Clans (Alpes-Maritimes)

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Clans
Clans (Alpes-Maritimes)
Vue du village dominé par la collégiale Sainte-Marie.
Blason de Clans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Roger Maria
2020-2026
Code postal 06420
Code commune 06042
Démographie
Gentilé Clansois
Population
municipale
703 hab. (2023 en évolution de +10,19 % par rapport à 2017)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 44″ nord, 7° 08′ 54″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 2 082 m
Superficie 37,79 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tourrette-Levens
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Clans
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Clans

Clans (prononcer le « s » final, [klɑ̃s]) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Clansois.

Localisation

Clans est une commune de moyenne altitude (690 m), située au-dessus de la vallée de la Tinée, à 60 km de Nice.

Géologie et relief

La commune est vaste, et comporte une grande partie de forêt ; elle s'étend du lit de la Tinée, les hameaux de Pont-de-Clans et du Bancairon faisant partie de la commune, aux sommets du mont Tournairet.

Catastrophes naturelles - Sismicité

Le , de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, St-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleur[1]. Certains hameaux de la commune restent inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le . L'Arrêté du portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Clans, au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au "[2].

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[3].

Hydrographie

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • rivière la Tinée,
  • vallons d'ullion, de la serre, du monar, de lambertisse, de la nouguière, de l'adoucet, de la chaudane, des bouis, de bassacros, de cavier, du cougné, de bairols, de figgiette, de la chalanche, de pèlegrin,
  • la vallière obscure,
  • ravin de la médecine,

Clans dispose de deux stations d'épuration :

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[9] et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à 300 mm en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux (8 °C) et peu de brouillards[10]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 058 mm, avec 5,7 jours de précipitations en janvier et 5,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rimplas à km à vol d'oiseau[13], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 908,8 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,7 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Intercommunalité

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme

La commune est intégrée dans le plan local d'urbanisme métropolitain approuvé le [17].

Typologie

Au , Clans est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[19]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Voies de communications et transports

Voies routières

Village desservi par la départementale 55 depuis la D 2205.

Transports en commun

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Clans
Marie Marie Venanson
Bairols Clans Venanson
Tournefort La Tour Utelle

Toponymie

« Le chef-lieu (des Vellauni) » s’appela Clan c'est-à-dire centre des réunions[22]. (?)

Histoire

Le peuplement de la région est très ancien ; en attestent le « pont dit romain » en dessous de Clans, situé sur une ancienne voie romaine[23], ainsi que les vestiges de l'âge du bronze trouvés dans la commune. Sans doute la situation de Clans, sur un promontoire offrant à la fois terres cultivables, eau et facilité de défense, sont-ils des facteurs expliquant ce choix.

Jusqu'au XIVe siècle, le village était situé plus bas, au lieu-dit le Poet, près de la chapelle Saint-Sébastien. Des vestiges de cet ancien village subsistent, et son abandon semble être dû à l'épidémie de peste de 1348, au profit du site actuel, qui devait être un hameau d'alpage à l'époque.

Clans, faisant partie du comté de Nice dépendant du royaume de Sardaigne ou de Piémont-Sardaigne, a voté son rattachement à la France en 1860.

Le à 5 h 43, le village a subi un tremblement de terre, dont l'épicentre se trouvait au large d'Impéria (Italie), de magnitude comprise entre 6,5 et 6,8 et qui s'est ressenti sur un rayon de 300 km. À Clans, plusieurs dizaines de maisons furent endommagées, certaines furent démolies, toutes ne furent pas reconstruites[24].

Plaque commémorative.

Dans une époque plus récente, de nombreuses familles et enfants juifs ont trouvé refuge à Clans pendant le deuxième guerre mondiale. Les villageois tentent de les protéger contre les rafles en mettant en place un service d’alerte :

Plusieurs personnes s’étaient organisées pour prévenir les « juifs » afin qu’ils aient le temps de se cacher avant l’arrivée des Allemands. Paul Isoart, affilié à la Résistance surveille la route qui passe devant l’usine EDF de Bancairon. En cas de danger, il prévient le cafetier du Pont de Clans qui avertit à son tour Edwige Isoart, receveuse des PTT. Le message transmis par téléphone, très simple « le lait monte », signifie qu’il y a une visite de la Gestapo. Ce stratagème permettait aux juifs de se mettre à l’abri avec la complicité active des habitants. Malheureusement, il y eut quelques fausses alertes, ce qui les rendit moins vigilants. Le lundi , les Allemands arrivent brusquement à Clans, sans que personne ait pu être averti. Lors de cette rafle organisée par Aloïs Brünner, 27 réfugiés juifs sont arrêtés, mais une trentaine d’autres ont pu être sauvés. La police allemande, rendue furieuse par son échec partiel, traîne Edwige Isoart sur la place du village, sous la menace d’un revolver, mais elle parvient à se disculper et n’est pas arrêtée.
Paul Isoart, maire de Clans pendant de nombreuses années et son épouse Edwige, ont obtenu la médaille des Justes. En 1993, une plaque commémorant le cinquantième anniversaire de la rafle a été apposée sur le mur de la mairie[25].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1966 mars 2001 Raymond Santucci DVD Conseiller général du canton de Saint-Sauveur-sur-Tinée
mars 2001 16 décembre 2005[Note 3] James Dauphiné SE  
16 décembre 2005 mars 2008 Jean-Pierre Stève SE  
mars 2008 en cours Roger Maria[26] DVD Retraité

Budget et fiscalité 2019

Mairie.

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[27] :

  • total des produits de fonctionnement : 696 000 , soit 1 109  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 642 000 , soit 1 022  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 1 390 000 , soit 2 213  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 1 016 000 , soit 1 617  par habitant ;
  • endettement : 1 370 000 , soit 2 182  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 4,79 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,87 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 29,98 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 220 [28].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[30].

