Concile de Lombers
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L'assemblée de Lombers, connue à tort comme "concile", est une rencontre théologique entre des représentants de l'Église catholique et des chrétiens évangélistes qui se désignaient comme "bons hommes", lesquels furent déclarés hérétiques et condamnés comme tels à l'issue de l'événement. Elle eut lieu au bourg fortifié de Lombers en 1165.
Au cours du XIIe siècle, le catharisme se développe sur les terres du Languedoc. Il est perçu comme une réaction aux excès de la hiérarchie catholique et à l'anticléricalisme ambiant. Il est soutenu par la noblesse locale indisposée par le pouvoir croissant de l'Église catholique.
Le mouvement est d'abord perçu comme une déviance de la Foi chrétienne, dont il importe de ramener les brebis égarées dans le giron catholique. Le concile de Lombers est organisé dans le but de discuter les termes d'une réconciliation.
Déroulement du concile
Protagonistes
Les envoyés du pape sont sous la tutelle de l'archevêque de Narbonne, Pons d'Arsac. Il s'agit des évêques de Nîmes, Aldebert d'Uzès, d'Albi, Guillaume IV de Pierre, de Lodève, Gaucelin de Raymond de Montpeyroux, et de Toulouse, Géraud de La Barthe et des abbés de Castres et de Saint-Pons. On trouve aussi l'abbé d'Ardorel, Pierre I[1].
Le vicomte Raimond Ier Trencavel et la comtesse de Toulouse Constance de France, épouse de Raymond V (VII)[note 1] assistent aux débats en tant que seigneurs locaux majeurs, avec Sicard V vicomte de Lautrec, seigneur des lieux.
La contradiction côté cathare est apportée par un parfait nommé Olivier[2].
Déroulement
Les prélats entendent les arguments du cathare. Ce dernier souhaite les convaincre que leur religion est chrétienne et qu'ils ne sont que des catholiques un peu différents, notamment plus austères[3]. Mais les débats montrent que les cathares ont une grande connaissance de la Bible et ils dénoncent la hiérarchie cléricale comme ayant trahi le message du Christ et les compare aux Pharisiens de son époque[a 1]
Les protagonistes arrivent à la conclusion que leurs points de vue sont irréconciliables.