Collectif Palestine vaincra

From Wikipedia, the free encyclopedia

Fondation
Dissolution
Prédécesseur
Coup pour coup 31
Collectif Palestine vaincra
Logo du Collectif Palestine vaincra.
Histoire
Fondation
Dissolution
Prédécesseur
Coup pour coup 31
Cadre
Type
Méthode
Stand d'informations, boycott, manifestations, vandalisme
Siège
Pays
Organisation
Membres
~ 10 ()
Idéologie
Site web

Le Collectif Palestine vaincra (CPV) (arabe : رابطة فلسطين ستنتصر) est une organisation pro-palestinienne et antisioniste d'extrême gauche française, fondée en à Toulouse. Elle milite pour la solution à un État au conflit israélo-palestinien.

Le , le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin annonce la dissolution de l'organisation. Cette dissolution est suspendue en référé par le Conseil d'État le . Le collectif est définitivement dissous le à la suite d'une confirmation du Conseil d'État jugeant sur le fond.

Le Collectif Palestine vaincra est fondé en à Toulouse[1],[2] sous la forme d'un groupement de fait. Il prend la relève de l'organisation Coup pour coup 31, fondée en [3]. Son porte-parole est Tom Martin[1],[4].

Selon Le Monde, en , il compte une dizaine de membres actifs[4].

Positionnement, revendications et actions

Positionnement et revendications

Le Collectif Palestine vaincra est antisioniste et classé à l'extrême gauche[4]. Selon Le Point, le CPV est étroitement lié à l'Organisation communiste marxiste léniniste — Voie prolétarienne[3]. Il entretient aussi des liens avec le Front populaire de libération de la Palestine et milite pour la solution à un État au conflit israélo-palestinien[2],[4]. Il est affilié au Samidoun, réseau de soutien aux prisonniers palestiniens finançant le FPLP[3],[5].

Au sein de sa charte, le CPV indique avoir pour objectif de « combattre l'État d'Israël en tant qu'entité coloniale et raciste, poste avancé de l'impérialisme occidental dans la région » et de soutenir « une Palestine libre, multiculturelle et démocratique de la mer au Jourdain »[2].

Le collectif revendique la défense de la cause des Palestiniens ainsi que des positions antiracistes, anticolonialistes et anti-impérialistes[1],[2],[6]. Estimant qu'Israël impose une politique de ségrégation raciale, il s'oppose à la collaboration des différents gouvernements français avec Israël[2],[7].

En , le collectif appelle à la libération du militant palestinien Ahmad Saadat[2].

Le , Palestine vaincra se félicite de l'attaque du Hamas contre Israël[8],[5].

Actions

Militants du Collectif Palestine vaincra lors d'une manifestation pour la journée internationale des travailleurs à Berlin, le .

À Toulouse, le Collectif Palestine vaincra mène une campagne contre le jumelage de Toulouse avec Tel Aviv. Le collectif participe également à l'organisation de manifestations annuelles pour la libération du communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah[9].

Proche du mouvement Boycott, désinvestissement et sanction, le CPV participe aux campagnes de boycott des produits israéliens[1],[2],[6].

En , le CPV vandalise plusieurs panneaux publicitaires de la compagnie JCDecaux pour y installer ses propres affiches[2].

En , le Collectif Palestine vaincra participe à un rassemblement d'hommage aux victimes des attentats de [4],[10].

En , il lance une campagne nommée #Palestine2022, visant à imposer la cause palestinienne comme un sujet de débat lors de l'élection présidentielle de [7]. La même année, selon Le Monde, sa principale activité reste de tenir un stand d'informations dans le centre-ville de Toulouse[4].

En , dans le contexte de la guerre à Gaza, le CPV organise un rassemblement pro-palestinien à Toulouse, qui est interdit par le préfet de Haute-Garonne[11].

Dissolution

Projet de dissolution

En , le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, annonce sa demande de la dissolution du Comité action Palestine et du Collectif Palestine vaincra, accusant ce dernier d'« appel à la haine, à la discrimination, à la violence » et de cultiver « le sentiment d'oppression des « peuples musulmans » […] dans l'objectif de diffuser l'idée d'une islamophobie à l'échelle internationale », « sous couvert de défendre la cause palestinienne »[6],[7],[12]. Sont également reprochés au CPV des commentaires non-modérés sur sa page Facebook[4],[9] ainsi que l'appel à des campagnes de boycott contre Israël[13].

En réaction au projet de dissolution, le Collectif Palestine vaincra dénonce une « attaque contre le mouvement de solidarité avec la Palestine »[6],[12].

Dissolution

Le , le ministère de l'Intérieur annonce la dissolution du Collectif Palestine vaincra et du Comité action Palestine en conseil des ministres[14],[15].

Recours contentieux

Suivant leur dissolution, le Comité action Palestine et Palestine vaincra déposent un recours auprès du Conseil d'État[4]. L'Association France Palestine Solidarité et l'Union syndicale Solidaires déposent des mémoires afin de soutenir la requête devant le Conseil[3], ainsi que l'Union juive française pour la paix[16],[17].

Le , le Conseil d'État suspend la dissolution des deux associations, considérant que le décret « n'est ni nécessaire ni adapté et porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et à la liberté d'association », car le Collectif Palestine vaincra « ne provoque ni ne contribue à la discrimination, à la haine ou à la violence, que ses prises de position vis-à-vis d'Israël et du sionisme ne présentent pas un caractère antisémite, qu'il a toujours condamné l'antisémitisme, que la campagne de boycott des produits israéliens constitue une modalité légitime d'expression d'opinions protestataires ». L'État doit verser 3 000  chacun au Collectif Palestine vaincra et au Comité action Palestine[10],[13],[18],[19],[20].

Le , le Conseil d'État rejette définitivement la requête d’annulation du décret de dissolution[21],[22],[23].

Critiques par NGO Monitor

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI