Communauté patrimoniale
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Une communauté patrimoniale se compose de personnes qui attachent de la valeur à des aspects spécifiques du patrimoine culturel qu’elles souhaitent, dans le cadre de l’action publique, maintenir et transmettre aux générations futures[1]. Cette définition est celle adoptée par la convention cadre du Conseil de l'Europe sur la valeur du patrimoine pour la société, dite Convention de Faro, adoptée en 2005 et entrée en vigueur en 2011.
Une communauté patrimoniale se définit elle-même par son attachement à un patrimoine qu'elle souhaite transmettre en interaction avec d’autres dans le cadre de l'action publique[2]. Elle est à géométrie variable, n'est pas figée et résulte d’un intérêt commun comme par exemple pour la pratique d’une langue ou d’une religion, le partage de valeurs humanistes, l'attachement à un passé assumé ensemble ou une prédilection pour l’archéologie[3].
Elle est un cadre d'exercise du droit au patrimoine culturel tel que reconnu par l'article premier de la Convention de Faro comme inhérent au droit de participer à la vie culturelle tel que défini dans la Déclaration universelle des droits de l’homme[1],[4].
Réseau européen de la Convention de Faro
À la suite de l'entrée en vigueur de la Convention de Faro en juin 2011, le Conseil de l'Europe anime des Plans d'action d'action de la Convention de Faro biannuels concernant la promotion, l''interprétation et l'application de la Convention de Faro en coopération avec le Réseau européen de la Convention de Faro qui réunit des communautés patrimoniales de différents États membres[5],[6].
Les communautés patrimoniales intéressées à rejoindre ce réseau européen sont invitées à se livrer à un exercice d’auto-évaluation fondé sur les principes et critères de la Convention de Faro[7]. Les membres du réseau en France sont la coopérative d'habitants Hôtel du Nord à Marseille et la plateforme coopérative Les oiseaux de passage à Poitiers[8].
