Combat de Douch

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Date 10 septembre 1943
Lieu hameau de Douch (village de Rosis)
Issue échec allemand
combat de Douch
(1943)
Description de cette image, également commentée ci-après
Stèle rappelant le combat.
Informations générales
Date 10 septembre 1943
Lieu hameau de Douch (village de Rosis)
Issue échec allemand
Belligérants
Drapeau de la France Maquis Bir Hakeim Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Commandants
Drapeau de la France Christian de Rauquemorel Drapeau de l'Allemagne nazie inconnu
Forces en présence
Drapeau de la France 47 hommes Drapeau de l'Allemagne nazie 400 hommes
Pertes
Drapeau de la France
2 tués
au moins 1 blessé
4 prisonniers (fusillés)
Drapeau de l'Allemagne nazie
8 tués
12 blessés

Seconde guerre mondiale

Batailles

Front de l'ouest

Coordonnées 43° 36′ 40″ nord, 2° 58′ 25″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
combat de Douch (1943)
Géolocalisation sur la carte : Hérault
(Voir situation sur carte : Hérault)
combat de Douch (1943)

Le combat de Douch est un affrontement survenue le entre les 47 hommes du maquis Bir Hakeim et une colonne allemande de 400 hommes, près du hameau de Douch (commune de Rosis), dans L'Hérault. Après un combat d'environ une heure, la grande majorité des maquisards parvinrent à s'échapper.

Ce combat est mentionné dans Mémoires de guerres par Charles de Gaulle qui en parle en ces termes:« Le 10 septembre à Douich (sic) dans l’Aveyron (sic), se déroule un combat en règle qui semble une sorte de signal. Une compagnie allemande est mise en fuite par les nôtres et laisse sur le terrain son capitaine et dix morts »[1].

Jean Capel, fondateur et chef du maquis Bir-Hakeim. Il sera tué à la tête de ses hommes le lors du combat sanglant de La Parade, en Lozère.

Fin , un maquis-école fut installé au hameau de L'Estibi, près de Villefranche-de-Rouergue, composé au départ de 16 étudiants toulousains et encadré par Christian de Rauquemorel, ancien militaire[2]. La formation du maquis a été ordonnée par Jean Capel, alias "Commandant Barot", membre de l'AS, qui travaillait à la création d'un maquis depuis [3]. Le maquis-école prend le nom de "Bir Hakeim", en référence au célèbre fait d'arme des FFL en Libye[2].

Le maquis débute sans armes, mais un coup de main contre les stocks de l'Armée d'armistice permet de mettre la main sur 70 mousquetons et 7000 cartouches[4]. Des coups de mains ultérieurs permettront au maquis de se doter en véhicules, voitures et camions, avec l'essence nécessaire[5].

Fin , des SS s'installent à Villefranche; Barot ordonne aussitôt l'évacuation de l'Estibi. Rauquemorel déplace alors ses hommes et son matériel au plateau de Douch, dans l'Hérault, un lieu plus isolé[6]. Au moment de l'attaque allemande, le camp de Douch abritait 47 hommes[7].

Déroulement

Le matin du , il y avait un épais brouillard sur le plateau de Douch, ce qui permit à une forte colonne allemande de 400 hommes[5], encadrés par des anciens de l'Afrika Korps[1], de s'approcher du camp sans alerter les guetteurs.

À 6h35, les premiers coups de feu éclatent; les Français, surpris aux aurores se battent en short. Les résistants ne peuvent compter que sur leur armement léger, alors que les Allemands, en plus de leur avantage numérique, possèdent des mortiers et des canons légers[5]. Pendant une heure, la fusillade fait rage sans que les Allemands ne parviennent à percer, bloqués par des tirs efficaces ; un capitaine allemand est notamment abattu à vingt mètres du poste de garde[5].

Rauquemorel se rend alors compte que la face nord du camp n'est pas gardée par l'ennemi et que l'on peut donc s'échapper par là. L'encerclement n'était en effet pas complet à cause d'une unité allemande qui s'était perdue dans le brouillard. Le décrochage est ordonné alors que les munitions sont sur le point d'être épuisées. Les Français parviennent presque tous à rompre l'encerclement à l'exception de six, tués ou capturés.

Bilan et suites

Voir aussi

Références

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