Commission Juncker
commission européenne de 2014 à 2019
From Wikipedia, the free encyclopedia
La commission Juncker est la commission européenne qui prend ses fonctions le . Elle est présidée par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, membre du Parti populaire européen (PPE), assisté par son premier vice-président, le Néerlandais Frans Timmermans, membre du Parti socialiste européen (PSE). Elle remet ses fonctions le .
Federica Mogherini
Kristalina Gueorguieva
Andrus Ansip
Maroš Šefčovič
Valdis Dombrovskis
Jyrki Katainen
| Commission Juncker | ||||||||
Jean-Claude Juncker en 2014. | ||||||||
| Type d’organe | Union européenne | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Présidence | Jean-Claude Juncker (PPE) | |||||||
| Vice-présidences | Frans Timmermans Federica Mogherini Kristalina Gueorguieva Andrus Ansip Maroš Šefčovič Valdis Dombrovskis Jyrki Katainen |
|||||||
| Début | ||||||||
| Fin | ||||||||
| Durée | 5 ans, 29 jours | |||||||
| Partis |
|
|||||||
| Parlement | ||||||||
| Commissaires | 28 | |||||||
| Femmes | 8 | |||||||
| Hommes | 20 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
| ||||||||
| modifier |
||||||||
Formation
Choix du président
En tant que tête de liste du PPE, Jean-Claude Juncker intervient dans des débats au cours de l'élection européenne. Le débat présidentiel du 15 mai 2014 est retransmis dans tous les pays de l'Union européenne en direct[1]. Le conservateur luxembourgeois Jean-Claude Juncker fait face au social-démocrate allemand Martin Schulz, au libéral belge Guy Verhofstadt, à l'écologiste allemande Ska Keller et au représentant de la gauche radicale, le Grec Aléxis Tsípras. Ce débat leur permet de se faire connaître du grand public, à l'échelle européenne[1].
Lors du débat du 15 mai, Jean-Claude Juncker insiste sur le besoin redresser les comptes publics et se déclare favorable à un salaire minimum européen[2]. Dans un contexte d'austérité il refuse le terme d'austérité et dénonce l'excès de dette tout en affirmant son engagement passé pour la Grèce[3].
Président

Le , les dirigeants européens choisissent l'ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker pour être le nouveau président de la Commission européenne[4]. Jean-Claude Juncker a reçu le soutien de la plupart des dirigeants, seuls le Premier ministre britannique David Cameron et son homologue hongrois Viktor Orbán sont opposés à la nomination de ce dernier.
Le , le choix de Jean-Claude Juncker est ratifié par le Parlement européen avec 422 voix pour, contre 250, 47 abstentions et 10 bulletins nuls. L'ancien Premier ministre luxembourgeois devait obtenir une majorité qualifiée de la moitié des députés européens, soit au moins 376 sur 751.
Commissaires européens
Le suivant, Jean-Claude Juncker affirme que le prochain commissaire européen chargé de l'Économie serait très probablement un social-démocrate ou un socialiste[5].
Un nouveau sommet des dirigeants européens a lieu le pour désigner à l'unanimité le nouveau chef de la diplomatie européenne et le nouveau vice-président de la Commission européenne. Les dirigeants doivent également choisir un successeur au belge Herman Van Rompuy pour présider le Conseil européen. Lors du sommet consacré à la question, n'arrivant pas à se mettre d'accord, les dirigeants des 28 pays-membres décident de se retrouver le suivant pour un nouveau sommet avec, cette fois-ci, l'obligation de s'entendre.
La composition de la commission est annoncée par Jean-Claude Juncker le 10 septembre 2014[6]. Le Parlement européen auditionne ensuite chaque candidat puis vote sur l'ensemble de la composition (voir les nominations).
Le 8 octobre 2014, le Parlement européen refuse la candidature d'Alenka Bratušek, proposée à la vice présidence, chargée de l'Énergie, à la suite d'une audition jugée décevante[7]. Le portefeuille de l'Énergie est finalement attribué au Slovaque Maroš Šefčovič ; la nouvelle candidate slovène, Violeta Bulc, récupérant les Transports.
Le candidat français, Pierre Moscovici, suscitait des doutes, les eurodéputés allemands lui reprochant, pour un candidat au poste des Finances, de n'avoir pas réussi à appliquer ces mesures dans son pays quand il y était ministre[8]. De la même façon, le candidat espagnol, Miguel Arias Cañete, proposé pour le poste à l'action pour le climat, était aussi critiqué par un collectif de députés européens qui lui reprochaient ses liens avec l'industrie pétrolière[9]. De fait, les sorts du socialiste Moscovici et du conservateur Cañete se sont trouvés liés. Les députés des deux bords ayant décidé de n'accorder leur soutien au candidat de l'autre camp qu'à condition que le leur soit accepté[10].
Le Hongrois Tibor Navracsics, qui avait été ministre de Viktor Orbán au moment du passage de lois controversées concernant la justice et les médias, ne garde finalement pas le portefeuille de la citoyenneté[11], finalement confiée au Grec Dimítris Avramópoulos.
La commission est finalement investie le 22 octobre 2014, par 423 voix pour sur 699 votants[12].
Collège des commissaires
Composition finale
- Au
Affiliation politique
| Affiliation | Commissaires | |
|---|---|---|
| Parti populaire européen (PPE) | 14 | |
| Parti socialiste européen (PSE) | 8 | |
| Libéraux (ALDE) | 5 | |
| Sans étiquette | 1 | |
Anciens membres
| Portefeuilles ou titre | État membre | Commissaire | Parti politique | Fin de mandat | Raisons | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Stabilité financière, Services financiers et Union du marché des capitaux | Jonathan Hill[31] | Européen : ACRE | Désaccord sur la décision du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne | |||
| National : Conservateur | ||||||
| Vice-présidente, chargée du Budget et des Ressources humaines | Kristalina Georgieva[17] | Européen : PPE | Nomination comme directrice générale de la Banque mondiale | |||
| National : GERB | ||||||
| Vice-président, chargé du Marché unique numérique | Andrus Ansip[16] | Européen : ALDE | Élu député européen | |||
| National : REF | ||||||
| Politique régionale | Corina Crețu | Européen : PDE | Élu députée européenne | |||
| National : PRO | ||||||
Organisation par projet
La Commission est composée du collège des commissaires qui compte 28 membres et travaille autour de sept grands projets directeurs autour desquels sont structurés les politiques menées par l'Union européenne et ses partenaires intérieurs et extérieurs (États membres, États candidats, partenaires nationaux et internationaux, ONG, etc.)[32] :
- Emploi, croissance, investissement et compétitivité
- Marché unique numérique
- Union de l'énergie
- Euro et dialogue social
- Amélioration de la réglementation et affaires interinstitutionnelles
- Budget et ressources humaines
- L'Europe dans le monde