Cette société est fondée et opérée par Augustin Pouyer-Quertier, un ancien ministre et industriel normand du coton, qui détient alors un millier d’actions d’une valeur de 500 francs chacune[3]. Elle dépose un nouveau câble en 1879 au départ de la station de Brest-Déolen en Locmaria-Plouzané (Finistère), avec une extension en 1880 de Déolen à Porthcurnow (Cornouailles)[2], pour récupérer le trafic venant de Londres, ce qui irrite les concurrents présents sur le lien Londres-Amérique. Le câble de 1879 est utilisé jusqu'en 1929 celui de 1880 jusqu'en 1962.
La société se heurte à un «cartel du câble» anglo-saxon et affronte une guerre des tarifs qui la met en faillite en seulement 18 mois. Pour sortir de cette compétition frontale, la société signa un accord de partage du marché avec l’Anglo-American Telegraph Company, filiale de la Western Union américaine. Elle doit accepter une limitation de son offre à 16% du marché transatlantique et deviendra ensuite une associée de la Commercial Cable Company fondée en 1882 par John William Mackay et James Gordon Bennett[4]. Les journaux de ce dernier avaient été les premiers, des deux côtés de l’Atlantique, à bénéficier d'un lien direct entre les deux capitales, court-circuitant le réseau Reuters qui passe par Londres. En 1886, le gouvernement français estime que l’accord qui a été trouvé ne respecte pas les bases fixées en 1879[5].
En 1895, la Compagnie française du télégraphe de Paris à New-York accepte son absorption par la Société française des télégraphes sous-marins fondée en 1888, et qui assure alors les liaisons Antilles-Venezuela et Nouvelle-Calédonie-Australie, pour se fondre dans la Compagnie française des câbles télégraphiques (CFCT), qui cessa ses activités transatlantiques en 1945 au profit de la Compagnie des câbles sud-américains. La Compagnie française des câbles télégraphiques (CFCT) avait été créée le et devait assurer son développement par la pose d’un nouveau câble transatlantique[6].
↑Michaël Palmer, Des petits journaux aux grandes agences: naissance du journalisme moderne, 1863-1914, Paris, éditions Aubier, , p.155
12L'État et les télécommunications en France et à l'étranger, 1837-1987: actes du colloque, par Alain Kyberd, École pratique des hautes études (France). Section des sciences historiques et philologiques, page 123 – 1991-
↑Pascal Griset, «Il y a un siècle: valorisation boursière d’une entreprise de télécommunications transatlantiques», Flux, (lire en ligne, consulté le )