Rue du Rocher
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8e arrt Rue du Rocher
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 8e | ||
| Quartier | Europe | ||
| Début | Rue Pasquier Rue de Rome |
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| Fin | Place Prosper-Goubaux | ||
| Voies desservies | Rue Joseph-Sansbœuf Rue de Laborde Rue de Vienne Rue de la Bienfaisance Impasse Dany Rue Portalis Rue de Madrid Rue d'Édimbourg Rue de Naples Rue Larribe Rue de Monceau Rue de Constantinople |
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| Morphologie | |||
| Longueur | 805 m | ||
| Largeur | 18 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1816 | ||
| Ancien nom | Rue des Errancis | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 8268 | ||
| DGI | 8291 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 8e arrondissement de Paris
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La rue du Rocher est une voie du 8e arrondissement de Paris.
Elle commence 43, rue Pasquier et 15, rue de Rome et se termine 1, place Prosper-Goubaux.
Le quartier est desservi, du nord au sud, par plusieurs lignes de métro :
- lignes 2 et 3 à la station Villiers,
- ligne 3 à la station Europe,
- ligne 9 à la station Saint-Augustin,
- lignes 3, 12, 13 et 14 à la station Saint-Lazare.
Plusieurs lignes de RER à proximité :
Plusieurs lignes de Transilien à proximité : J et L à la gare de Paris-Saint-Lazare.
Origine du nom
Historique
La rue du Rocher a une très ancienne origine puisqu'elle suit le tracé d'une vieille voie romaine. C'était la route du pèlerinage d'Argenteuil[2].
Mentionnée sur le plan de Jouvin de Rochefort (1672), elle n'était encore qu'un chemin en 1734[3]. Sur le plan d'Edme Verniquet, la partie comprise entre la rue Saint-Lazare et la rue de la Bienfaisance est déjà désignée sous le nom de « rue du Rocher[3] ». La partie située entre la rue de la Bienfaisance et le boulevard de Courcelles figure sous le nom de « rue des Errancis ». Celle-ci suit le tracé de l'ancien « chemin des Errancis » (errancis est tiré d'un lieu-dit de ce nom qui signifiait « les estropiés »).

Vers le haut de la rue, entre l'enceinte des Fermiers généraux, dont le tracé est aujourd'hui marqué par le boulevard de Courcelles, et la rue de Valois-du-Roule (aujourd'hui rue de Monceau), un terrain vague s'étendait, à la fin du XVIIIe siècle, de la rue du Rocher jusqu'à la folie de Chartres (parc Monceau). Sous le nom de cimetière des Errancis, il servit, en 1794, de lieu d'inhumation ordinaire du 5 au 25 mars, puis de lieu d'inhumation pour certaines victimes de la Révolution française du au 10 juin. Un bal s'y installa au début du XIXe siècle jusqu'à ce que la prolongation de la rue de Miromesnil et le percement du boulevard Malesherbes viennent morceler le terrain[4].

Le sud de la rue du Rocher était, au XVIIIe siècle, le centre du quartier maraicher de la Petite-Pologne, qui deviendra un bidonville au XIXe siècle. La rue fut ouverte dans ce quartier en vertu d'une décision ministérielle du qui en fixa la largeur à 10 mètres et réunit la rue du Rocher et la rue des Errancis en une seule voie. Puis, dans le cadre de l'aménagement du quartier de l'Europe, l'ordonnance royale du prescrivit à Jonas-Philip Hagerman et Sylvain Mignon de fournir le terrain nécessaire à l'élargissement à 12 mètres de la rue du Rocher entre la rue de la Bienfaisance et la barrière de Monceau (boulevard de Courcelles)[3].
Le quartier possédait, autrefois, plusieurs moulins[1] :
- moulin de la Marmite : à l'emplacement de l'angle de la rue du Rocher et de la rue de Madrid ;
- moulin des Prunes : en face, sur la rue du Rocher ;
- moulin Boute-à-Feu, ou Boute-à-fin, ou Boute-à-foin : plus bas à gauche, vers le no 37. Il était situé jusqu’en 1667 sur la butte Saint-Roch ;
- moulin des Prés : à l'emplacement du chevet de l'église Saint-Augustin[5].
En 1871, la rue était encore suffisamment populaire pour accueillir au moins une dizaine de communards (source dictionnaire Le Maitron) dont le journaliste Odilon Delimal à l'ex-numéro 59, actuel 53.
Le 11 octobre 1914, durant la première Guerre mondiale, le no 20 rue du Rocher est touché lors d'un raid effectué par des avions allemands[6].


