Communisme municipal
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le communisme municipal est un terme mélioratif utilisé en France à l'apogée des Trente Glorieuses dans les années 1950-1960 pour désigner une politique des élus du Parti communiste français axée sur l'école, la culture et la progression sociale des classes populaires.
Cette politique sociale de proximité visait à « changer la vie » et contribuait au bien-être des classes populaires. Elle s'appuyait notamment sur les équipements collectifs pour donner accès à tous aux soins médicaux, aux loisirs et à la culture : création de théâtres, de colonies de vacances, et de centres de santé municipaux. « Du portage de repas à domicile des anciens à l’accès gratuit aux services de généralistes et de spécialistes (dentistes, ORL, gastro-entérologues…) dans les centres de santé, le communisme municipal a souvent été pionnier », écrit La gazette des communes. La gratuité et les prix bas sont constamment favorisés, notamment en matière de transport et dans les cantines scolaires[1].
Les élus du PCF mettant en place ces politiques sociales étaient eux-mêmes issus en majorité de la classe ouvrière. À l’instar de Marcelin Berthelot à Saint-Denis, ils vivaient en HLM, au milieu des travailleurs. « Les maires ressemblaient à leur électorat, ce qui faisait la fierté des populations », évoque l'historien Emmanuel Bellanger[1].

