Collégiale Saint-Ermel de Vireux-Molhain
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Collégiale Saint-Ermel de Vireux-Molhain | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom local | La façade |
| Culte | Catholique romain |
| Rattachement | Diocèse de Reims |
| Début de la construction | VIIIe siècle |
| Fin des travaux | XVIIIe siècle |
| Style dominant | Roman |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Ville | Vireux-Molhain |
| Coordonnées | 50° 05′ 21″ nord, 4° 42′ 34″ est |
| modifier |
|
La collégiale Saint-Ermel de Vireux-Molhain est une église de la commune de Vireux-Molhain et est dédiée à Saint-Ermel.
Les vestiges les plus anciens de la collégiale Saint-Ermel qui nous sont parvenus datent du VIIIe siècle. Il s'agit de la crypte en colonnes de pierre bleue de style préroman. Le fait que Pepin le Bref y ait été enterré n'est confirmé par aucun document connu.
Fondée par Dame Ada, épouse de Wibert, comte de Poitiers, en 752 et donc existant depuis l’époque Carolingienne, elle est considérée comme la plus ancienne église romane de la Chrétienté. L'édifice fut longtemps un lieu de pèlerinage où l'on vénérait les reliques de Saint-Ermel, évêque missionnaire du pagus aduinnensis civitas leodiensis, qu'elle a conservées jusqu'en 1563.
« Monsieur Hubert de Charleville, correspondant du Ministère de l'instruction publique pour les travaux historiques vient de découvrir à Vireux-Molhain, arrondissement de Givet (Ardennes), un registre de l'ancien chapitre de Molhain qui paraît contenir des documents d'une assez grande importance. Il résulte de l'examen qu'a fait monsieur Hubert de ce registre,[...] qu'en 752 une dame illustre nommée Ada épouse de Vibert comte de Poitiers parent par sa femme de Pepin le Bref, fonda la collégiale qui existe encore aujourd'hui. Saint Ermel y fut vénéré comme patron secondaire à cause des reliques de ce saint que la dite dame Ada y avait apporté. Emme même dota cette église en lui cédant les biens patrimoniaux qu'elle possédait en ce lieu et dans les environs. Plus tard en 760, Pépin augmenta encore la dotation des chanoines de Molhain. »
— Bulletin de la Société de l'histoire de France, Imprimerie du Crapelet, 9, rue de Vaugirard, 1836, p. 119.
Du bâtiment initial ne subsiste cependant que la crypte. L'édifice actuel au-dessus de la crypte est du XVIIIe siècle[1].
L'édifice fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].