Comité islandais des noms
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Comité islandais des noms | |
| Création | 1991 |
|---|---|
| Juridiction | |
| Site web | Sites officiels : (is) island.is/leit-i-mannanafnaskra et (en) island.is/en/search-in-icelandic-names |
| modifier |
|
Le comité islandais des noms (en islandais : Mannanafnanefnd) est un comité qui supervise l'usage des prénoms en Islande. Il tient un registre officiel des prénoms islandais approuvés et régit l'introduction de nouveaux prénoms dans la culture islandaise.
Le Comité des noms a été créé en 1991 pour déterminer si de nouveaux prénoms non utilisés auparavant en Islande se prêtent à une intégration dans la langue et la culture islandaises. Le comité comprend trois membres nommés pour quatre ans, nommés par le ministre de la Justice - un nommé par le Comité de la langue islandaise, un par la Faculté de philosophie de l'université d'Islande et un par la Faculté de droit de l'université[1].
Un prénom qui ne figure pas déjà sur la liste officielle des prénoms approuvés doit être soumis au comité de nommage pour approbation. Un nouveau nom est considéré pour sa compatibilité avec la tradition islandaise et pour la probabilité qu'il puisse causer de l'embarras au porteur. En vertu de l'article 5 de la loi sur les noms personnels, les noms doivent être compatibles avec la grammaire islandaise (dans laquelle tous les noms, y compris les noms propres, ont un genre grammatical et se déclinent de manière ordonnée selon le système de cas de la langue). Les noms doivent également contenir uniquement des lettres apparaissant dans l'alphabet islandais et, à quelques exceptions près, le genre grammatical d'un nom doit, jusqu'en 2019, correspondre au sexe de la personne portant le nom[2]. Le comité estime que le prénom doit refléter de manière non ambigüe le genre de la personne qui le porte (masculin ou féminin)[3].
En 2012, le registre des noms personnels (Mannanafnaskrá) contenait 1 712 prénoms masculins et 1 853 prénoms féminins[4].
En 2019, le parlement islandais a adopté la loi sur l'autonomie de genre (Lög um kynrænt sjálfræði), garantissant le droit des personnes transgenres et intersexuées à l'auto-identification de genre, et reconnaissant dans la loi la non-binarité[5]. À cet effet, les prénoms ne sont plus limités par le genre. De plus, les personnes officiellement enregistrées comme non binaires sont autorisées à utiliser le suffixe neutre -bur (« enfant de »), à la place de -son (« fils de ») ou -dóttir (« fille de »)[6],[7].