Concile d'Anse (1025)

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Débutv. 1025
LieuAnse
Nombre d'éveques3 archevêques
9 évêques
Concile d'Anse
Informations générales
Début v. 1025
Lieu Anse
Organisation et participation
Nombre d'éveques 3 archevêques
9 évêques
Liste des conciles

Le concile d'Anse, dit Second voire parfois 3e concile d'Anse, est une assemblée provinciale qui se serait tenue dans la ville d'Anse, près de Lyon, vers 1025, peut être un . Un serment, dit Paix en Viennois aurait été prononcé au cours de ce synode. Son existence est remise en cause.

Le synode provincial réunit les prélats de Bourgogne, issus des provinces ecclésiastiques de Lyon et de Vienne[1], dans l'église Saint-Romain d'Anse[2],[3],[4]. La tradition, et notamment Georges de Manteyer (1904), considère que le concile s'est déroulée en 1025, probablement date du est communément avancée[5],[6].

La connaissance de ce concile repose sur cartulaire de l'église Saint-Vincent de Mâcon[5]. Manteyer s'est interrogé sur la confusion avec le premier concile d'Anse qui s'est tenu en 994, dans la mesure où certaines similitudes sont relevées comme le lieu, le même nombre de présents, des noms correspondant au même diocèse, trente ans après[5]. Toutefois, il considère que cette source différente et des noms différents, en font deux évènements distincts[5].

Le médiéviste Laurent Ripart (2008) remet en cause son existence : « Outre le fait que cette analyse est fondée sur un tissu de déductions qui ne résiste pas à la critique, il convient surtout de souligner que le deuxième concile d'Anse de 1025 n'a certainement jamais existé. »[7]

Le déroulement de ce synode ainsi que les présents sont connus notamment à partir d'une notice de la seconde moitié du XIIe siècle[7], qui reconnaît les droits de l'évêque de Mâcon[1].

Signataires

Auraient participé à ce concile[1],[4] :

Province ecclésiastique de Lyon
Province ecclésiastique de Vienne

Comme relevé, les noms semblent quasiment identiques à ceux ayant participé au concile d'Anse de 994[7], soit trente ans plus tôt. Cependant, certaines incohérences peuvent être relevées notamment dans les noms présents. Ainsi Amizon, archevêque de Tarentaise, n'est plus sur le siège métropolitain, de même qu'Anselme d'Aoste, qui a été remplacé par Burcard[7].

Déroulement

Selon la tradition, ce concile s'inscrit dans la série plus large des assemblées ecclésiastiques visant à mettre en place la paix de Dieu[5]. Il se place dans la lignée de celui de 994, mais en s'inspirant, selon Manteyer, d'assemblées plus récentes comme Beauvais (1023) ou encore Héry (1024)[5]. On trouve d'ailleurs des similitudes dans la rédaction, notamment avec le serment de Beauvais[5].

Au cours de cette assemblée, Gauslin, évêque de Macon, se plaint de Burchard de Vienne, à cause de l'ordination de moines de Cluny, dont l'abbaye relève pourtant de l'Église de Mâcon[2],[5],[6]. L'abbé de Cluny, Odilon, apporte en démonstration un privilège obtenu de Rome par lequel il peut faire appel à l'évêque de son choix pour les ordinations[3],[4]. Cependant, au cours des discussions, il est rappelé que depuis le concile de Chalcédoine (451), les abbés sont soumis à l'autorité de l'évêque dont il dépend[3],[4]. L'archevêque Burchard doit s'excuser et promet de fournir chaque année l'abbaye en huile d'olives pour la confection du saint-chrême[3],[6].

Serment dit de Paix en Viennois

Notes et références

Annexes

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