Comagena
Fort auxiliaire romain
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Comagena est un ancien fort de cavalerie romain dont le site archéologique se trouve sur le territoire de la commune de Tulln an der Donau, dans la Basse-Autriche, en Autriche[1],[2].
| Période d'activité |
fin du Ier siècle au Ve siècle |
|---|---|
| Localité moderne | |
| Unité présente | |
| Dimension du fort |
4,20 ha |
| Coordonnées |
d’identification1608
Comagena *
| |
| Coordonnées | 48° 19′ 59″ nord, 16° 03′ 24″ est |
|---|---|
| Subdivision | Frontiers of the Roman Empire – The Danube Limes |
| Numéro d’identification |
1608 |
| Année d’inscription | (44e session) |
| Type | Culturel |
| Critères | ii, iii, iv |
| * Descriptif officiel UNESCO ** Classification UNESCO |
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| modifier |
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Il se trouvait dans la partie autrichienne du Limes (norique (de)), au nord-ouest de Vindobona en Pannonie supérieure. Particulièrtement exposé, il était utilisé par la cavalerie (unité d'Ala) qui contrôlait un gué d'importance militaire sur le Danube.
Historique

Le fort fut construit sous l'empereur Domitien (81-96). Ce premier fort en bois et en terre fut érigé sur un terrain défriché par le feu, probablement par l'Ala I Commagenorum (de), transféré de Commagène, en Anatoli, à la frontière du Danube. Le fort était doté d'un mur de parement en briques de terre crue séchées au soleil et fut au moins partiellement réparé durant ses quelque trente années d'utilisation.
La transformation des fortifications en bois et en terre en une fortification en pierre eut lieu sous le règne de l'empereur Trajan (98-117). On soupçonne d'importantes destructions durant les guerres marcomanes, mais aucune preuve ne le confirme. Entre 337 et 371, entre les règnes de Constance II et Valentinien Ier, une dernière rénovation complète du camp fut entreprise.
À la fin du IVe siècle, le camp fut en grande partie occupé par la population civile et n'était plus défendu que par une garnison considérablement réduite. Le camp fut abandonné après les campagnes de Rugie et probablement déserté par la population romanisée suite à l'ordre de réinstallation d'Odoacre (probablement vers 488).
Des fouilles archéologiques à l’ouest et au sud du fort ont mis au jour les vestiges d’au moins deux vicus et trois cimetières.