Comté d'Herbauges

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Statut Comté (au sein du royaume d'Aquitaine puis du duché d'Aquitaine)
Début du IXesiècle Création du comté d'Herbauges par l'empereur Louis le Pieux
Comté d'Herbauges
Description de cette image, également commentée ci-après
Le comté d'Herbauges au début du IXe siècle
Informations générales
Statut Comté (au sein du royaume d'Aquitaine puis du duché d'Aquitaine)
Capitale Abbaye Saint-Philbert de Noirmoutier
Langue(s) Ancien occitan
Histoire et événements
Début du IXe siècle Création du comté d'Herbauges par l'empereur Louis le Pieux
844 Renaud d'Herbauges devient également comte de Nantes
851 Annexion du comté de Nantes et de la viguerie de Retz par le royaume de Bretagne
885 Mort du comte Raino et disparition du Comté
942 Intégration des pays d'Herbauges de Tiffauges et des Mauges au duché de Bretagne
Comtes
Vers 800-843 Renaud d'Herbauges
843-844 Hervé d'Herbauges
844-885 Ragenold (dit Raino) d'Herbauges

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le comté d'Herbauges est une principauté[1] créée par Louis le Pieux[2] à partir des pagi d'Herbauges, de Tiffauges et des Mauges[2], alors situés à l'ouest du comté du Poitou (Bas-Poitou, actuelle Vendée) afin de lutter efficacement contre la menace normande et l'avancée bretonne. Les comtes d'Herbauges étaient originaires d'Aquitaine[1] mais exerçaient aussi leur souveraineté sur Nantes et son comté avant que ceux-ci ne passent sous domination bretonne au milieu du IXe siècle[3].

Le comté d'Herbauges était dirigé depuis le château d'Hério, situé sur l'île de Noirmoutier.

Localisation

Bas-Poitou et Haut-Poitou

Le comté d'Herbauges s'étendait depuis le littoral charentais au sud, jusqu'à l'estuaire de la Loire au nord[1]. Il recouvrait l'actuel pays de Retz, les Mauges à l'intérieur des terres[2], ainsi qu'une grande partie de l'actuelle Vendée (qui correspondait à l'époque au Bas-Poitou) depuis les îles côtières de Noirmoutier et de Bouin, jusqu'à Tiffauges et la vallée de Clisson à l'est. Au sud, il comprenait Luçon et s'étendait jusqu'aux marais au nord du territoire des comtes d'Angoulême[1].

Circonscriptions

Le comté se composait de 3 circonscriptions[1].

Toponymie

Michel Kervarec relève le toponyme « Herbonne », nom d'une île, cité dans un texte du XVIIe siècle sous la forme « Derbonne ». Il l'interprète comme un composé Arb-onna (la rivière de Arb) et estime que ce préfixe Arb est aussi présent dans Herbauges, désignant à la fois un territoire au sud de la Loire et son chef-lieu de localisation incertaine[4].

La plus ancienne mention de Herbauges (territoire) se trouve dans Grégoire de Tours : « Vicus est in Erbatilico, nomine Becciacum,... » (« il y a un village en Herbauge, du nom de Bessay... ») ; Bessay se trouvant sur la rive sud du Lay, cela permet de situer la limite sud de l'Herbauge à la vallée (entière) du Lay, ce que confirme la présence du lieu-dit Ingrandes (commune de la Réorthe)[4].

Michel Kervarec analyse Erbatilicum comme dérivant de *Arb-basilica (la basilique de Arb). Considérant que des fouilles sous l'abbatiale de Saint-Philbert ont révélé une bâtisse du IIe siècle comportant une basilique, il estime que la ville d'Herbauges correspond à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (appelé anciennement Deas avant l'arrivée des moines de Noirmoutier au IXe siècle fuyant justement les raids vikings). Le nom Deas conserve la trace d'un ancien culte païen, voué à une divinité féminine, qui aurait localement le surnom de Arb, probablement personnification du lac de Grand-Lieu ; cette divinité gauloise serait Belisama, assimilée par les Romains à Minerve[4].

Histoire

Notes et références

Annexes

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