée, des ruptures de ton et une multiplicité de voix narratives. Le critique Abdourahman A. Waberi décrit le livre comme « une exploration baroque de l’une des dictatures les plus fossiles du continent », soulignant sa richesse stylistique et sa charge satirique[7].
Réception académique
Le roman a également suscité l’intérêt du milieu universitaire. Il figure notamment dans un projet de thèse de doctorat soutenu à l’Université de Lomé par Anani Yawovi, intitulé: « La formation du discours transculturel dans la fiction narrative de Kangni Alem: une théorie de la transdisciplinarité ». Cette recherche met en lumière la dimension transculturelle et transdisciplinaire de l’écriture de Kangni Alem, en prenant Coca Cola Jazz comme texte de référence au sein de son corpus d’étude[9].
Éditions
- Cola Cola Jazz, Paris, Éditions Dapper, 2002, 208 p[5].
- ISBN: (ISBN 978-2906067820)