Les Fusillés (1940-1944)

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Auteursous la direction de
Claude Pennetier
Jean-Pierre Besse
Thomas Pouty
Delphine Leneveu
PaysDrapeau de la France France
Les Fusillés (1940-1944) : dictionnaire biographique des fusillés et exécutés par condamnation et comme otages et guillotinés en France pendant l'Occupation
Auteur sous la direction de
Claude Pennetier
Jean-Pierre Besse
Thomas Pouty
Delphine Leneveu
Pays Drapeau de la France France
Genre dictionnaire, biographie
Éditeur Éditions de l'Atelier
Date de parution 2015
Type de média livre + base internet
Nombre de pages 1952 pages
ISBN 978-2-7082-4318-7

Les Fusillés (1940-1944) (sous-titré Dictionnaire biographique des fusillés et exécutés par condamnation et comme otages et guillotinés en France pendant l'Occupation) est le 77e volume du Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social.

Ce projet prend sa source dans le travail de Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty, coauteurs du livre Les Fusillés, Répression et exécutions pendant l'Occupation (1940-1944) paru en 2006 aux Éditions de l'Atelier[1]. Les deux historiens démontrèrent que sous le terme de « fusillé » existaient en réalité différentes formes de répression :

  • Fusillés condamnés à mort par les tribunaux allemands et italiens, les juridictions d'exception du régime de Vichy, les cours martiales de la Milice.
  • Otages fusillés : victimes de représailles, les autorités allemandes firent de la publicité autour de leurs exécutions pour créer un climat de terreur.
  • Exécutés sommaires : résistants fusillés sans jugement, au moment de leurs arrestations, à la liquidation des prisons, etc.
  • Massacrés : civils fusillés.
  • Morts au combat.

Depuis la parution de leurs travaux, on sait que ce sont environ 4 000 personnes qui ont été fusillées comme otages ou après condamnation à mort par les Allemands ou Italiens. Les chiffres avant cette synthèse allaient de 10 000 à 80 000. Ils confondaient souvent toutes les victimes des forces d’occupation. Ces deux auteurs constataient alors que le décompte des victimes n’était pas encore arrêté et restait l’une des principales lacunes de l’historiographie française.

Jean-Pierre Besse, décédé prématurément en 2012, fut à l'initiative du dictionnaire biographique Les Fusillés (1940-1944). Ce livre est le fruit d'un travail réalisé par 111 auteurs durant huit ans[2]. Il contient 4 425 biographies se répartissant entre 3 287 fusillés par condamnation, 863 otages fusillés, 18 guillotinés après condamnation, 8 suicidés juste avant la fusillade, 120 Alsaciens-Lorrains exécutés par condamnation, 85 suicidés et morts sous la torture, 39 femmes exécutées[3]. Ouvrage socio-historique, ce dictionnaire décrit la diversité des parcours, des idéologies, des engagements, des milieux sociaux et des parcours répressifs des fusillés.

Le livre s'accompagne d'une base internet régulièrement mise à jour et enrichie de biographies d'exécutés sommaires et massacrés. Cette base a pour ambition de poursuivre le travail réalisé sur les fusillés comme otages ou après condamnation pour l'étendre à toutes les victimes de la répression tuées sur le territoire français. Le site "Le Maitron, Dictionnaire biographique, Fusillés, Guillotinés, Exécutés, Massacrés, 1940-1944" rassemble l'ensemble des notices biographiques des victimes de la répression sur le territoire français durant la Seconde Guerre mondiale. Il contient 31000 notices en 2025 et le travail de recensement des victimes et de rédaction des biographies se poursuit. A termes, les responsables du corpus estiment que le nombre de victimes se rapprochera de 40 000. Ceci comprend les résistants morts au combat, exécutés sommaires, morts sous la torture, morts accidentellement en mission, les civils exécutés sommaires, plus l'ensemble des fusillés comme otages ou après condamnation déjà recensés par Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty. Le Maitron des fusillés, nom couramment donné à cette base, est animé par un conseil scientifique et soutenu par l'Association pour un Maitron des Fusillés, Exécutés (PMFE). Les notices sont rédigées bénévolement par des chercheurs, professionnels ou non, respectant la méthodologie historique et en particulier de la citation des sources. Les notices peuvent être accompagnées de portrait des victimes ou de photos des stèles évoquant leur mémoire si ces photos sont libres de droits. Pour les victimes fusillées après condamnation ou après des rafles en représailles, si les auteurs disposent de leur dernière lettre à leur proche, celle-ci est mise en ligne. Chaque notice est ensuite validée par un modérateur habilité et se voit attribuée un certain nombre de balises d'indexations pour faciliter l'identification des victimes selon plusieurs critères : département de décès, causes de décès, formations causes du décès (Gestapo, armée allemande, Milice, français de la Gestapo, etc.), pays de naissance, mouvement d'appartenance à la Résistance, secteur professionnel de la victime, etc. En plus des notices biographiques, la base propose des "monographies de lieux de massacres", articles présentant la liste des victimes et les circonstances de leur mort dès lors qu'au moins cinq personnes ont été tuées dans les mêmes circonstances en un même lieu. L'ensemble des notices de la base Maitron des fusillés est également consultable sur la base du Maitron Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social.

Auteurs

Références

Annexes

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