Lieu d'origineBibliothèque de l'Athar Mahal, Bîjâpur, Inde
LangueArabe, Persan
Collection Bîjâpur
Page du commentaire sur l'œuvre Mughnī al-labīb de ʻAbd Allāh ibn Hishām al-Anṣārī par Muḥammad b. Abī Bakr ad-Damāmīnī (décédé vers 1424) avec les sceaux de Mahmud Gawan (premier ministre du sultanat de Bîdâr). British Library, Bureau de l'Inde, IO Bijapur 7, Catalogue d'Otto Loth, no. 967.
Les manuscrits, en grande partie rédigés en arabe, et pour certains en persan, constituaient initialement un fond de la bibliothèque royale des sultans Adil Shahi de Bijapur. Nombre de ces manuscrits portent encore les sceaux des dirigeants du sultanat de Bijapur[1]. À un moment donné de leur histoire, au moins depuis le milieu du XVIIesiècle[2], les manuscrits ont été transférés à l'Ashar Mahal ou Asar Mahal (ٱشار محل)[3], un bâtiment situé au sein du complexe fortifié de Bijapur. Ce bâtiment abritait un collège et une école théologique (médersa) fondés par le sultan Mohammed Adil Shah (r.–). L'Asar Mahal abritait notoirement une relique de Mahomet, prophète de l'Islam, fonction qui explique son nom de «Palais du relique» en hindoustani et en persan, «Lieu du relique» en arabe.
En 1848, Bijapur, un territoire alors marathe, est annexé par les Britanniques, qui y trouvent la bibliothèque en périclitation, l'institution ne disposait alors plus de fonds pour son soutien. Le savant Charles d'Ochoa s'y rend entre 1841 et 1843 et en arrange les manuscrits, séparant «ceux conservés de ceux complètement détruits»[4]. Par la suite, Henry Bartle Frere, le commissaire de la région, fait préparer un catalogue de la collection de Bijapur en ourdou par Hamīd al-din Ḥakīm, traduit en anglais par Claude Erskine. Après examen de ce catalogue par un certain John Wilson, assisté d'érudits locaux, il a été décidé que l'ensemble de la collection serait envoyé à la Cour des directeurs de la Compagnie des Indes orientales à Londres. Les manuscrits sont expédiés en 1853[5].
Les parties de collection appartenant à l'India Office ont été cataloguées, avec d'autres manuscrits arabes de l'Inde, par Otto Loth (1844-1881) et publiées en 1877[8]. Après un laps de temps considérable, le chercheur Saleemuddin Qureshi a fourni un résumé de la collection en 1980[9], mais aucune analyse approfondie n'a été entreprise jusqu'en 2016, lorsque la chercheuse Keelan Overton a examiné certaines des notations, sceaux et reliures[10]. La British Library détient 451 manuscrits de la collection de Bîjâpur, dont 436 écrits en arabe et 17 en persan[2].
↑India Office Records, Selections from the Records of the Bombay Government, N.S., No. 41 (Bombay, 1957): 213-42; for an example, see Muḥammad ibn Ismā'īl al-Bukhārī. Islamic Traditions [120] [Data set]. Zenodo. http://doi.org/10.5281/zenodo.4488407.
12Christopher D. Bahl, «Creating a Cultural Repertoire Based on Texts: Arabic Manuscripts and the Historical Practices of a Sufi in 17th-Century Bijapur», Journal of Islamic Manuscripts, vol.9, nos2-3, , p.132–153 (ISSN1878-4631 et 1878-464X, DOI10.1163/1878464X-00902003, lire en ligne, consulté le )
↑Rajeshwari Datta, "The India Office Library: Its History, Resources, and Functions," The Library Quarterly: Information, Community, Policy 36, no. 2 (1966): 99-148.
↑Rajeshwari Datta, "The India Office Library: Its History, Resources, and Functions," The Library Quarterly: Information, Community, Policy 36, no. 2 (1966): 143.
↑Examples illustrated in Keelan Overton, "Book Culture, Royal Libraries, and Persianate Painting in Bijapur, circa 1580-1630," Muqarnas 33 (2016): 91-154. https://www.jstor.org/stable/26551683.
↑S. G. Tulpule, "Un catalogue descriptif des manuscrits marathi dans la collection de Charles d'Ochoa de la Bibliothèque nationale Paris," Bulletin de l'École Française d'Extrême-Orient 75 (1986): 105-123. DOI: https://doi.org/10.3406/befeo.1986.1702.
↑Saleemuddin Qureshi, "The Royal Library of Bijapur," Pakistan Library Bulletin 11, nos. 3–4 (September–December 1980): 1–16. https://doi.org/10.5281/zenodo.5044853.
↑Keelan Overton, "Book Culture, Royal Libraries, and Persianate Painting in Bijapur, circa 1580-1630," Muqarnas 33 (2016): 91-154. https://www.jstor.org/stable/26551683