Collégiale Sainte-Marie de Clans

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Destination initiale
Destination actuelle
Paroisse
Paroisse Notre-Dame-de-la-Tinée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Collégiale Sainte-Marie de Clans
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Diocèse
Paroisse
Paroisse Notre-Dame-de-la-Tinée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Dédicataire
Construction
XIe siècle - 1572
1681-1686
Religion
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
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(Voir situation sur carte : Alpes-Maritimes)

La collégiale Sainte-Marie est une église catholique située à Clans, en France[1].

L'église est située dans le département français des Alpes-Maritimes, sur la commune de Clans.

Historique

Le chevet avec l'abside romane
et le clocher.

La première mention de Clans apparaît en 1066 sous le nom de Castrum de Clansis. Le fief de Clans appartient à la famille de Glandèves au XIe siècle. L'église est donnée à cette date à l'évêque de Nice. De l'église romane, il subsiste l'abside semi-circulaire en petits moellons, en annexe derrière le chœur actuel. Elle a un décor de lésènes. À côté se trouve le clocher. La partie supérieure a été surélevée au moment de la reconstruction de l'église.

L'église a été érigée en collégiale par un bref du pape Innocent II, en 1137, à la demande de l'évêque de Nice, Pierre Ier. Le chapitre de la collégiale comprend quatre chanoines dont un archiprêtre. Les documents de l'église, dont le titre de fondation et les statuts primitifs, ont disparu. On peut supposer que les chanoines suivaient la règle de saint Augustin.

À partir de 1572, la reconstruction de la collégiale commence par le porche.

Le gros œuvre de la collégiale baroque est construit entre 1681 et 1686. On trouve la date de 1684 sur le portail d'entrée. Les vantaux portent la date de 1702. Les décors des autels latéraux et du maître autel sont progressivement réalisés jusqu'à la Révolution. La porte de la sacristie attenante à la collégiale porte la date de 1774. Le maître autel est reconstruit en 1781.

La collégiale est consacrée par l'évêque de Nice, Mgr Valperga, le .

Les armées françaises commencent à occuper le comté de Nice à la fin de . Les lois françaises concernant la religion et les biens de l'Église vont progressivement s'appliquer. Ce n'est qu'en 1794 que les troupes françaises vont occuper Clans et supprimer la collégiale. Les biens meubles et immeubles appartenant à l'église sont mis en vente le 16 thermidor an IV (). Les Clansois ne participent pas aux enchères qui sont emportées par un notaire de Roquesteron. Les Clansois ont caché les cloches, les vases sacrés (calices, ciboires), les ostensoirs, les encensoirs, les ornements, les livres sacrés et les registres de catholicité.

Après le retour du comté de Nice à la maison de Savoie, le legs de l'ancien archiprêtre de la collégiale, Don Cagnoli, permet le rétablissement de la collégiale sous le titre de la Nativité de la Vierge Marie par un acte passé devant notaire à Nice, le . l'évêque de Nice, Mgr Galvano, publie la bulle d'érection et les nouveaux statuts de la Collégiale en 1838. Mais la loi dite d'incamération supprime la collégiale définitivement, le .

L'édifice est classé au titre des monuments historiques le [1].

Fresques

Peinture murale dans l'ancienne abside de la collégiale : scène de chasse.

Derrière le chœur actuel de l'église, on peut voir une peinture murale inattendue représentant une scène de chasse, avec une curieuse représentation d'un éléphant. Cette peinture se trouve dans l'ancienne abside, et doit dater probablement du XIVe siècle. Dans une pièce adjacente, on peut voir des peintures murales d'inspiration byzantine que Mgr Denis Ghilardi attribue au début du XIIIe siècle représentant deux épisodes de la vie de saint Pierre, un christ en gloire et une Annonciation. Cependant Philippe de Beauchamp juge que ces peintures ne doivent pas être antérieures au milieu du XIVe siècle.

Mobilier

La base Palissy donne la liste du mobilier inscrit ou classé au titre des objets[2].

On trouve dans la collégiale deux bénitiers en pierre noire du XVIe siècle et des fragments de retable du XVIe siècle représentant saint Martin et sainte Agathe.

L'orgue Grinda

Notes et références

Voir aussi

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