Commandos de Provence
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| Commandos de Provence | |
Insigne des Commandos de Provence | |
| Création | 4 septembre 1944 |
|---|---|
| Dissolution | 1er janvier 1945 |
| Pays | |
| Branche | armée de terre |
| Type | infanterie |
| Rôle | infanterie opérations spéciales |
| Garnison | Aix en Provence |
| Devise | Tête haute |
| Guerres | Seconde Guerre Mondiale |
| Commandant historique | commandant de Courson de Villeneuve |
| modifier |
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[1]Le Groupe des Commandos de Provence, est une ancienne unité de l’armée de terre française, créée en et dissoute en afin de constituer le 6e Bataillon de Choc.
- : Commando de Provence
- : devient le 6e Bataillon de Choc
- : devient, avec le 5e Bataillon de Choc, le 2e Bataillon du 1er RICAP qui deviendra par la suite le 2e bataillon parachutiste de choc
[2]Le Groupe de Commandos de Provence est formé, à partir du , par des unités para-militaires de la résistance venant de différents maquis de la Provence, entre autres, Aix-en-Provence, Gardanne, Eguilles, Noves, etc., près de 600 volontaires sont dénombrés pour s'engager dans cette unité[3].Parmi ces candidats se trouvaient des officiers d'active, dont le commandant de Courson de Villeneuve, celui-ci était à la tête d'un maquis et décida de rester avec ses hommes, il prit le commandement du Groupement, secondé par le capitaine de Barberin[2].Le Groupement fut rassemblé à la caserne Miollis, à Aix en Provence, afin de suivre une formation militaire accélérée, jusqu'à la fin . Dans le même temps la structure du Groupement fut réorganisée dans le but de fusionner avec les Commandos d'Afrique, tout en gardant l'appellation Commandos de Provence.
Note : créées en en Algérie, les formations dites de choc, aptes à mener des actions de guérilla ou de commandos et chargées d’apporter leur aide aux organisations de résistance en France, sont regroupées début 1945 en trois groupements de bataillons de choc ou groupements de choc comportant deux bataillons chacun :
- 1er groupement de bataillons de choc commandé par le lieutenant-colonel Gambiez
- le 1er bataillon de choc composé du bataillon de choc (qui prend le numéro 1)
- le 3e bataillon de choc composé des commandos de France
- 2e groupement de bataillons de choc commandé par le commandant Quinche
- le 2e bataillon de choc composé du bataillon Janson de Sailly (ou bataillon de Gayardon)
- le 4e bataillon de choc composé du commando de Cluny
- 3e groupement de bataillons de choc commandé par le lieutenant-colonel Bouvet
- le 5e bataillon de choc composé des commandos d'Afrique
- le 6e bataillon de choc composé des commandos de Provence (dit Commando de COURSON)
Composition
[2]Le Groupe de commandos de Provence est composé de volontaires des différents maquis de la Résistance en Provence.
Seconde Guerre mondiale
[2]Les Commandos de Provence aux ordres du Commandant de Courson de Villeneuve est alors constitué avec l'apport des FFI rassemblés dans la région d’Aix-en-Provence. Il vient renforcer le Groupe de Commandos d’Afrique stationné à Marseille du au .
Le , les Commandos font mouvement vers le Jura et établissent leur cantonnement à Salins-les-Bains, à Marnoz puis à Authoison). Du 16 au ils prennent part aux combats dans les Vosges dans la forêt de Cornimont (La Grosse Pierre, le Brûleux, le Haut de Tomteux).
Après une nouvelle période d'entrainement à Salins-les-Bains, les Commandos de Provence, auprès des Commandos d'Afrique, sont engagés du 18 au dans les combats pour la libération de Belfort :
- 17 au 20 : Chagey – Chalonvillars,
- 20 : prise du fort de Salbert et combats à Cravanche, Belfort, Valdoie,
- 21 : combats du carrefour du Martinet (à l’entrée d’Offemont) et d’Offemont,
- 22 : combats du Bois d’Arsot[4].
En l'unité prend ses cantonnements à Giromagny[5].
Début 1945, l’amalgame des Commandos de Provence et des FFI parisiens du bataillon Désiré se poursuit. Le , le groupe de Commandos d’Afrique forme le 5e bataillon de choc aux ordres du Commandant Ducournau tandis que les Commandos de Provence deviennent le 6e bataillon de choc (Commandant de Courson de Villeneuve). L’ensemble, aux ordres du lieutenant-colonel Bouvet, constitue le 3e Groupement de Choc.
Du au , les Chocs sont engagés en Alsace dans les combats de réduction de la poche de Colmar :
- : attaque de Cernay,
- 25 au : libération de Guebwiller et de Buhl.
De retour à Giromagny le , un détachement s'entraîne sur le Doubs puis sur le Rhône entre le et le , en vue du franchissement du Rhin. L'unité effectue dans la nuit du 17 au un raid de commando dans le secteur de Kembs (va-et-vient sur le Rhin), puis à nouveau, le , dans celui de Nambsheim et de Kembs.
Le groupe de Commandos entre en Allemagne et franchit le Rhin à Kehl et Neuf-Brisach le . Il est engagé dans un nouveau raid le 24 en face d’Istein (60 hommes), puis, le 25, les hommes combattent à Eisenbach et au col de Wieden Eck (Allemagne)[Où ?]. Les 27 et l'unité est impliquée dans le nettoyage des régions de Belchen et du Feldberg, et le dans celui de la région de Schushsen (Allemagne)[Où ?].
Le , le commandant Ducournau prend le commandement du 3e groupement de choc et entame les opérations de démobilisation. Le , le 3e Groupement de choc est dissout et devient le 2e bataillon du 1er RICAP qui deviendra à son tour le 2e bataillon parachutiste de choc.
Traditions
Devise
[2]La devise du Commando de Provence est « TÊTE HAUTE », celle-ci est gravée sur l'insigne de l'Unité.
Insigne
[2]Sous forme de blason avec, en haut, la devise « TÊTE HAUTE » en lettres rouges sur fond de métal ; le reste du blason comporte quatre bandes verticales de couleur rouge sur fond jaune ; en son centre est disposée une croix de Lorraine de couleur métal au centre d'une étoile noire à cinq branches qui est disposée elle-même au centre de la silhouette de la France de couleur métal.
- Insigne de béret
- Insigne de manche
- Insigne de manche
Citations
Chant
Chefs de corps
- 1944 : Commandant de Courson de Villeneuve
- : chef de bataillon Ducournau
- : chef de bataillon Farret
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au bataillon
Personnalités ayant servi au sein du bataillon
- Jean Emile Farjon de Châteaurenard, Médaille de la Résistance par décret du 6 Septembre 1945. Il avait 21 ans.
- Achille louis Deurrieu de Barbentane : il s'engage comme aumônier au 1er spahi dans le groupe Commandos Courson (commandos d'Afrique) le , il est cité à l'ordre de sa brigade le : « il a été un des premiers à entrer à Belfort le , a montré dans les combats des jours suivants autant de courage et de sang-froid, toujours en première ligne, est un exemple pour tous ». Il est démobilisé le . Il est titulaire de la Croix de guerre avec étoile de bronze. Médaille coloniale, agrafe Maroc.
- Sergent Gaillard Jean, né le décédé le , engagé volontaire au Commando de Provence le , démobilisé du 1er RICAP le [6].
- jPaul Gaillardet de Noves
- Albéric Laurent d'Aix-en-Provence, mort à Cernay lors de la bataille dite de la Poche de Colmar[7].


