Collectif Palestine vaincra
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| Fondation | |
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| Dissolution | |
| Prédécesseur |
Coup pour coup 31 |
| Type | |
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| Méthode |
Stand d'informations, boycott, manifestations, vandalisme |
| Siège | |
| Pays |
| Membres |
~ 10 () |
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| Idéologie | |
| Site web |
Le Collectif Palestine vaincra (CPV) (arabe : رابطة فلسطين ستنتصر) est une organisation pro-palestinienne et antisioniste d'extrême gauche française, fondée en à Toulouse. Elle milite pour la solution à un État au conflit israélo-palestinien.
Le , le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin annonce la dissolution de l'organisation. Cette dissolution est suspendue en référé par le Conseil d'État le . Le collectif est définitivement dissous le à la suite d'une confirmation du Conseil d'État jugeant sur le fond.
Positionnement, revendications et actions
Positionnement et revendications
Le Collectif Palestine vaincra est antisioniste et classé à l'extrême gauche[4]. Selon Le Point, le CPV est étroitement lié à l'Organisation communiste marxiste léniniste — Voie prolétarienne[3]. Il entretient aussi des liens avec le Front populaire de libération de la Palestine et milite pour la solution à un État au conflit israélo-palestinien[2],[4]. Il est affilié au Samidoun, réseau de soutien aux prisonniers palestiniens finançant le FPLP[3],[5].
Au sein de sa charte, le CPV indique avoir pour objectif de « combattre l'État d'Israël en tant qu'entité coloniale et raciste, poste avancé de l'impérialisme occidental dans la région » et de soutenir « une Palestine libre, multiculturelle et démocratique de la mer au Jourdain »[2].
Le collectif revendique la défense de la cause des Palestiniens ainsi que des positions antiracistes, anticolonialistes et anti-impérialistes[1],[2],[6]. Estimant qu'Israël impose une politique de ségrégation raciale, il s'oppose à la collaboration des différents gouvernements français avec Israël[2],[7].
En , le collectif appelle à la libération du militant palestinien Ahmad Saadat[2].
Le , Palestine vaincra se félicite de l'attaque du Hamas contre Israël[8],[5].
Actions

À Toulouse, le Collectif Palestine vaincra mène une campagne contre le jumelage de Toulouse avec Tel Aviv. Le collectif participe également à l'organisation de manifestations annuelles pour la libération du communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah[9].
Proche du mouvement Boycott, désinvestissement et sanction, le CPV participe aux campagnes de boycott des produits israéliens[1],[2],[6].
En , le CPV vandalise plusieurs panneaux publicitaires de la compagnie JCDecaux pour y installer ses propres affiches[2].
En , le Collectif Palestine vaincra participe à un rassemblement d'hommage aux victimes des attentats de [4],[10].
En , il lance une campagne nommée #Palestine2022, visant à imposer la cause palestinienne comme un sujet de débat lors de l'élection présidentielle de [7]. La même année, selon Le Monde, sa principale activité reste de tenir un stand d'informations dans le centre-ville de Toulouse[4].
En , dans le contexte de la guerre à Gaza, le CPV organise un rassemblement pro-palestinien à Toulouse, qui est interdit par le préfet de Haute-Garonne[11].
Dissolution
Projet de dissolution
En , le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, annonce sa demande de la dissolution du Comité action Palestine et du Collectif Palestine vaincra, accusant ce dernier d'« appel à la haine, à la discrimination, à la violence » et de cultiver « le sentiment d'oppression des « peuples musulmans » […] dans l'objectif de diffuser l'idée d'une islamophobie à l'échelle internationale », « sous couvert de défendre la cause palestinienne »[6],[7],[12]. Sont également reprochés au CPV des commentaires non-modérés sur sa page Facebook[4],[9] ainsi que l'appel à des campagnes de boycott contre Israël[13].
En réaction au projet de dissolution, le Collectif Palestine vaincra dénonce une « attaque contre le mouvement de solidarité avec la Palestine »[6],[12].
Dissolution
Le , le ministère de l'Intérieur annonce la dissolution du Collectif Palestine vaincra et du Comité action Palestine en conseil des ministres[14],[15].
Recours contentieux
Suivant leur dissolution, le Comité action Palestine et Palestine vaincra déposent un recours auprès du Conseil d'État[4]. L'Association France Palestine Solidarité et l'Union syndicale Solidaires déposent des mémoires afin de soutenir la requête devant le Conseil[3], ainsi que l'Union juive française pour la paix[16],[17].
Le , le Conseil d'État suspend la dissolution des deux associations, considérant que le décret « n'est ni nécessaire ni adapté et porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et à la liberté d'association », car le Collectif Palestine vaincra « ne provoque ni ne contribue à la discrimination, à la haine ou à la violence, que ses prises de position vis-à-vis d'Israël et du sionisme ne présentent pas un caractère antisémite, qu'il a toujours condamné l'antisémitisme, que la campagne de boycott des produits israéliens constitue une modalité légitime d'expression d'opinions protestataires ». L'État doit verser 3 000 € chacun au Collectif Palestine vaincra et au Comité action Palestine[10],[13],[18],[19],[20].
Le , le Conseil d'État rejette définitivement la requête d’annulation du décret de dissolution[21],[22],[23].