Colombier-le-Cardinal
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| Colombier-le-Cardinal | |||||
Le château des Célestins. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ardèche | ||||
| Arrondissement | Tournon-sur-Rhône | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Annonay Rhône Agglo | ||||
| Maire Mandat |
Olivier de Lagarde 2020-2026 |
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| Code postal | 07430 | ||||
| Code commune | 07067 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
327 hab. (2023 |
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| Densité | 131 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 16′ 04″ nord, 4° 44′ 36″ est | ||||
| Altitude | Min. 311 m Max. 392 m |
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| Superficie | 2,5 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Annonay (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Sarras | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ardèche
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Colombier-le-Cardinal est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Situation et description

La commune étend ses 2,5 km2 sur une partie fertile du plateau nord-ardéchois. Son nom lui vient du château construit, à l'ouest du village, par le cardinal Bertrand de Colombier. Sa population se partage sur deux sites : au village, près de l'église et de la mairie ; et plus à l'est dans le groupe de hameaux Barlet, les Perrines, Gagnère, les Rivattes[1].
Communes limitrophes
| Peaugres | Bogy | |||
| N | Saint-Désirat | |||
| O Colombier-le-Cardinal E | ||||
| S | ||||
| Saint-Cyr |
Géologie et relief
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[4] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée du Rhône » et « Sud-est du Massif Central »[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 841 mm, avec 8 jours de précipitations en janvier et 5,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Peaugres à 2 km à vol d'oiseau[8], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie
Voies de communication
Urbanisme
Typologie
Au , Colombier-le-Cardinal est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annonay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (46,7 %), forêts (23,6 %), prairies (16,6 %), zones urbanisées (9,3 %), terres arables (3,8 %)[16].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Histoire
Faute de textes écrits et de traces archéologiques particulières, les origines de Colombier-le-Cardinal restent mystérieuses. Le village et ses hameaux ont dû peu à peu se former au gré des défrichements agricoles du plateau.
Le nom de Colombier est entré dans l'histoire écrite en même temps que la famille Bertrand de Colombier dont deux membres sont devenus de riches cardinaux. Le second, né en 1299, s'était fait construire un château à Colombier à partir de 1339, mais, en 1361, il l'a fait transformer en couvent pour des religieux Célestins. Le monastère a eu l'avantage de pouvoir gérer les paroisses environnantes, jusqu'à sa fermeture pour cause de décadence en 1778.
L'histoire de la commune commence par sa création en 1790. Celle de la paroisse débute en 1872 par la construction de son église et d'un presbytère, après avoir été dépendante de Saint-Cyr puis de Peaugres. Une population de près de 300 habitants était recensée après la Révolution. Elle a diminué ensuite jusqu'à un minimum de 140 en 1975. L'installation de villas l'a fait remonter en 2015 à 300 habitants[1].
Politique et administration
Administration municipale
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].
En 2023, la commune comptait 327 habitants[Note 3], en évolution de +11,99 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Au XIXe et au XXe siècle, la commune a subi fortement le dépeuplement des campagnes. La population a à nouveau augmenté à partir des années 1980, avec l'installation de villas. La plupart des habitants travaillent à l'extérieur, beaucoup à Annonay ou à Davézieux, mais quelques-uns aussi jusqu'à Saint-Étienne, Valence ou Lyon. La commune bénéficie en effet de la proximité des routes de la Vallée. Mais la limitation des périmètres constructibles devrait sans doute freiner ce développement[1].
Enseignement

Rattachée à l'académie de Grenoble, la commune compte une classe unique CE1-CM2 en partenariat avec la commune voisine de Bogy, qui accueille les maternelles et CP.
Associations
- La commune ne compte que quelques associations purement communales : chasseurs, Union des Jeunes, club du 3e âge, cours de gymnastique, mais au moins une très active « Association Animation Village ».
- Beaucoup d'autres activités ou services sont intercommunaux : écoles et centre d'incendie avec Bogy, loisirs enfants avec Peaugres, école de musique départementale, et services divers au sein de la communauté Vivarhône[1].
L'« Association Animation Village »

Depuis 22 ans, l'« Association Animation Village » organise des rendez-vous festifs réguliers au long de l'année. En janvier, c'est une soirée spectacle autour de la galette. En février, c'est le carnaval des écoliers de Colombier et de Bogy. En mars, c'est la March'à pied, qui rassemble entre 600 et 1 000 marcheurs. Fin mai, c'est la Fête des classes de l'année : les classards font le tour de la commune sur un char décoré au thème qu'ils ont choisi, avant de s'attabler pour un grand dîner dans la salle communale. En juin, l'accueil de l'Ardéchoise a été primé par deux fois. En septembre, l'association organise un vide-greniers dans le parc du château, et parfois aussi une sortie dans la région[1].
Manifestations culturelles et festivités
- la March'apied fin mars
- Fêtes des classes en mai
- Accueil de l'Ardéchoise en juin
- Vide-greniers au château en octobre[1]
Médias
La commune est située dans l'aire de distribution de deux organes de presse régionaux :
- L'Hebdo de l'Ardèche est un journal hebdomadaire français basé à Valence. Il couvre l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
- Le Dauphiné libéré est un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition d'Annonay.