En 2023, la commune comptait 703 habitants[Note 4], en évolution de +10,19 % par rapport à 2017 (Alpes-Maritimes : +4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
681634648666766760858814855
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
814749771702736706692605528
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
505793641623471530446472400
1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018 2023 -
367496532551557582662703-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Établissements d'enseignements[33] :

  • Écoles maternelles et primaires,
  • Collèges à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Roquebillière, Saint-Martin-du-Var,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé

Professionnels et établissements de santé[34] :

  • Médecins à Villars-sur-Var, Saint-Sauveur-sur-Tinée,
  • Pharmacies à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Lantosque, Levens,
  • Hôpitaux à Villars-sur-Var, Saint-Martin-Vésubie.

Cultes

Économie

Entreprises et commerces

Agriculture

Les principales sources de « richesse » étaient l'agriculture : légumes, oliviers (dont 800 m constitue la limite d'altitude supérieure), élevage et produits en découlant (fromage, salaisons, viande), l'exploitation des bois de la forêt, et les ressources hydrauliques, avec captage de sources pour alimenter l'usine hydro-électrique du Bancairon, en complément du cours de la Tinée.

Tourisme

Le village accueillait, et accueille toujours, nombre de familles niçoises l'été, le climat estival de Clans étant agréable, et l'altitude ne constituant pas un problème pour les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque; nombre de « villas » attestent de cette présence estivale.

Commerces

L'économie de Clans a profondément changé au fil de l'histoire.

De nos jours, l'économie strictement locale est plus réduite, et passablement de personnes habitent à Clans et travaillent dans la vallée, jusqu'à Nice.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La commune compte trois monuments[36] et 34 objets[37] répertoriés à l'inventaire des monuments historiques :

Lieux présentés dans la base de données "http://patrimages.culture.gouv.fr/" de l'l'inventaire général du patrimoine culturel : Photothèque Monuments Historiques.

Voir aussi :

Chapelle Saint-Michel

La chapelle Saint-Michel est située sur la route de la forêt.

Chapelle Saint-Antoine-Ermite

La chapelle Saint-Antoine-Ermite[41] est située près de la mairie. Elle a été construite pour protéger le village de la peste de 1467. Des fresques représentant l'ermite ont été peintes en trente tableaux, dont douze disparus à la fin du XVe siècle[42], [43].

Collégiale Sainte-Marie

La collégiale Sainte-Marie actuelle, a été reconstruite à partir de 1680, jusqu'à la Révolution. Elle a été reconstruite sur des églises plus anciennes, les églises Saint-Pierre et Sainte-Marie qui étaient placées l'une contre l'autre. L'église Saint-Pierre a été construite avant l'an mille. Il reste de cette église le chœur et des fragments de fresque. L'église Sainte Marie est citée en 1066 dont il reste l'abside et une partie du clocher. La grande porte de la collégiale porte la date de 1684. La collégiale est consacrée le . L'orgue Grinda, de 1791, a été restauré en 1982 par Yves Cabourdin en conservant le plus possible les pièces d'origine[44].

Autres lieux et monuments

On peut également citer :

La chapelle des Pénitents Noirs ou Saint-Roch ou de la Miséricorde, est située derrière la collégiale. Elle est antérieure au XVIIe siècle[45],[46].

La chapelle Saint-Jean, située sur le chemin du village de Marie, a été reconstruite en 1728, avec un très beau cadran solaire sur la façade. Cette chapelle a été mise à la disposition de l'artiste Patrick Moya qui a entrepris de retracer sur les murs intérieurs la vie de saint Jean Baptiste[47].

La chapelle Sainte-Anne a été édifiée à partir de 1655, elle est consacrée à saint Antoine de Padoue. On y accède après une randonnée d’une heure et demie par la piste du Raous, en allant vers la forêt. Elle est l'objet d'un pèlerinage fervent le dernier dimanche de juillet.

La chapelle Saint-Sébastien date du Ve siècle et fut reconstruite en 1575. Elle est située sur la route qui mène de Pont-de-Clans à Clans[48].

La chapelle Saint-Roch est située à l'entrée du vieux cimetière ; l’ancienne chapelle fut démolie en 1875, et la nouvelle reconstruite au même emplacement et dédiée à saint Roch comme la précédente.

La Maison claustrale, située près de la collégiale : sa grande porte est sculptée d'un blason, encadré du nom de l'archiprêtre Louis Serre qui l'a fait construire en 1515[49].

La maison dite de la Reine-Jeanne est une maison de style Renaissance avec fenêtres à meneaux. Son nom rappelle celui de la reine Jeanne qui a installé à Clans un juge et un bailli ainsi que le droit d'approvisionnement en sel[50].

Le Monument aux morts pacifiste où il est inscrit « Maudits soient les responsables de la guerre et honneur à ceux qui ont travaillé pour la paix »[51],[52].

Héraldique

Blason de Clans Blason
D'argent à l'ours passant d'azur, lampassé de gueules, chapé d'azur.
Détails
L’ours qu’on retrouve sur le blason bleu et blanc de la commune (donné, par la famille Orsier, maîtresse du fief) est l’emblème officiel de Clans et sa devise inscrite en latin sous le blason signifie : Toujours courageux dans l’adversité.

Toutefois l’emblème revendiqué est celui du loup. D’ailleurs, beaucoup de familles clansoises avaient des patronymes dérivés du latin lupus (loup), lubonis, lobo, lubo.

Ce blason figure aujourd'hui sur le fronton de la salle des fêtes[53].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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