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Compagnie électro-mécanique

ancienne entreprise française d'électrotechnique From Wikipedia, the free encyclopedia

La Compagnie Électro-Mécanique[4],[5] (CEM) était une entreprise française d'électrotechnique. Elle est reprise par Alsthom en 1983.

CréationVoir et modifier les données sur Wikidata
Disparition1983 : rachat par Alsthom
Forme juridiqueSociété anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Création, Disparition ...
Compagnie Électro-Mécanique
Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Disparition 1983 : rachat par Alsthom
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Actionnaires Brown, Boveri & CieVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Fabrication de moteurs et de turbines, à l'exception des moteurs d'avions, de véhicules automobiles et de motocycles (d)[2], Fabrication de moteurs, de génératrices et de transformateurs électriques (d)[2] et industrie électrique (d)[3]Voir et modifier les données sur Wikidata
Produits LocomotiveVoir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Brown, Boveri & Cie
SIREN 552098824Voir et modifier les données sur Wikidata
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Origine

Fondée en 1885[5], basée à Paris, Le Havre (usine construite en 1895, rachetée à Westinghouse par CEM en 1920)[6],[7],[8], Le Bourget (1903)[9],[10], Nancy (1967), Dijon[11], Lyon (1907)[12], Villeurbanne, etc., la société était une filiale de l'entreprise suisse Brown, Boveri & Cie (BBC)[13], qui devient, en 1988, Asea Brown Boveri (ABB), par fusion avec le concurrent suédois ASEA.

En 1900, Brown Boveri confie à un de ses jeunes ingénieurs, Paul Desombre, centralien (promotion 1894)[14], la direction de sa filiale française Compagnie Électro-Mécanique[5],[14], ce qui marque le début de l'essor de l'entreprise. Il reste à sa tête de 1900 à 1940[5].

Son siège social était situé au 12, rue Portalis et au 37, rue du Rocher, à Paris (8e).

Domaines d'activité

La Compagnie Électro-Mécanique produisait des machines électriques[15] (machines à courant continu, machines synchrones et asynchrones), des générateurs, des transformateurs, des turbines, du matériel roulant ferroviaire[16],[17],[18], de l'appareillage électrique, des équipements et installations d'électronique de puissance, etc.

La CEM était également partie prenante dans la recherche scientifique, par exemple en relation avec des institutions gouvernementales comme la Délégation générale à la recherche scientifique et technique (DGRST)[19],[20].

Les turbines du paquebot France étaient de construction CEM (CEM-Parsons de 160 000 ch).

En 1977, l'effectif de la CEM était de 11 000 personnes dont 1 000 ingénieurs. Le chiffre d'affaires était de 2 milliards de francs dont environ 25 % à l'exportation. Les moyens de production étaient répartis sur 12 usines en France et 16 ateliers de réparation (REPELEC). Le réseau commercial était constitué d'une trentaine d'agences en France et d'environ 190 bureaux de vente dans le monde[21].

Reprise par Alsthom

En 1977, au plus fort du programme français de développement de l'énergie nucléaire, BBC cède la branche électronucléaire de CEM à Alsthom qui reprend l'usine du Bourget[9], spécialisée dans la production des grosses turbines à vapeur et des gros alternateurs équipant les centrales nucléaires[22],[23].

La reprise par Alsthom[24] s'achève en 1983[22], lorsque BBC vend la plus grande partie des activités restantes de CEM. Une petite partie, l'appareillage électrique et les petits moteurs électriques fabriqués à Lyon, ainsi que quelques activités commerciales et d'Ingénierie, restent au sein de BBC.

Direction

De 1971 à 1983, le président-directeur général de l'entreprise était Roland Koch[25].

Implantations industrielles

Selon le répertoire du Groupe BBC Brown Boveri de [26].

Notes et références

Bibliographie

Annexes

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